L’indispensable mobilisation contre le génocide à Gaza

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Ce samedi 14 décembre 2024, ce sont à nouveau 150 Angevin·e·s qui se sont rassemblé·e·s place Mondain Chalouineau pour dire NON au génocide du peuple de Gaza, NON à l’impunité de Netanyahou et de sa clique d’extrême droite, NON à la complicité des États impérialistes occidentaux, et notamment de la France de Macron. Et la plupart et d’autres encore seront toujours là vendredi 20 décembre à 18h, devant la mairie, pour le 60e rassemblement suivi d’un défilé avec flambeaux par le Bd Foch, rue d’Alsace, Ralliement, rue St Laud, puis d’un rassemblement place Mondain-Chanlouineau avant dispersion.

Même si les fêtes du solstice d’hiver accaparent les esprits, même si la plupart des journaux ne répercutent qu’à la marge les massacres de civils et les assassinats de journalistes ou de médecins perpétrés par l’armée qui s’autoproclame « la plus morale du monde » (que sont donc les autres !), le soutien angevin au peuple palestinien ne s’éteint pas. Un soutien malheureusement endeuillé par l’horreur des massacres quotidiens. Lors de ce 59e rassemblement hebdomadaire de solidarité avec la population de Gaza victime de la guerre d’épuration ethnique menée par l’État d’Israël, il a été longuement question du rapport d’Amnesty International intitulé « On a l’impression d’être des sous-humains ». Le génocide des palestiniens et palestiniennes commis par Israël à Gaza – Synthèse. Publié le 5 décembre 2024, ce rapport établit que, dans le cadre de l’offensive militaire qu’il a lancée à la suite des attaques meurtrières du Hamas dans le sud de son territoire le 7 octobre 2023, l’État d’Israël a fait impudemment subir aux Palestinien·ne·s de Gaza un déchaînement de violence et de destruction permanent. En toute impunité. Les puissances impérialistes occidentales ne pouvaient pourtant pas ne pas connaître les intentions de Netanyahou et de son gouvernement d’extrême droite.

« Amnesty International a analysé 102 déclarations faites par des représentants du gouvernement israélien, des militaires hauts-gradés et des membres de la Knesset entre le 7 octobre 2023 et le 30 juin 2024, dans lesquelles ils déshumanisaient les Palestiniens et Palestiniennes, ou bien appelaient à des actes génocidaires ou d’autres crimes de droit international contre les Palestiniens et Palestiniennes, ou bien les justifiaient. Parmi ces déclarations, Amnesty International en a identifié 22 faites spécifiquement par des membres des cabinets ministériels israéliens de sécurité et de guerre, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense de l’époque Yoav Gallant et d’autres ministres du gouvernement, ainsi que par des militaires hauts-gradés et le président d’Israël, entre le 7 octobre 2023 et le 30 juin 2024. Ces déclarations semblaient appeler à des actes génocidaires ou les justifier. »

Et même si l’armée israélienne interdit aux journalistes étrangers de pénétrer dans la bande de Gaza, même si les journalistes palestiniens sont systématiquement assassinés, comment ignorer que ce sont plus de 44.000 Gazaoui·e·s qui ont perdu la vie, des centaines de milliers qui ont été blessé·e·s et souvent mutilé·e·s et plus de deux millions condamné·e·s à l’errance et à la famine dans les ruines apocalyptiques de Gaza ?

Les populations de Cisjordanie et du Liban, également victimes de l’expansionnisme colonialiste et guerrier de la Prusse du Moyen-Orient qu’est l’État d’Israël, n’ont pas été oubliées lors du rassemblement. Non plus, et cette fois c’est une bonne nouvelle, que le peuple syrien enfin débarrassé du tyran sanguinaire Bachar al-Assad (voir le communiqué du NPA : Bachar al-Assad est tombé ! Vive le peuple syrien !).

Contre les fauteurs de guerre impérialistes, pour les peuples en lutte pour leur liberté et leur droit à l’autodétermination, la mobilisation va se poursuivre inlassablement. Car elle est indispensable.

14 décembre 2024, par NPA 49