Anjou : plus de 2000 manifestant·e·s pour un 1er mai combattif

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Ce sont entre 1500 et 2000 manifestant·e·s qui ont manifesté à Angers le 1er mai au départ de la place Imbach (bien plus qu’en 2024). Iels étaient près de 200 à Cholet, 150 à Saumur et 35 à Segré. Il est possible d’en extrapoler au moins 200.000 personnes dans la rue à l’échelle nationale (300.000 selon la CGT). C’est donc un premier mai réussi, en dépit des divisions de la gauche politique et syndicale et de l’offensive réactionnaire à l’œuvre au niveau de l’État français et à l’échelle internationale. L’ambiance à Angers a d’ailleurs été marquée par une combattivité indéniable.

On aura noté la présence de l’AFPS49 en défense du peuple palestinien victime de la guerre génocidaire menée par l’État israélien avec la complicité active ou passive des États occidentaux et du proche-orient et, pour la première fois en Maine-et-Loire, celle de VISA (vigilance et initiatives syndicales antifascistes). C’est dire que les préoccupations internationales rejoignaient les préoccupations nationales face à la pression exercée par les forces fascistes et racistes sur le monde du travail. Si l’on peut regretter l’absence - hélas habituelle - de la CFDT du côté syndical, la plupart des organisations politiques de gauche étaient représentées de façon plus ou moins visible. Le NPA49 a distribué un tract présentant son analyse de la situation politique, avec notamment le communiqué de presse du NPA après l’attentat raciste-islamophobe de la Grand-Combe. Des cortèges de LO et de LFI ont été constitués en fin de cortège.

Pour aller plus loin :
-  Lire l’appel intersyndical CGT - FO - FSU - Solidaires - UNSA - Confédération paysanne - UNEF - Union étudiante
-  Lire le tract du NPA49 distribué à la manifestation d’Angers.

Post scriptum : En fin de manifestation, la BAC a interpellé deux militantes, l’une de Solidaires, l’autre de Droit au logement (DAL), pour avoir apposé des autocollants hostiles à la police de l’État français et reproduisant une photo de six membres de la BAC. Placées en garde à vue pendant 24h et jugées ensuite en comparution immédiate, [1] elles ont écopé chacune de 4 mois de prison avec sursis et été condamnées à verser 6x500=3000€ de dommages et intérêts aux policiers concernés. La disproportion entre les faits reprochés et les peines prononcées est proprement scandaleuse. Clairement, il y a là une volonté d’intimidation et d’étouffement des dénonciations des violences policières, en particulier de la part de la BAC. La police n’a-t-elle rien d’autre à faire que d’emprisonner des manifestantes pacifiques pendant 24h et de les traîner en justice ? Le NPA49 assure les deux militantes de toute sa solidarité.

1er mai 2025, par NPA 49

[1] Rappelons ici qu’il faut systématiquement refuser les comparutions immédiates ou “comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité” (CRPC). Un véritable procès préparé ultérieurement avec un avocat permet en général d’éviter les jugements expéditifs comme celui dont les deux militantes angevines ont été victimes.