Après des épisodes précoces et sévères, la canicule devient extrême par sa durée, son intensité et son extension géographique. Confirmant toutes les alertes des scientifiques, les phénomènes climatiques hors normes deviennent la norme. Les grandes chaleurs impactent tous les aspects de notre vie, individuelle et sociale.

Si les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre - les riches et leur mode de vie - peuvent rester à l’abri des impacts climatiques, la population en ressent déjà toutes les conséquences. Selon la Banque Mondiale, d’ici 2030, en Asie du Sud Est, 1,8 milliards de personnes seront exposées à des températures dangereuses.
Parce que l’urgence va devenir la règle, réagir dans l’urgence ne suffit pas
Il faut protéger toute la population et ses membres les plus vulnérables, enfants et personnes âgées, malades chroniques et travailleuses et travailleurs exposé·e·s. Les transports publics, les établissements de santé, les écoles, tous les services publics et les lieux de travail, doivent être aménagés et vivables. Bien souvent les établissements scolaires et les crèches ne disposent pas de double vitrage, de rideaux isolants, de ventilateurs ou de brumisateurs. Plus de 30° dans les salles de classe, c’est inacceptable. Il faut rénover le bâti scolaire et végétaliser au maximum les cours bitumées.
Un plan national de rénovation des logements est nécessaire. Il est urgent d’arrêter la bétonisation à outrance et de multiplier les espaces verts.
Les vagues de chaleur ont des impacts majeurs sur la santé
Les personnes âgées, les malades doivent être particulièrement entourées. Augmenter et former le personnel des EHPAD et des services hospitaliers est une priorité. Et pour les salarié·e·s, il faut obliger les employeurs à aménager les horaires et suspendre les tâches les plus pénibles.
Toutes ces mesures nécessitent une volonté politique forte et une planification des investissements adaptés pour faire face à ces nouveaux besoins.
C’est l’inverse qui se passe, le gouvernement remet en cause toutes les mesures environnementales (suspension de la prim’Rénov, recul sur la loi contre l’artificialisation des sols…) et sabre dans les budgets sociaux. Contre l’« injustice thermique » il faut se mobiliser pour garantir un accès à toutes et tous à des conditions de vie supportables, en été comme en hiver.
Il est urgent d’agir pour enrayer le dérèglement climatique
Nous devons imposer une politique drastique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le remplacement des énergies fossiles, la réduction globale de la consommation énergétique, etc. Et ce sont les principaux pollueurs qui doivent faire les efforts nécessaires : les 1% les plus riches émettent plus que les 2/3 les plus pauvres de l’humanité ! Le capitalisme et sa « croissance » permanente mènent à la destruction de la planète et des êtres vivants.
Pour une justice sociale et climatique, il faut en finir avec ce système !

- samedi 13 juin à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- jeudi 18 juin à 19h : Survie49 organise une rencontre-débat avec Pauline Tétillon autour du rapport : « Que reste-t-il des intérêts français en Afrique ? » Au TERRIL, 18 rue du Haras à Angers.
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Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.