Ce sont 250 personnes qui, samedi 9 août 2025, ont de nouveau participé au rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec la Palestine. Alors que le gouvernement d’extrême droite israélien s’apprête à occuper militairement l’intégralité de la bande de Gaza, probable prélude à de nouveaux massacres et à une épuration ethnique massive, le soutien au peuple palestinien doit plus que jamais continuer et se renforcer.

Les prises de parole ont commencé par celle de Marie qui a lu la lettre à Macron des historiens Élie Barnavi (ancien ambassadeur de l’État d’Israël de 2000 à 2002) et Vincent Lemire parue dans Le Monde du 05 août 2025 : « Monsieur le Président, si des sanctions immédiates ne sont pas imposées à Israël, vous finirez par reconnaître un cimetière ». Utile rappel de ce que Macron et le gouvernement devraient faire (tout de suite et sans attendre leur reconnaissance de l’État palestinien promise en septembre !) au lieu de seulement gesticuler pour dissimuler leur inaction complice... Un représentant du PCF est intervenu ensuite pour présenter l’analyse de son parti. Enfin, Jean-Paul, de l’AFPS49, est longuement revenu sur l’actualité dramatique à Gaza et Cisjordanie. Nous reproduisons son intervention ci-dessous.

Samedi dernier, nous nous interrogions sur le sens que nous pouvions donner au nombre des victimes chaque jour un peu plus nombreuses. Le ministère de la Santé de l’enclave a fait savoir qu’elle en avait identifié maintenant plus de 61 100, auxquelles, rappelons-le, il faut ajouter celles qui sont enfouies sous les décombres et tous les malades chroniques abandonnés à leur sort du fait de l’effondrement du système de santé.
Mais quel sens cela a-t-il si ce ne sont que des chiffres ? Il faut toujours nous dire que ce sont des femmes et des hommes. Chacun d’entre eux avait une vie, une expérience, une histoire, des souvenirs et des projets qui sont anéantis. Et les enfants dont toute la famille a disparu, qui errent dans les rues, quel sera leur avenir, s’ils survivent ? On est là dans l’horreur absolue. Ajoutons qu’avant-hier jeudi, on recensait 197 personnes mortes de faim, dont 96 enfants.
Comme l’indiquait hier le journal Libération, le plan de Netanyahou pour réoccuper entièrement Gaza est un plan de « guerre perpétuelle » qui n’a aucun sens militaire. La prise de la ville de Gaza, la seule de l’enclave où l’armée d’occupation ne se soit pas vraiment hasardée à pénétrer, nécessiterait selon des experts militaires israéliens entre 5 mois et deux ans de combats en milieu urbain et donc de lourdes pertes. Voilà à quoi ce criminel de guerre est prêt dans le seul but d’éloigner indéfiniment son procès pour corruption. Une abjection totale.
Le haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Volker Türk, a déclaré vendredi dans un communiqué que le plan présenté par le gouvernement israélien « visant à une prise de contrôle militaire complète de la bande de Gaza occupée doit être immédiatement stoppé ». En effet, ce plan, adopté par le cabinet de sécurité israélien, « va à l’encontre de la décision de la Cour internationale de justice selon laquelle Israël doit mettre fin à son occupation dès que possible, de la réalisation de la solution à deux États convenue et du droit des Palestiniens à l’autodétermination ».
Dans Ouest-France, hier dans une tribune signée avec plus de 300 professionnels de santé, Irène Frachon, la lanceuse d’alerte dans l’affaire du Médiator, s’indignait du blocus israélien de Gaza et réclamait de toute urgence l’entrée massive de l’aide humanitaire, la mise en place de corridors sanitaires pour évacuer les blessés et la libération des otages israéliens.
Ajoutons un point marginal, mais significatif. HRW a établi que les écoles des villages du Sud Liban un moment occupées par Israël ont été vandalisées et délibérément pillées. Ça en dit long sur l’état d’esprit d’une armée totalement en roue libre dont les exactions sont encouragées au plus haut sommet de l’État. Rappelons que deux snipers franco-israéliens, précisément identifiés, font l’objet d’une plainte pour crimes de guerre déposée le 1er juillet par la FIDH, à laquelle se sont jointes l’AFPS, la LDH et plusieurs ONG palestiniennes.
Je vais pour terminer donner lecture d’extraits d’une tribune publiée dans Libération par plus de 150 professeurs de droit :
« Compte tenu des exactions en cours dans la bande de Gaza et en Cisjordanie et du défi moral et politique qu’elles représentent, il a paru important aux signataires de cette tribune, tous universitaires francophones spécialisés en droit international ou droit international pénal, de partager leur analyse juridique de la situation et les huit constats essentiels sur lesquels ils peuvent s’accorder :
1. Le gouvernement israélien s’emploie de longue date à nier les droits du peuple palestinien, l’un des derniers peuples sous domination étrangère à ne jamais avoir pu exercer pleinement son droit à l’autodétermination.
2. Les attaques du 7 Octobre constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qu’aucune cause ne saurait justifier.
3. Face à ces attaques provenant de l’intérieur d’un territoire occupé, Israël ne pouvait d’aucune façon se réclamer du droit de légitime défense au sens de l’article 51 de la Charte des Nations unies.
4. Dans le cadre de sa riposte, Israël a commis et continue de commettre de nombreuses violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire. De telles violations peuvent aussi recevoir la qualification de crimes de guerre. Ces actes sont perpétrés dans le contexte d’une « attaque » systématique et généralisée contre les civils palestiniens, et peuvent ainsi être également qualifiés de crime contre l’humanité.
5. S’agissant du génocide, aujourd’hui nous nous accordons a minima pour constater que l’intention génocidaire du gouvernement israélien s’est cristallisée avec le blocage de l’aide à destination de Gaza et la mise en place d’un soi-disant dispositif alternatif à travers la Gaza Humanitarian Foundation. Voir à ce propos les récents rapports de B’Tselem et Médecins pour les droits de l’Homme, ONG israéliennes, qui s’ajoutent à ceux publiés par plusieurs ONG internationales dont Amnesty International et Human Rights Watch) et aux alertes des instances onusiennes.
6. Au-delà de Gaza, de nombreuses violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire sont perpétrées contre la population civile palestinienne en Cisjordanie occupée. L’expulsion forcée des populations, la destruction des villages, les meurtres, les tortures, les mauvais traitements et les détentions arbitraires sont autant de faits qui relèvent des qualifications pénales les plus graves.
7. L’ensemble de ces manquements constatés aux instruments clés du droit international conventionnel et général sont susceptibles d’engager la responsabilité des États et des personnes impliquées devant les juridictions nationales et internationales compétentes. Les parties au statut de Rome sont en ce sens tenues de coopérer avec la Cour pénale internationale dans l’enquête et les poursuites initiées dans la situation de l’État de Palestine.
8. Les normes du droit international sont ici non seulement des normes qui valent à l’égard de tous les États, et que tous ont un intérêt juridique à faire respecter, mais aussi des normes d’un droit contraignant. En conséquence, tous les États ont non seulement l’obligation de ne pas prêter aide ou assistance à ces violations, mais aussi l’obligation de coopérer pour y mettre fin. Ces obligations s’appliquent à Israël mais aussi à tous les autres États de la communauté internationale. Tout acte qui aurait pour effet d’aider, de faciliter, ou de fournir les moyens de la commission de crimes en connaissance de cause – à l’instar de la livraison d’armes à Israël – est constitutif de complicité des crimes commis ».
On a envie de conclure « À bon entendeur, salut ! » Pas tout à fait sûr que les autorités françaises, d’Emmanuel Macron à François Bayrou, en passant par Jean-Noël Barrot en aient vraiment conscience. C’est très regrettable pour eux qui pourraient bien un jour avoir en répondre !

- jeudi 12 mars à 19h : réunion publique du NPA-R aux Salons Curnonsky (6, pl. Maurice Sailland à Angers) dans le cadre des élections municipales.
- samedi 14 mars à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.