En plein week-end du 15 août, ce sont encore près de 200 personnes qui se sont rassemblées samedi 16 août 2025 au Ralliement, à Angers, pour dénoncer le génocide en cours à Gaza, la colonisation en Cisjordanie, les attaques terroristes de l’État d’Israël contre les journalistes ou les populations civiles et la complicité des dirigeants des États arabes et occidentaux, notamment français.

Le rassemblement a commencé comme d’habitude par le compte rendu des dernières exactions de l’État d’Israël (arrestation des Palestiniens en Cisjordanie, agression verbale du ministre Ben Gvir contre un Marwan Bargouti réduit à un état famélique dans sa cellule, revendication assumée par l’armée israélienne de l’exécution extra-judiciaire de six journalistes de Gaza, etc.) mais aussi des résistances de par le monde et de leurs effets (appel d’Avraham Burg : « Juifs, rebellez-vous ! », désengagement d’un fonds souverain norvégien, démarches juridiques contre les individus dirigeants de l’État français pour complicité de génocide, etc.) Un appel à renforcer la campagne BDS à la rentrée a été lancé. Enfin, des poèmes ont été lus en français et en arabe, affirmant l’humanité du combat solidaire du peuple palestinien.

Déclaration du Bureau exécutif de la IVe Internationale
Un mouvement mondial de solidarité s’est formé en réponse à la barbarie de l’actuel génocide contre le peuple palestinien. Malgré la répression intense qu’il subit, il rassemble des millions de personnes dans le monde entier.
Depuis 77 ans, les impérialistes tentent de détruire et chasser le peuple palestinien, en instrumentalisant l’effroyable génocide des juifs commis pendant la Seconde Guerre mondiale pour justifier la dépossession, le nettoyage ethnique et le génocide. Depuis octobre 2023, Israël tente de détruire la vie palestinienne à Gaza, pour reproduire la Nakba de 1948, s’engageant à son tour dans un génocide sans comparaison au 21e siècle. Tandis que les colons accroissent leurs attaques en Cisjordanie, que les Palestinien·nes de 48 font face à des discriminations plus fortes que jamais et qu’Israël a mené des attaques militaires contre le Liban, la Syrie et l’Iran.
La participation directe ou la complicité profonde de la plus grande partie des puissances impérialistes occidentales n’est plus à démontrer, de même que celles des pays arabes qui « normalisent » leurs relations avec l’État génocidaire, tandis que dans de nombreux autres pays, les classes dirigeantes formulent des critiques polies, mais se distancient de toute résistance réelle. Tout cela au nom d’un écœurant « droit d’Israël à se défendre » qui tente de faire passer l’agresseur pour la victime et réciproquement.
La résistance face à la répression
Heureusement, dans une grande partie du monde, les masses populaires se sont mobilisées pour revendiquer l’arrêt des massacres, la fin du blocus de Gaza, et des sanctions contre Israël. Elles ont fait face à une répression impitoyable, par des interdictions, des emprisonnements, des attaques policière et judiciaires, des accusations mensongères d’antisémitisme, etc.
La caravane de la liberté et la caravane Soumoud ont tenté de briser le blocus de Gaza, apporter de l’aide aux Palestinien·nes. La répression subie en Égypte et en Libye a montré l’effroyable complicité des régimes au pouvoir avec le génocide. Des milliers de personnes ont subi des coups, des intimidations, des arrestations et ont été renvoyées dans leur pays d’origine, dont les gouvernements ont très timidement protesté.
Les flottilles de la liberté, avec des personnalités mondialement connues, ont-elles aussi tenté, plus symboliquement, de briser le blocus. Elles ont réussi à mettre en lumière le mépris total de l’État sioniste vis-à-vis du droit international, son mépris de la vérité et des frontières, symbolisant son colonialisme sans limite.
Dans de nombreux pays, il est tout simplement interdit de manifester sa solidarité et d’affirmer ses revendications, comme en Algérie où le pouvoir prétend soutenir la Palestine mais empêche la solidarité de s’exprimer.
Aux États-Unis et dans bien d’autres pays, les mobilisations et les occupations ont été interdites ou violemment attaquées par l’État. Des professeur·es d’université ont été réprimé·es pour leur soutien au mouvement. Les étudiant·es et les personnes racisé·es, notamment les personnes venant du Moyen-Orient, ont été particulièrement visées par la répression.
La criminalisation des organisations de solidarité est une autre tactique essentielle. Le gouvernement britannique a déclaré le mouvement d’action directe Palestine Action comme étant une organisation terroriste, le soutien à cette organisation constituant un délit pénal. Des avocats, des prêtres et d’autres personnalités ont été arrêté·es lors d’une action de protestation spontanée. L’État français menace depuis avril de dissoudre Urgence Palestine, mais ne l’a pas encore fait, peut-être en raison d’une importante campagne internationale d’opposition.
En Allemagne, des dizaines de milliers de personnes mobilisées sont confrontées à une répression implacable. Les accusations mensongères d’antisémitisme permettent d’interdire les manifestations, de fermer des médias, de discréditer tout le mouvement. Si l’instrumentalisation de l’antisémitisme est un problème particulier en Allemagne, elle est utilisée partout contre le mouvement, y compris contre les organisations juives qui affirment « Pas en notre nom ».
Dans l’État d’Israël, même si une grande majorité de la population juive soutient l’action de l’armée, il existe une réaction contre les crimes de guerre commis envers les Palestinien·nes, les actions des colons en Cisjordanie et la politique menée par le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou, notamment la volonté criminelle d’expulser la population de Gaza.
L’hypocrisie règne alors que les gouvernements attaquent et criminalisent toutes les manifestations de soutien et de solidarité envers la résistance palestinienne, quelle que soit leur forme, même limitée – comme des chants lors d’un festival de musique –, tout en refusant de condamner Israël et de prendre des sanctions à son encontre.
Mais c’est bien entendu en Palestine que la répression est la plus intense. En Cisjordanie, les attaques ont redoublé ces derniers mois, avec chaque jour des attaques de colons contre les Palestinien·nes, et des destructions de maisons. Il est également apparu qu’Israël a armé et soutenu financièrement des gangs palestiniens et des groupes djihadistes afin de saper la résistance à Gaza de l’intérieur.
Les massacres à Gaza se poursuivent ; en un mois, plus de 600 Palestinien·nes ont été tué·es en attendant de l’aide alimentaire. Les lieux de distribution de nourriture sont des guet-apens servant à assassiner. Plusieurs études suggèrent maintenant que ce sont des centaines de milliers de gazaoui·es qui sont mort·es depuis deux ans.
La résistance palestinienne est un point-clé de la situation mondiale
Le peuple palestinien résiste à la seconde Nakba et à l’expulsion de son territoire avec les moyens dont il dispose. Jusqu’à présent, malgré la famine, les conditions de vie terribles et les attaques meurtrières, il tient bon, refuse de disparaître et se défend.
Le mouvement international de solidarité a permis de montrer la réalité et l’ampleur du génocide. Il a mobilisé des millions de personnes, et la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions, associée à des mobilisations de masse, peut isoler ce régime criminel, comme cela s’est déjà produit par le passé, par exemple contre l’apartheid en Afrique du Sud.
Ce mouvement ne s’arrêtera pas.
Le sort du peuple palestinien est intimement lié à celui de l’ensemble des peuples opprimé·es et au combat global contre les offensives impérialistes. Nous vivons une période de développement des contradictions inter-impérialistes. Mais celles-ci ont leurs limites : ainsi la Russie par exemple n’a pas soutenu l’Iran lorsqu’Israël a mené une attaque contre lui. Les attaques israéliennes et étatsuniennes contre le Liban, la Syrie et l’Iran, la complicité des États arabes montrent que les puissances impérialistes, les États-Unis en tête, veulent renforcer leur domination sur chaque centimètre-carré du globe, dans une période de crise économique et écologique intense. Et le Moyen-Orient est un lieu stratégique de ce champ de bataille, voire le lieu central.
Empêcher la poursuite de la colonisation en Palestine, faire reculer Israël et les États-Unis, libérer la Palestine de l’impérialisme sont des points-clés du rapport de forces mondial que nous devons construire pour changer le monde. Par conséquent, la Quatrième internationale appelle à redoubler d’efforts pour construire un mouvement mondial contre le génocide et pour la libération de la Palestine, notamment à travers des actions de masses et du monde du travail. Nous travaillerons à ce que, notamment autour du 7 octobre 2025, des grandes mobilisations contribuent à modifier le rapport de forces.
Libérons la Palestine, la Palestine nous libérera tou·tes !
De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime !
Bureau exécutif de la Quatrième Internationale, le 13 juillet 2025
- jeudi 12 mars à 19h : réunion publique du NPA-R aux Salons Curnonsky (6, pl. Maurice Sailland à Angers) dans le cadre des élections municipales.
- samedi 14 mars à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.