La réussite de la mobilisation « Bloquons tout ! » du mercredi 10 septembre (plus de 200.000 personnes dans la rue, plus de 3000 en Maine-et-Loire) confirme l’exaspération de la classe travailleuse face à la politique de spoliation sociale et écologique de la classe possédante représentée par Macron et le patronat. Des centaines d’initiatives très diverses ont été organisées sur l’ensemble du territoire, souvent avec le soutien des organisations syndicales de transformation sociale et écologique. Cette mobilisation ne doit pas s’arrêter là : dès mercredi 18, aux côtés de l’intersyndicale, on continue !
De Cholet avant l’aube...

...à Angers (CHU, St Serge, Espace Anjou, manifestation...)

À Angers, ce 10 septembre, la mobilisation a commencé le matin avec des barrages filtrants sur quelques ronds-points de l’agglomération rassemblant chacun une centaine de personnes, dont des syndicalistes et d’anciens Gilets Jaunes, mais aussi avec un piquet de grève au CHU tenu par les militant-e-s de la CGT Santé Social, de SUD Santé Sociaux et de FO, qui avaient appelé à la grève.
Dans le département, le pourcentage de grévistes, globalement, n’a pas très élevé (par exemple 10 sur 200 à l’usine Constellium de Montreuil-Juigné, près d’Angers, soit 5 %), sauf au Cesame (Hôpital psychiatrique de Sainte-Gemmes sur Loire) qui a compté 201 grévistes sur 717 personnels, soit 28 % (une AG de préparation avait rassemblé 50 collègues le jeudi 4).
Le point fort de la journée a été le rassemblement appelé symboliquement par tout le monde, y compris les UL CGT, Solidaires et FO, ainsi que la FSU, à 14 h devant le CHU : au moins 2700 personnes (chiffres de la Préfecture, qui annonce également 139 manifestant·e·s à Saumur et 115 à Cholet [1]), dont beaucoup de syndicalistes de toutes branches (Santé, Métaux, Culture, Services...) et une masse de jeunes, qui sont assez vite partis en une manifestation dynamique.
Pour empêcher un blocage éventuel du centre-ville d’Angers (rive gauche de la Maine), le préfet n’avait rien trouvé de mieux que de faire bloquer par la police les 4 ponts sur la Maine. Thrombose garantie ! Cantonnés pendant plus d’une heure sur la rive droite (celle du CHU), les manifestants, largement arrosés de lacrymogènes par la police de l’État français (dont des CRS venus d’ailleurs), ont quand même fini par passer sur l’autre rive, certains finissant même à la Mairie (il y eut aussi un passage en touque sur la Maine, à la barbe de la police !)
Organisations politiques présentes : LFI, PC/JC, LO, NPA-A, NPA-R, UCL (ces derniers et la JC étant les seuls avec drapeaux). Une belle démonstration de convergence des luttes à élargir pour le 18 !
[1] Donner à l’unité près un nombre de manifestant·e·s est évidemment du plus grand ridicule, compte tenu des allées et venues dans ce type d’événements...
- samedi 13 juin à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- jeudi 18 juin à 19h : Survie49 organise une rencontre-débat avec Pauline Tétillon autour du rapport : « Que reste-t-il des intérêts français en Afrique ? » Au TERRIL, 18 rue du Haras à Angers.
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Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.