Lecornu 2, c’est un gouvernement macroniste pur sucre, composé de technocrates, d’ancien·nes conseiller·es de Macron, et aussi de mis·es en examen : Rachida Dati à la Culture, bientôt jugée pour corruption et trafic d’influence ; Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, accusé de favoritisme dans l’attribution de logements à des proches. Et aussi Nunez, responsable avec Castaner des nombreu·ses blessé·es et éborgné·es lors du mouvement des Gilets jaunes ; Geffray, ancien numéro deux de Blanquer, artisan de plusieurs réformes qui ont détruit l’Éducation nationale ; et Stéphanie Rist, députée et relais du lobby de l’alcool à l’Assemblée, promue ministre de la Santé !
Le retour en force de la France coloniale
En difficulté en Afrique de l’Ouest, d’où elle a été chassée successivement du Mali, du Burkina Faso et du Niger, la France impérialiste cherche à consolider ses positions dans la zone Pacifique. C’est la raison principale de la marche forcée pour imposer un accord qui écrase les droits du peuple kanak et de la proposition, annoncée par Lecornu, d’inclure les accords de Bougival dans la Constitution.
Un budget de combat contre la population
Les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale ont été présentés ce mardi en Conseil des ministres. Derrière l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, il y a le gel des pensions et des prestations sociales, le doublement des franchises médicales et une très faible augmentation du budget des hôpitaux, insuffisante pour répondre aux besoins. Pour les patrons et les plus riches, en revanche, les « efforts » sont cosmétiques : pas question de mettre en place la « taxe Zucman », ni de diminuer les aides aux entreprises. Comme les précédents, ce gouvernement veut faire payer la crise à la majorité de la population, tout en préservant les intérêts des possédant·es.

L’extrême droite en embuscade
La crise politique profite au RN, qui engrange les fruits du mécontentement suscité par le pourrissement accéléré des institutions de la 5e République. Se désolidarisant de Macron, Retailleau fait clairement le choix de « l’union des droites », c’est-à-dire d’un accord avec le RN.
Les Républicains ont même exclu les quelques ministres reconduits dans le gouvernement Lecornu 2. Le danger d’une majorité droite extrême - extrême droite, en cas de législatives anticipées, se précise.
Dans la rue et par la grève, reprenons la lutte !
Reprendre la rue, par les manifestations et par les grèves, est le seul moyen de construire un rapport de force capable d’imposer nos revendications à un pouvoir totalement antidémocratique.
Il faut poursuivre le fil des mobilisations des 10 et 18 septembre et du 2 octobre, en construisant dans nos villes et nos quartiers des assemblées ou d’autres formes d’auto-organisation, en discutant avec nos collègues de travail pour convaincre de la nécessité d’y aller, toutes et tous ensemble, et de pousser à la construction de dates de grève et de mobilisation.
Toutes les organisations de la gauche, syndicales, sociales et politiques doivent s’accorder sur un programme basé sur celui du Nouveau Front populaire et les revendications de l’intersyndicale.
Pour faire barrage à l’extrême droite et permettre à notre camp social de reprendre la main, il nous faut défendre, de manière unitaire et déterminée, des mesures d’urgence sociales, démocratiques et écologiques.
Une grande journée d’action à l’appel de l’ensemble de la gauche sociale et politique serait un point d’appui pour construire les grèves et faire converger nos colères face à ce gouvernement et à Macron.

- samedi 29 août à 10h : Rassemblement angevin (bimensuel en juillet et août) de solidarité avec le peuple palestinien. Rue Lenepveu (en haut) à Angers.
- vendredi 25 septembre à partir de 8h : Rassemblement devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons.
- mardi 29 septembre : mobilisation de la Fonction publique par la grève et manifestations à l’Appel de CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP.
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En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !
Ce matin, malgré le creux des vacances, nous étions une centaine en centre-ville pour dénoncer les crimes de l’État d’Israël en Palestine, de la Cisjordanie (où l’armée appuie et protège les attaques terroristes des fascistes issus des colonies) à Gaza (encore bombardée aujourd’hui à proximité immédiate de l’hôpital des Martyrs-d’Al-Aqsa, à Deir Al-Balah). Il y avait une dizaine de militant·e·s de LFI avec leurs drapeaux, de LO, du NPA-A, etc. Prochain rendez-vous de cet été : samedi 15 août à 10h, à l’entrée de la rue Lenepveu depuis la place du Ralliement. Palestine, solidarité !
Le « Manifeste pour une révolution écosocialiste – Rompre avec la croissance capitaliste » a été adopté par la 4e Internationale en 2025. C’est que le processus de révolution écosocialiste à différentes échelles territoriales, à dimension planétaire, est plus que jamais nécessaire : il s’agit désormais non seulement de mettre fin aux régressions sociales et démocratiques qui accompagnent l’expansion capitaliste mondiale, mais aussi de sauver l’humanité d’une catastrophe écologique sans précédent dans l’histoire humaine. Ces deux objectifs sont inextricablement liés. Les éditions du manifeste existent actuellement dans neuf langues ; d’autres éditions et traductions sont en préparation (notamment en slovène, bengali, urdu et tagalog). Ces différentes éditions sont accessibles ICI, sur le site de la 4e Internationale.
La droite et l’extrême droite, une nouvelle fois unies, ont validé à l’Assemblée nationale la version de la loi agricole révisée par le Sénat (voir le vote). De la réintroduction dérogatoire de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) au pillage de l’eau par l’agro-industrie (doublement des capacités de stockage de l’eau pour l’irrigation agricole), cette loi, qui survient alors que la crise climatique s’approfondit de jour en jour, encourage les fauteurs de catastrophes et les factieux : déjà, la Coordination rurale (extrême droite) appelle à bafouer les restrictions d’eau prises par les préfets à cause de la sécheresse. En Maine-et-Loire, on se souviendra que six des sept députés ont voté pour cette loi écocide : Anne-Laure Blin (3e/LR), Nicole Dubré-Chirat (6e/Renaissance), François Gernigon (1e/Horizons), Denis Masséglia (5e/Renaissance), Patricia Maussion (7e/Democrates) et Laetitia Saint-Paul (4e/Horizons). Quant à l’ex-PS et ex-macroniste Stella Dupont (2e), elle n’a guère eu le courage que de s’abstenir. Tout cela est irresponsable et criminel.
Samedi 18 juillet 2026 à partir de 10h rue Lenepveu à Angers, sensiblement plus de 100 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et de l’ensemble de ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques. Un représentant du syndicat FO santé-sociaux a relayé l’appel urgent à libérer le Dr Hussam Abu Safiya, arrêté à l’intérieur même de son hôpital en décembre 2024, et qui est aujourd’hui en danger de mort. L’AFPS est ensuite intervenue, soulignant la disparition de Gaza dans les grands médias et alertant sur la situation des enfants, spécifiquement pris pour cibles, et sur la situation en Cisjordanie. Après avoir insisté sur la nécessité de défendre nos droits de libre expression et de solidarité, le rassemblement s’est clos par la lecture de deux poèmes : espoir et résistance.