Angers/Palestine : succès de la conférence d’Agnès Levallois

Partager

Le 15 novembre à Angers, la Conférence d’Agnès Levallois de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) a rempli l’auditorium du Centre Jean Vilar. L’autrice de « Le livre noir de Gaza », a choisi avant tout de se situer sur le terrain du respect du Droit international. Mais elle a su captiver son public, et notamment celui qui depuis deux ans participe chaque semaine ou presque aux rassemblements angevins de solidarité avec la Palestine. Nous reproduisons ci-dessous le compte rendu de l’AFPS49.

Compte rendu de l’AFPS49 :

Angers : plein succès de la conférence d’Agnès Levallois, de l’iReMMO, le 15 novembre

Succès d’audience d’abord avec une belle salle de 210 personnes, mais surtout un moment remarquable par la précision et la qualité de son intervention.

L’annulation scandaleuse du colloque « La Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines » prévu au Collège de France lui a permis dès le début d’interroger ce moment orwellien pendant lequel les mots sont dépossédés de leur sens pour recevoir une signification à l’exact opposé.

Voilà qui d’emblée nous a mis au cœur de la complicité active des autorités françaises avec un « storytelling » israélien totalement décomplexé.

Agnès Levallois a ensuite dressé un vaste tableau historique replaçant le génocide en cours à Gaza dans sa perspective historique, à l’encontre de ceux qui font mine de croire que tout a commencé le 7 octobre.

On ne peut rien comprendre à ce qui se passe en Palestine si l’on passe sous silence le caractère fondamentalement colonial de l’entreprise sioniste.

On est arrivé aujourd’hui à un point très inquiétant où les autorités israéliennes assument leur projet de nettoyage ethnique et d’éviction du peuple palestinien de sa terre, misant sur l’appui de Trump toujours à l’affût de bonnes affaires : le projet de sa « Riviera » est parfaitement dans cette logique.

Reste que ce n’est pas si simple : aucun pays voisin ne peut se permettre de les accueillir.

Enfin sur la reconnaissance par la France de l’État de Palestine, on voit bien toutes ses limites, mais elle a quand même pour effet de réintroduire le droit international qui doit rester notre boussole.

À nous de continuer notre mobilisation pour obtenir la cessation effective de la livraison par la France d’armes et de composants militaires à l’armée d’occupation et de peser de tout notre poids pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

15 novembre, par NPA 49