Le 18 novembre dernier, devant le Congrès des maires de France, le général Mandon, chef d’État-major des armées, a évoqué un « manque de force d’âme » en France, en précisant que celle-ci devrait « accepter de perdre ses enfants » dans un conflit futur, en pointant implicitement la Russie. À sa suite, Macron a annoncé le retour du service militaire, pour le moment sous forme de volontariat.
La ficelle est un peu grosse pour ne pas y voir la justification de dépenses militaires délirantes, alors que c’est un budget d’austérité pour les services publics et les classes populaires qui est en discussion au Parlement.
Service militaire et « argent magique » pour les armées
L’annonce de Macron s’inscrit dans une logique de militarisation de la société. Présenté comme un moyen de renforcer le lien social, le nouveau service militaire sera en réalité un instrument de préparation à la guerre, formant des jeunes à l’obéissance et à la violence pour garantir la domination des classes capitalistes.
Pendant que les services publics se dégradent, le budget des armées, régi par une loi de programmation militaire pluriannuelle, a lui doublé, pour passer à 413 milliards pour 2024-2030. Des milliards investis dans l’armement et dans l’expansion des capacités nucléaires, pour le plus grand bénéfice du complexe militaro-industriel français.
Les rivalités entre puissances impérialistes…
Les États-Unis, comme d’autres puissances impérialistes, y compris la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, utilisent la guerre pour maintenir leur domination économique et politique dans leurs « zones d’influence » respectives, et garantir leur accès aux ressources naturelles. Les déclarations récentes de Donald Trump et sa menace d’intervention militaire contre le Venezuela, riche en pétrole, en sont un bon exemple. La question de Taïwan en est aussi une illustration. La Chine, qui revendique la souveraineté sur l’île, se heurte aux États-Unis, qui ne veulent pas perdre le contrôle du leader mondial des semi-conducteurs, matériaux nécessaires aux puces électroniques, indispensables pour l’économie connectée.
Ce bras de fer géopolitique s’inscrit dans une logique d’influence et de contrôle des ressources, où les peuples sont sacrifiés au nom des intérêts des grandes entreprises capitalistes.
…mènent à la guerre
Ce qui se cache derrière les discours et les menaces, c’est la réalité d’un système capitaliste qui cherche à maintenir son emprise sur les peuples et à imposer ses lois économiques à l’échelle mondiale.
Les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et les autres puissances cherchent à contrôler les ressources, les marchés, les territoires et les populations. Pour ce faire, la violence, la guerre, la militarisation sont leurs outils essentiels. C’est pourquoi nous nous opposons à tous les impérialismes, en premier lieu le nôtre, et à la guerre vers laquelle nous précipitent les rivalités entre ces grandes puissances impérialistes.

- samedi 17 janvier 2026 à 16h : Rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du Ralliement à Angers.
- Jeudi 22 janvier à 19h : conférence de Fabien Lebrun, chercheur et auteur de « On achève bien les enfants », Écrans et barbarie numérique (le Bord de l’eau, 2020) maison de quartier des Hauts de Saint-Aubin (19 Rue Marie-Amélie Cambell).
- vendredi 23 janvier à 20h30 : meeting du NPA49, salle du Doyenné à Angers, avec Aurore Koechlin, membre de la direction nationale du NPA-A
- samedi 24 janvier : Concert de Général Store et Les Blue Garces, au profit de l’association Asile et Partage. Centre Jacques Tati de Belle-Beille au 5 rue Eugénie Mansion. Réservations : 06.18.07.14.46 ou asileetpartage@gmail.com.
- jeudi 19 février 2026 : Concert de soutien à la Conf’49, salle Jean Carmet à Mûrs-Erigné, avec Beat Bouet Trio (fest noz Hip Hop) et Planète Boum Boum (techno-activiste). Ouverture des portes à 20h ; fin vers 0h00.
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Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.
Un rassemblement d’environ 150 personnes s’est tenu jeudi 18 décembre à partir de 18h devant la bourse de travail d’Angers. L’action qui a allié discours et chansons militantes avait été décidée dans le cadre de la Journée internationale des migrant·e·s à l’appel de plusieurs associations du département (Amnesty International France, Asile et Partage, le Cercle 49, Emmaüs Angers, GREF, LDH Angers et M&L, Mouvement de la Paix, REDA, SOS Migrants), avec le soutien d’organisations de gauche (LFI, NPAs, LE, PCF...) Alors que l’Union européenne, sur la base d’une alliance droite-extrême droite, vient de renforcer son arsenal juridique et policier pour faire la chasse aux personnes migrantes, il est plus que jamais nécessaire de développer la solidarité avec les migrant·e·s et réfugié·e·s. Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !
Environ 150 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS et de ses divers partenaires associatifs, syndicaux et politiques pour exiger un véritable cessez-le- feu permanent et dénoncer le plan Trump d’éviction des Palestiniens. Un plan qui fait fi de la volonté de vivre de tout un peuple, à Gaza comme en Cisjordanie, à Jérusalem-Est jusqu’à l’intérieur même d’Israël et des camps de réfugiés à l’extérieur de la Palestine historique. L’AFPS a pointé la volonté israélienne de mettre la main sur ChatGPT et de s’appuyer sur Grok (l’IA d’Elon Musk) pour tenter d’imposer des “vérités alternatives”. Un véritable danger, mais qui se heurtera à la volonté des peuples. Le combat pour l’autodétermination du peuple palestinien sera long, mais il ne faut pas douter de son issue. Lecture a été faite d’un texte de Sujoud Awais dans Middle East Eye du 3 décembre, intitulé “Comment le génocide perpétré par Israël à Gaza s’étend à l’anéantissement numérique”, d’un poème sur Gaza lu à deux voix, en arabe et en français, et du court texte d’Annie Ernaux “Gaza” de juin 2025. Ce rassemblement prenait la suite d’un rassemblement extrêmement dynamique et festif d’ami·e·s syrien·ne·s venus célébrer l’anniversaire de la victoire d’un peuple contre son tyran. Au-delà du cas syrien, un encouragement pour toutes les forces qui luttent pour la justice et la liberté.
Après les coupes budgétaires décidées par la présidente de région, C. Morençais (Horizons, tendance extrême droite), toutes les institutions culturelles sont dans le rouge, y compris les plus prestigieuses comme l’Orchestre national des Pays-de-Loire (ONPL, qui remplit régulièrement le Centre de congrès à Angers). Le chœur de l’ONPL risque ainsi de disparaître en juin 2026, comme l’a décidé le syndicat mixte de l’ONPL (où siège le 1er vice-Président de la Région et majoritairement des élus de droite). Le chœur est pourtant constitué d’amateurs et son “coût” ne représente que 2% du budget global... De plus 12 emplois seront supprimés si la décision est maintenue. La dernière prestation du chœur risque donc d’être effectuée pour la Neuvième de Beethoven les 14 et 17 juin... Dans ces conditions, sera-ce vraiment un Hymne à la joie ? Mais tout n’est pas perdu : une pétition est proposée à la signature. Signons-la !