Des bombardements, des tirs, au moins 80 morts, l’arrestation et l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse... L’attaque militaire des États-Unis au Venezuela marque une nouvelle étape dans l’escalade impérialiste de Trump. Elle va avoir des conséquences dramatiques pour les peuples. Après le Venezuela, à qui le tour ? La Colombie, qui a dénoncé l’attaque ? Cuba, qui se dresse contre l’impérialisme américain depuis la révolution castriste en 1959 ? L’Iran, déjà attaqué en juin dernier ? La démocratie ne s’impose pas par les bombes – l’Irak ou la Libye en sont la preuve. Contre l’ingérence américaine, seule l’autodétermination des peuples peut ouvrir une issue émancipatrice.

Une intervention impérialiste assumée
Uruguay, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur, Guatemala, Salvador, Chili… presque tous les pays latino-américains ont été, dans un passé pas si lointain, victimes de coups d’État orchestrés par la CIA. Synonymes d’assassinats de militant·e·s politiques et de syndicalistes, de massacres, de disparitions, de tortures, de viols, d’enlèvements de nourrissons, il s’agissait alors d’interventions secrètes.
En 2026, Trump assume ouvertement ses actions et ses motivations. Ce sont les forces armées américaines qui interviennent directement pour renverser Maduro. L’objectif affiché est le contrôle des immenses réserves pétrolières du pays, les plus importantes de la planète.

Ni la paix, ni la démocratie
Il n’y a même plus d’alibi démocratique. Trump estime que l’opposante d’extrême droite Maria Corina Machado, qui lui a pourtant dédié son prix Nobel de la paix, « ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays ». Il est donc prêt à laisser le régime en place, à condition que sa nouvelle dirigeante, Delcy Rodríguez, se soumette à ses exigences. Et celle-ci promet en effet l’ouverture du secteur pétrolier aux compagnies américaines, tout en renforçant le contrôle militaire sur la population.
Montée du fascisme
L’offensive impérialiste se combine avec une montée du fascisme dans la région, mais aussi aux États-Unis. Le soutien de Trump à Milei en Argentine, à Kast au Chili, à Bukele au Salvador, s’articule à une politique intérieure de plus en plus autoritaire, marquée par le non-respect flagrant des lois fédérales et par une répression croissante du mouvement social – en premier lieu de la solidarité avec la Palestine.
Solidarité avec le peuple vénézuélien
Les classes populaires du Venezuela ont déjà trop souffert des politiques répressives du régime Maduro et de la crise économique aggravée par les sanctions américaines. L’ingérence politique, économique et militaire directe des États-Unis ne fera qu’aggraver la situation.
Le NPA-l’Anticapitaliste ne soutient pas le régime de Maduro, mais le peuple vénézuélien et son droit à l’autodétermination. C’est au peuple vénézuélien de décider s’il doit emprisonner ou non Maduro, et non au gouvernement américain.
Nous exigeons donc le retrait des troupes américaines du Venezuela et des Caraïbes, la levée des sanctions. L’attaque contre le Venezuela est une expression du nouvel impérialisme américain : elle annonce d’autres agressions. Nous appelons à construire des cadres unitaires de solidarité avec le peuple vénézuélien, et plus largement contre les impérialismes.
Montreuil, le 6 janvier 2026
- samedi 29 août à 10h : Rassemblement angevin (bimensuel en juillet et août) de solidarité avec le peuple palestinien. Rue Lenepveu (en haut) à Angers.
- vendredi 25 septembre à partir de 8h : Rassemblement devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons.
- mardi 29 septembre : mobilisation de la Fonction publique par la grève et manifestations à l’Appel de CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP.
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En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !
Ce matin, malgré le creux des vacances, nous étions une centaine en centre-ville pour dénoncer les crimes de l’État d’Israël en Palestine, de la Cisjordanie (où l’armée appuie et protège les attaques terroristes des fascistes issus des colonies) à Gaza (encore bombardée aujourd’hui à proximité immédiate de l’hôpital des Martyrs-d’Al-Aqsa, à Deir Al-Balah). Il y avait une dizaine de militant·e·s de LFI avec leurs drapeaux, de LO, du NPA-A, etc. Prochain rendez-vous de cet été : samedi 15 août à 10h, à l’entrée de la rue Lenepveu depuis la place du Ralliement. Palestine, solidarité !
Le « Manifeste pour une révolution écosocialiste – Rompre avec la croissance capitaliste » a été adopté par la 4e Internationale en 2025. C’est que le processus de révolution écosocialiste à différentes échelles territoriales, à dimension planétaire, est plus que jamais nécessaire : il s’agit désormais non seulement de mettre fin aux régressions sociales et démocratiques qui accompagnent l’expansion capitaliste mondiale, mais aussi de sauver l’humanité d’une catastrophe écologique sans précédent dans l’histoire humaine. Ces deux objectifs sont inextricablement liés. Les éditions du manifeste existent actuellement dans neuf langues ; d’autres éditions et traductions sont en préparation (notamment en slovène, bengali, urdu et tagalog). Ces différentes éditions sont accessibles ICI, sur le site de la 4e Internationale.
La droite et l’extrême droite, une nouvelle fois unies, ont validé à l’Assemblée nationale la version de la loi agricole révisée par le Sénat (voir le vote). De la réintroduction dérogatoire de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) au pillage de l’eau par l’agro-industrie (doublement des capacités de stockage de l’eau pour l’irrigation agricole), cette loi, qui survient alors que la crise climatique s’approfondit de jour en jour, encourage les fauteurs de catastrophes et les factieux : déjà, la Coordination rurale (extrême droite) appelle à bafouer les restrictions d’eau prises par les préfets à cause de la sécheresse. En Maine-et-Loire, on se souviendra que six des sept députés ont voté pour cette loi écocide : Anne-Laure Blin (3e/LR), Nicole Dubré-Chirat (6e/Renaissance), François Gernigon (1e/Horizons), Denis Masséglia (5e/Renaissance), Patricia Maussion (7e/Democrates) et Laetitia Saint-Paul (4e/Horizons). Quant à l’ex-PS et ex-macroniste Stella Dupont (2e), elle n’a guère eu le courage que de s’abstenir. Tout cela est irresponsable et criminel.
Samedi 18 juillet 2026 à partir de 10h rue Lenepveu à Angers, sensiblement plus de 100 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et de l’ensemble de ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques. Un représentant du syndicat FO santé-sociaux a relayé l’appel urgent à libérer le Dr Hussam Abu Safiya, arrêté à l’intérieur même de son hôpital en décembre 2024, et qui est aujourd’hui en danger de mort. L’AFPS est ensuite intervenue, soulignant la disparition de Gaza dans les grands médias et alertant sur la situation des enfants, spécifiquement pris pour cibles, et sur la situation en Cisjordanie. Après avoir insisté sur la nécessité de défendre nos droits de libre expression et de solidarité, le rassemblement s’est clos par la lecture de deux poèmes : espoir et résistance.