Le « sketch » du budget Lecornu n’en finit pas. En nous promenant d’échéances institutionnelles en aller-retour du Sénat à l’Assemblée, le gouvernement a réussi à désamorcer la mobilisation qui avait démarré au mois de septembre. Quelle que soit la méthode que le gouvernement va utiliser, nous devons combattre ce budget au service des riches et des patrons !

Un budget antisocial
Malgré les compromissions acceptées par le PS, il est quasi impossible pour le gouvernement de trouver une majorité pour son budget antisocial. Les budgets des collectivités territoriales vont baisser de manière significative avec un impact très grave sur le financement des associations et l’accompagnement des personnes dans les situations les plus précaires. Les services publics vont également continuer à se dégrader aussi bien du côté des bénéficiaires que des conditions de travail des travailleuses et travailleurs dans la santé, l’éducation, etc. Et pendant ce temps, la fiscalité pour les entreprises et les plus riches est en baisse, il n’y a pas de remise en cause des 211 milliards d’aides aux entreprises et le budget de la défense va passer de 32 à 64 milliards en dix ans. Ce budget n’est fait que pour eux !
Instabilité et chantage à la dissolution
Lecornu agite la menace d’une nouvelle dissolution de l’Assemblée. Si le gouvernement choisit cette voie, ce sera pour nous enfermer à nouveau dans le jeu institutionnel et nous mettre encore une fois face au danger d’une accession au pouvoir de l’extrême droite. Bien sûr, des choses importantes peuvent se jouer lors des élections et c’est pourquoi le NPA-l’Anticapitaliste s’était inscrit dans la campagne du Nouveau Front populaire, pour construire une unité large visant la victoire d’une gauche de rupture avec le système. Malheureusement, aujourd’hui, notre camp social est divisé et il est difficile de faire émerger des revendications concrètes qui pourraient servir de base à un programme de rupture.
« La vraie démocratie, elle est ici »
Pour que les travailleuses et travailleurs, les classes populaires reprennent la main, il faut reprendre la rue et sortir de l’enfermement dans les élections et à l’Assemblée. « La vraie démocratie, elle est ici » : dans nos cortèges, dans nos assemblées générales, dans les organisations politiques ou syndicales, les collectifs qui défendent nos droits !
Dans la santé comme ailleurs, les salarié·e·s et les usager·e·s doivent se mobiliser ensemble pour des services publics de qualité à la hauteur des besoins ! Nous devons être uni·e·s pour défendre la Sécurité sociale qui assure la protection en cas de chômage, de maladie, et lorsqu’on vieillit. Salarié·e·s du privé, nous devons faire converger nos luttes contre la casse des emplois qui ne sert qu’à engraisser les profits, réclamer un contrôle strict de l’argent public pour une politique industrielle au service de nos besoins et respectueuse de l’environnement et des ressources de la planète.
Retrouvons le chemin des mobilisations !
Face à un gouvernement au service des riches et des patrons, il y a urgence à trouver le chemin de mobilisations larges, unitaires, pour la défense des intérêts collectifs. Face aux choix destructeurs de la classe dominante, imposons des revendications de rupture avec ce système productiviste et destructeur : pour la réduction massive du temps de travail, pour l’arrêt des grands projets inutiles et destructeurs, pour une réelle démocratie, pour nos vies et pas pour leurs profits !
- jeudi 19 février : Concert de soutien à la Conf’49, salle Jean Carmet à Mûrs-Erigné, avec Beat Bouet Trio (fest noz Hip Hop) et Planète Boum Boum (techno-activiste). Ouverture des portes à 20h ; fin vers 0h00.
- samedi 21 février à 15h : Rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
Nous suivre sur
- Facebook
- X
- Instagram
voir aussi à Angers
- Alter49.org
- Le Cercle 49.
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.