Vendredi 23 janvier, le comité d’Angers du NPA-A organisait une réunion-débat animée par notre camarade Aurore Koechlin, avec le soutien de camarades de la région. Une trentaine de personnes ont assisté au débat, pour la plupart issues du milieu militant local (les deux NPA, l’UCL, le réseau antifasciste, le Planning familial, la librairie Les Nuits bleues), avec près de la moitié de femmes et plusieurs militant-e-s syndicales.

Certes, nous espérions davantage de participation, compte tenu de l’accueil souvent favorable à nos tracts, que ce soit dans les quartiers populaires ou à la fac, mais le résultat reste quand même positif.
Dans son introduction, un militant local a relayé l’appel unitaire à manifester à Angers le vendredi 6 février prochain à 18h30 place du Ralliement contre le rassemblement annuel des nostalgiques de l’émeute fasciste du 6 février 1934.
Dans son intervention, Aurore a développé l’idée d’une polarisation de plus en plus forte, tant au niveau national qu’international.
1) au plan mondial, d’un côté l’extrême-droitisation avec notamment, aux États-Unis, le second mandat de Trump, la rapidité du basculement politique avec les attaques contre les droits des femmes et les migrants, le raid sur le Venezuela et les menaces sur le Groenland, de l’autre la grève générale de 24h à Minneapolis et les réactions populaires contre les interventions meurtrières de l’ICE (la police anti-migrants). Elle a évoqué aussi tous les mouvements de la GenZ à travers le monde, porteurs de revendications universelles (services publics, éducation, santé) et qui posent la question du pouvoir, parfois avec succès. La cause principale de cette polarisation : la crise du capitalisme, qui provoque non seulement une crise politique, mais aussi, massivement, une crise écologique, car les ressources de la planète sont par définition limitées, alors que la volonté d’accumulation du capital, elle, est illimitée !
2) au plan national, la crise d’hégémonie de la bourgeoisie et du néolibéralisme macronien profite surtout à un Rassemblement national pourtant lui aussi néolibéral, mais encore plus autoritaire, tandis qu’est patente la difficulté de structurer une alternative politique malgré l’existence de nombreuses luttes sociales.
Les propositions du NPA-A : éviter tant le fatalisme face à une victoire de l’extrême-droite (car rien n’est écrit) que le triomphalisme lié à l’importance des luttes récentes (contre la réforme des retraites, par exemple), et ce même si la menace néo-fasciste existe bien et que des luttes massives ont eu lieu… Il s’agit donc d’une vraie course contre la montre entre socialisme et barbarie. D’où notre profil « unitaire et révolutionnaire », notamment aux législatives de 2024 dans le cadre du Nouveau Front Populaire, la désagrégation ultérieure de ce dernier, qui montre les limites de l’unité électorale, devant être désormais contrebalancée par une alliance par en bas dans les luttes.
Quant au parti à construire, il doit être à la fois marxiste, basé sur la lutte des classes, et intersectionnel, c’est-à-dire intégrant le combat contre les différentes oppressions, notamment le féminisme, l’antiracisme et les luttes LGBTI+. Dans cette perspective, Aurore a cité en exemple la victoire du militant socialiste musulman Zoran Mamdani à la mairie de New-York, à la suite d’une campagne basée à la fois sur une ligne de classe et de lutte contre les oppressions, avec des propositions de mesures d’urgence sociale (transports et crèches gratuits, etc.).
Après l’intervention d’Aurore, la discussion sur la situation internationale et nationale, entre autres avec nos jeunes camarades du NPA-R, favorables à l’unité des seuls révolutionnaires, a été sereine, chacun restant toutefois sur ses positions, unitaire et révolutionnaire pour ce qui concerne le NPA-A, comme l’a une nouvelle fois rappelé Aurore, qui a déploré le fait que chaque organisation ait tendance à se replier sur elle-même. Parmi les questions posées, comment (re)politiser les milieux ouvriers et populaires, comment réagir à la montée de l’extrême-droite, comment mener la bataille culturelle et quelles perspectives offrir à la population ? À suivre...

- samedi 29 août à 10h : Rassemblement angevin (bimensuel en juillet et août) de solidarité avec le peuple palestinien. Rue Lenepveu (en haut) à Angers.
- vendredi 25 septembre à partir de 8h : Rassemblement devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons.
- mardi 29 septembre : mobilisation de la Fonction publique par la grève et manifestations à l’Appel de CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP.
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En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !
Ce matin, malgré le creux des vacances, nous étions une centaine en centre-ville pour dénoncer les crimes de l’État d’Israël en Palestine, de la Cisjordanie (où l’armée appuie et protège les attaques terroristes des fascistes issus des colonies) à Gaza (encore bombardée aujourd’hui à proximité immédiate de l’hôpital des Martyrs-d’Al-Aqsa, à Deir Al-Balah). Il y avait une dizaine de militant·e·s de LFI avec leurs drapeaux, de LO, du NPA-A, etc. Prochain rendez-vous de cet été : samedi 15 août à 10h, à l’entrée de la rue Lenepveu depuis la place du Ralliement. Palestine, solidarité !
Le « Manifeste pour une révolution écosocialiste – Rompre avec la croissance capitaliste » a été adopté par la 4e Internationale en 2025. C’est que le processus de révolution écosocialiste à différentes échelles territoriales, à dimension planétaire, est plus que jamais nécessaire : il s’agit désormais non seulement de mettre fin aux régressions sociales et démocratiques qui accompagnent l’expansion capitaliste mondiale, mais aussi de sauver l’humanité d’une catastrophe écologique sans précédent dans l’histoire humaine. Ces deux objectifs sont inextricablement liés. Les éditions du manifeste existent actuellement dans neuf langues ; d’autres éditions et traductions sont en préparation (notamment en slovène, bengali, urdu et tagalog). Ces différentes éditions sont accessibles ICI, sur le site de la 4e Internationale.
La droite et l’extrême droite, une nouvelle fois unies, ont validé à l’Assemblée nationale la version de la loi agricole révisée par le Sénat (voir le vote). De la réintroduction dérogatoire de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) au pillage de l’eau par l’agro-industrie (doublement des capacités de stockage de l’eau pour l’irrigation agricole), cette loi, qui survient alors que la crise climatique s’approfondit de jour en jour, encourage les fauteurs de catastrophes et les factieux : déjà, la Coordination rurale (extrême droite) appelle à bafouer les restrictions d’eau prises par les préfets à cause de la sécheresse. En Maine-et-Loire, on se souviendra que six des sept députés ont voté pour cette loi écocide : Anne-Laure Blin (3e/LR), Nicole Dubré-Chirat (6e/Renaissance), François Gernigon (1e/Horizons), Denis Masséglia (5e/Renaissance), Patricia Maussion (7e/Democrates) et Laetitia Saint-Paul (4e/Horizons). Quant à l’ex-PS et ex-macroniste Stella Dupont (2e), elle n’a guère eu le courage que de s’abstenir. Tout cela est irresponsable et criminel.
Samedi 18 juillet 2026 à partir de 10h rue Lenepveu à Angers, sensiblement plus de 100 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et de l’ensemble de ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques. Un représentant du syndicat FO santé-sociaux a relayé l’appel urgent à libérer le Dr Hussam Abu Safiya, arrêté à l’intérieur même de son hôpital en décembre 2024, et qui est aujourd’hui en danger de mort. L’AFPS est ensuite intervenue, soulignant la disparition de Gaza dans les grands médias et alertant sur la situation des enfants, spécifiquement pris pour cibles, et sur la situation en Cisjordanie. Après avoir insisté sur la nécessité de défendre nos droits de libre expression et de solidarité, le rassemblement s’est clos par la lecture de deux poèmes : espoir et résistance.