Angers/Palestine le 11 janvier : jusqu’à 300 au rassemblement !

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À cause du rassemblement d’une poignée de vieux fascistes autoproclamés « citoyens patriotes », le rassemblement hebdomadaire pour la Palestine s’est déplacé samedi 11 avril devant la Bourse du travail. Bientôt rejoint par une centaine de contre-manifestants antifascistes, il a atteint jusqu’à 300 personnes. Il y fut notamment question de la loi Yadan instaurant une police de la pensée visant la solidarité avec le peuple palestinien, et aussi du sort tragique des enfants de Gaza. Solidarité avec le peuple palestinien !

Suite de l’article :
-  1) Compte rendu de l’AFPS49
-  2) Point sur la loi Yadan (NPA-A)

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Compte rendu de l’AFPS49

Angers 11 avril 2026- 119ème rassemblement pour la Palestine

Malgré le rassemblement annoncé à 14h d’un groupuscule d’extrême-droite et d’une contre-manifestation antifasciste à Angers ce samedi 11 avril, ce sont 200 militants et sympathisants qui se sont de nouveau rassemblés à 15h sans aucun incident pour la 119ème manifestation à Angers depuis 2023, devant la Bourse du travail, à l’appel de l’AFPS49 et des 23 organisations habituelles qui soutiennent le peuple palestinien. Cette manifestation s’est trouvée rapidement amplifiée par l’arrivée d’une centaine de manifestants antifascistes.

Après un nouvel hommage au chanteur libanais d’origine palestinienne Ahmad Kaabour qui est décédé le 26 mars dernier, et après avoir écouté sa fameuse chanson « Ounadikom »,

Nous avons lu un extrait de la tribune de Pedro Sánchez, 1er ministre espagnol, parue dans le Monde Diplomatique, intitulée « Il faut sauver le multilatéralisme ». Cet appel à ne pas abandonner le droit international a été très applaudi et nous avons regretté que nos gouvernants français n’aient pas cette même détermination.

Nous avons ensuite évoqué le prix à payer par les peuples des pays « du Sud » du fait des sanctions imposées par les Occidentaux au nom de « leurs valeurs » : en 50 ans ce sont, au bas mot, plus de 39 millions de morts, essentiellement des personnes de moins de 15 ans et de plus de 60 ans du fait de la dégradation des services de santé, la suspension des aides et par un moindre accès aux ressources essentielles.

Nous avons également dénoncé la mise à jour 2026 du vadémécum de l’Éducation Nationale pour « Agir contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine, à l’école » qui normalise déjà l’esprit de la proposition de loi Yadan.

Nous avons fait un point d’actualité en Palestine et au Liban, dénoncé la légalisation par Israël de la peine de mort par pendaison réservée aux prisonniers palestiniens. Nous avons encouragé la poursuite des signatures des pétitions, l’une sur le site de l’Assemblée Nationale contre la proposition de loi Yadan, et l’autre au niveau européen ICE pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël.

Le Collectif Enfantiste 49 a ensuite lu un texte très émouvant (cf. ci-joint) à propos des enfants de Gaza.

Le Mouvement de la Paix est également intervenu pour exprimer l’opposition à l’esprit de guerre et de réarmement, y compris nucléaire, qui flotte actuellement dans les projets de nos dirigeants.

Après la lecture du poème de Malika Berak intitulé « Parlez de nous », tiré de son dernier tract poétique « Gaza encore » (Ed. Plan B), notre rassemblement s’est terminé par le rappel des deux événements à ne pas rater : les 8H pour la Palestine (flyer joint) le 25 avril et l’Assemblée Générale AFPS49 le 29 avril.

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La loi Yadan, une forme renouvelée du racisme

La proposition de loi dite « Yadan » intervient dans un contexte international marqué par la montée des logiques autoritaires, la fascisation de nombreux États et l’ingérence croissante des puissances impérialistes, au premier rang desquelles les États-Unis et Israël. Puissance dominante de la région, Israël mène une politique de guerre et d’occupation qui suscite une contestation grandissante. Dans ce contexte, la loi Yadan, qui condamne en fait toute critique d’Israël ou de la politique de son gouvernement, ou tout appel à la libération de la Palestine, est profondément inquiétante.

Une loi liberticide…

Derrière un discours prétendant lutter contre les discriminations, ce texte est avant tout liberticide. En assimilant la critique de l’État d’Israël à une forme de haine, il rend illégitime toute prise de position politique en solidarité avec le peuple palestinien. Il ouvre ainsi la voie à la répression des mobilisations, à l’interdiction de manifestations et à la criminalisation d’engagements militants. Défendre les droits des Palestinien·ne·s n’est pas et ne devrait jamais être un délit : c’est un combat pour la justice et l’égalité.

...qui dévoie la lutte antiraciste

En prétendant combattre l’antisémitisme, la loi Yadan l’instrumentalise. En entretenant l’idée que critiquer Israël reviendrait à s’en prendre aux Juives et Juifs, elle renforce un amalgame dangereux qui enferme ces dernier·e·s dans une identité nationale. Pire, elle construit l’idée que l’antisémitisme serait propre à certaines populations, invisibilisant son caractère structurel dans toute la société. Enfin, elle revient à offrir un blanc-seing à une politique agressive dans la région, comme le montrent les attaques contre l’Iran et le Liban. En protégeant un État de toute critique, cette loi sert les intérêts de l’impérialisme, notamment étatsunien, et affaiblit les solidarités internationales.

Refusons cette loi. Défendons nos libertés, un antiracisme cohérent et la solidarité entre les peuples !

Signons la pétition parlementaire contre la loi Yadan ! (plus de 650.000 signataires au 11 avril !)

11 avril, par NPA 49