Premier mai : 2000 à Angers dans l’unité retrouvée !

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Ce sont 2000 personnes qui ont manifesté à Angers ce premier mai 2026, avec toutes les organisations syndicales et toutes les organisations de gauche et écologistes. Avec celles et ceux de Cholet (200), Saumur et Segré, les manifestant·e·s ont massivement protesté contre les tentatives du gouvernement, des droites et de l’extrême droite (largement relayées par les médias bourgeois, dont Ouest-France) de remettre en cause le caractère chômé de la journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs. Un retour bienvenu de la mobilisation dans la rue !

Toutes les organisations syndicales étaient là, y compris FO qui pourtant n’avait pas signé l’appel unitaire CFDT-CGT-FSU-Solidaires-UE-UNEF. [1] Les banderoles, drapeaux, pancartes ou autocollants des organisations de gauche (LFI, Les Écologistes, PCF, NPA-R, LO, UCL, JOC...) étaient complétés par ceux des associations (LDH, Amnesty, CJA, XR, AFPS...). Toutes et tous dénonçaient les attaques contre les libertés ou le droit syndical. Beaucoup exprimaient leurs solidarités avec les victimes des fermetures de frontières (réfugié·e·s ou migrant·e·s) et des guerres impérialistes (de Gaza au Liban de Cisjordanie à l’Iran, sans oublier l’Ukraine). Numériquement, les manifestations en Anjou ont été du même niveau qu’en 2025, alors même qu’aucune mobilisation de rue n’a pu émerger ces derniers mois. C’est un puissant encouragement alors que les droites abondamment relayées par les médias bourgeois tentent par tous les moyens de diviser la classe travailleuse [2].

1er mai, par NPA 49

[1] D’ordinaire le 1er mai, FO ne se joint pas à la manifestation unitaire et fait bande-à-part. Que cette organisation syndicale ait dû cette année se joindre à la manifestation, même en clamant sa différence et ses divergences, montre que la pression pour l’unité syndicale a finalement payé.

[2] Le sinistre Retailleau s’y est encore essayé à Cholet ce premier mai en vantant « le travail » (famille, patrie !), c’est-à-dire dans sa bouche l’exploitation des salarié·e·s ! Le Courrier de l’Ouest s’y colle également en ne retenant de la manifestation angevine que le fait - hélas très habituel - que FO n’avait pas signé l’appel intersyndical unitaire ! Sans parler de Ouest-France qui depuis plusieurs jours ne manque pas de s’apitoyer sur les artisans-boulangers ou fleuristes qui seraient empêchés de travailler le 1er mai (alors que ce sont seulement les salarié·e·s qui sont protégé·e·s par l’interdiction légale...)