Environ 150 personnes se sont à nouveau réunies, pour la 122ème fois, samedi 9 mai, place du Ralliement à Angers, en réponse à l’appel hebdomadaire de l’AFPS49 et des 24 organisations partenaires qui soutiennent le peuple palestinien.

Nous avons commencé ce rassemblement par relater l’acte de piraterie dans la nuit du 29 avril contre la Global Sumud Flotilla. Le communiqué de l’AFPS national a été lu et nous avons rappelé l’exigence de libération de Thiago Avila et Saif Abukeshek qui ont été enlevés et sont toujours détenus dans les geôles israéliennes.

C’est avec beaucoup d’empathie et d’émotion que nous avons pris connaissance d’un écrit de Safa Siam, femme de Gaza exilée en France, expliquant, plus d’un an après son arrivée, la profondeur du traumatisme de l’arrachement lié à l’exil dans un pays d’accueil où, certes ses filles pourront grandir en sécurité, mais où dorénavant elle doit vivre avec un sentiment d’effondrement intérieur si difficilement dicible et partageable, qui resurgit à tout moment sans prévenir. Des mots très forts autour de la question de la liberté et de la désolation.
Nous avons ensuite lu la formidable lettre ouverte de Rami Abou Jamous (lauréat du Prix Nord-Sud du Conseil de l’Europe) au ministre Jean-Noël Barrot, lettre publiée dans la revue en ligne Orient XXI (cf. en pièce jointe) et écrite le 5 mai suite à la reprise par le ministre, devant le Sénat français, d’une formule de Golda Meir, reportant la responsabilité des massacres perpétrés par les Israéliens sur les « Arabes ».

Pour comprendre cette persistance du gouvernement français à vouloir perpétuer l’image de victime de l’État d’Israël, le texte intitulé « Du verbe à la force : comment l’État français protège l’ordre colonial israélien à Gaza » de Mehdi Belmecheri-Rozental, paru dans le magazine en ligne Yaani du 20 avril, a été lu et commenté (cf. en pièce jointe). Ce texte éclaire le fait que lorsque les discours officiels ne suffisent plus à légitimer la violence coloniale, car plus personne ne peut ignorer le génocide à Gaza, l’État français passe à la répression et à la criminalisation de la solidarité avec la Palestine.
Le rassemblement a pris fin, comme chaque semaine, après la lecture d’un poème.

- samedis 18 juillet à 10h : Rassemblement angevin (bimensuel en juillet et août) de solidarité avec le peuple palestinien. Devant l’hôtel Pincé, rue Lenepveu à Angers.
- samedis 1er août et 15 août à 15h : Rassemblement angevin (bimensuel en juillet et août) de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 29 septembre : mobilisation de la Fonction publique par la grève et manifestations à l’Appel de CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP.
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Une bonne centaine d’Angevin·e·s ont répondu, samedi 4 juillet, à l’appel de l’AFPS et de l’ensemble de ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques en solidarité avec le peuple palestinien. Le rejet de la politique génocidaire des gouvernants israéliens est aujourd’hui très majoritaire en France. Est-ce ce qui explique la surprenante déclaration du Ministère des Affaires étrangères du 30 juin mettant en garde les entreprises françaises contre les risques juridiques et réputationnels qu’elles pourraient encourir en investissant dans les colonies israéliennes ? C’est en effet bien loin des positions prises jusqu’alors par le ministre Barrot. Est-ce un premier résultat à opposer à celles et ceux qui nous objectent que nos manifestations de solidarité ne servent à rien ? Un point a également été fait sur la situation au Liban où, poursuivant ses massacres, l’objectif d’Israël est, plus clairement que jamais, de désintégrer ce pays y compris en l’amenant à une nouvelle guerre civile. La solidarité doit continuer à s’affirmer !
Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !