Le 26 août, une coulée de boue, de glace et de roches d’une violence et d’une ampleur inouïes a déferlé sur des vallées à la frontière du Népal et du Tibet. Elle a fait des centaines de mort·e·s et de disparu·e·s, même si le bilan reste difficile à établir. Elle a tout dévasté sur son passage, habitations et infrastructures, et de nouvelles coulées peuvent encore se produire.

Grâce aux images satellites, on en sait désormais davantage sur les causes de ce désastre : il résulte de l’effondrement d’une partie du glacier du Langtang Lirung, un sommet de l’Himalaya. La longueur de la brèche provoquée par le détachement des blocs de glace est estimée entre 1,5 et 2 km. La violence de cet effondrement a provoqué un séisme de magnitude 5,2 et des glissements de terrain : un véritable « tsunami des montagnes ».
L’accélération du bouleversement climatique est sans conteste à la source de cette catastrophe. Selon des glaciologues, « au cours des dernières semaines, il y a eu beaucoup d’écarts de températures anormaux dans la région. Ces fluctuations font alterner les fontes et les chutes de neige, ce qui fragilise les glaciers et les moraines. »
Plus globalement, les glaciers de l’Himalaya et de l’Hindou Kouch ont perdu environ 12% de leur superficie entre 1990 et 2020, avec un rythme de fonte deux fois plus rapide depuis 2000, ce qui augmente le risque de ruptures brutales de lacs glaciaires ou d’effondrement de glaciers.
Ce drame n’est pas une catastrophe naturelle. Il vient s’ajouter à la trop longue liste des phénomènes extrêmes dus au changement climatique. Il devrait sonner comme une sommation à laisser le gaz, le pétrole et le charbon dans le sol, et à mettre un coup d’arrêt à la déforestation.
Au-delà du choc, de la tristesse et de l’angoisse immenses face aux images du désastre, mais aussi de l’empathie et de la solidarité avec les victimes et de la colère contre les criminels climatiques, ce drame doit être pour nous un appel impérieux à agir sans délai, et surtout à construire la mobilisation qui se prépare pour le samedi 26 septembre prochain, pour la justice climatique et sociale.

- vendredi 18 septembre à 13h : rassemblement devant le lycée Blaise Pascal à Segré pour exiger la libération de Jülide Yacızı.
- samedi 19 septembre à 14h : Rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 19 septembre à 15h : Manifestation unitaire contre la loi dite du “Permis de tuer” (appel national). Place du Ralliement à Angers.
- vendredi 25 septembre à partir de 8h : Rassemblement devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons.
- samedi 26 septembre à 15h : Rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 26 septembre : Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale : Cholet à 14h place Travot ; Angers à préciser.
- mardi 29 septembre : mobilisation de la Fonction publique par la grève et manifestations à l’Appel de CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP.
- samedi 3 et dimanche 4 octobre à Chemillé : Mobilisation contre les canons français avec déambulation festive, pique-nique, concert, olympiades, restauration samedi soir, bal folk.
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Vendredi 4 et samedi 5 septembre, deux rassemblements (de 30 et 80 personnes, respectivement) se sont tenus successivement devant la sous-préfecture de Segré (où une délégation a été reçue par la sous-préfète) et devant la préfecture d’Angers pour exiger de l’État français qu’il intervienne afin d’obtenir de l’État albanais la libération de la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı. Cela fait plus d’un mois que cette réfugiée politique turque, reconnue comme telle par la France depuis 2021, est emprisonnée en Albanie (où elle partait en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Cela suffit ! Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Dans une lettre ouverte intitulée “Nous soutenons la lettre ouverte : Aux prisonniers politiques iraniens, pris « entre les deux lames d’une paire de ciseaux »” relayé par la 4e Internationale, le collectif « Iran anticolonial » et de nombreuses personnalités appellent à se solidariser avec les prisonniers politiques victimes de la dictature obscurantiste en Iran, tout en dénonçant l’agression impérialiste menée contre les peuples d’Iran par l’État d’Israël et les USA.
En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !
La section hispanique de la Quatrième Internationale réagit Face aux événements de Ceuta et livre son analyse. Lire aussi celle du courant al-Mounadila au Maroc : Nos jeunes se noient par dizaines en mer. Une alternative sociale globale n’est plus un luxe, mais une nécessité urgente. L’occasion de réfléchir aux causes et conséquences des politiques capitalistes alors que l’extrême droite et la droite multiplient les hurlements racistes les plus répugnants et que malheureusement une partie de la gauche continue à justifier la fermeture des frontières....
Ce matin, malgré le creux des vacances, nous étions une centaine en centre-ville pour dénoncer les crimes de l’État d’Israël en Palestine, de la Cisjordanie (où l’armée appuie et protège les attaques terroristes des fascistes issus des colonies) à Gaza (encore bombardée aujourd’hui à proximité immédiate de l’hôpital des Martyrs-d’Al-Aqsa, à Deir Al-Balah). Il y avait une dizaine de militant·e·s de LFI avec leurs drapeaux, de LO, du NPA-A, etc. Prochain rendez-vous de cet été : samedi 15 août à 10h, à l’entrée de la rue Lenepveu depuis la place du Ralliement. Palestine, solidarité !