Dernière rentrée pour la macronie. Après un été brûlant, le gouvernement est en bout de course et en difficulté, notamment avec le vote des budgets de l’État et de la Sécurité sociale. Macron joue le tout pour le tout avant la campagne présidentielle.

Un été accablant pour le gouvernement
Au début de l’été, l’affaire Lyhanna a mis tragiquement en lumière le manque de moyens de la Justice. Darmanin peut bien crier son exaspération face aux dizaines de milliers de dossiers de violences sur les enfants non traités : c’était sa responsabilité !
Puis nous avons pu voir les conséquences des restrictions budgétaires sur les services publics. Pompiers et services de secours ont eu du mal à faire face aux canicules et mégafeux qui accompagnent l’accélération du réchauffement climatique.
Et pour la rentrée de septembre, les fuites de données au niveau des finances publiques et de l’Éducation nationale mettent en péril un bon accueil des élèves et menacent les salaires de centaines de milliers de personnes.
Sur le front économique et social, rien ne change. Les renoncements en matière de lutte contre le réchauffement climatique et pour l’environnement ne sont plus à démontrer. Le marché continue de gouverner. Tandis que les prédateurs capitalistes se partagent les richesses et le monde, que la priorité est donnée au nucléaire et au réarmement, nous en payons le prix : hausse du prix de l’essence, augmentation du chômage et de la pauvreté.
Plus personne n’attendait rien d’eux, et pourtant ils ont quand même réussi à faire pire. Notre colère est légitime et nécessaire !
Construire un mouvement d’ensemble
Le calendrier social de la rentrée se remplit et chaque lutte a son importance : le lundi 7 septembre, grève féministe et rassemblements féministes contre les violences sexuelles ;

les 19 et 20 septembre, contre le « permis de tuer » pour les policiers ; le samedi 26 septembre, pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.

À cela s’ajoutent plusieurs dates de mobilisation. Les pompiers appellent à la grève du 8 septembre au 20 octobre. Le mardi 15 septembre, c’est au tour de l’Enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi des industries électriques et gazières et du secteur médico-social ; et le mardi 29 septembre, grève dans toute la fonction publique.

Aujourd’hui plus que jamais, l’importance d’une unité globale dans la mobilisation se fait sentir, pour préparer les nécessaires résistances de demain !

- lundi 12 octobre à 20h30 : Projection du film NAZA aux 400 coups suivie d’un débat avec l’AFPS49.
- mardi 13 octobre à 14h : manifestation des mouvements lycéens et étudiants et de leurs soutiens. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 17 octobre à 9h : rassemblement à l’appel des Gilets jaunes angevins (GJA). Jardin du Mail à Angers.
- samedi 17 octobre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du Ralliement à Angers.
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Vendredi 2 octobre à 18h, le rassemblement appelé par plusieurs syndicats (CGT, SNESUP-FSU, SUD, Union Étudiante, UNEF) devant la préfecture d’Angers en soutien aux lycéen·ne·s et étudiant·e·s en lutte a réuni 250 personnes. Outre des prises de parole réclamant des moyens et la fin de Parcoursup, un appel à mobilisation générale a été lancé pour le mardi 6 octobre. Un cortège est ensuite parti vers l’hôtel de ville en scandant « Nous ce qu’on veut, c’est de l’éducation et pas de la chair à canon ». La suite, mardi !
Vendredi 25 septembre, le rassemblement appelé dès 8h devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons a eu une issue heureuse : la relaxe ! Une baffe pour le pollueur visuel JCDecaux (qui demandait 20.000€ pour quelques affiches décrochées !) et le parquet (qui demandait 500€ d’amende à chacun), d’autant plus qu’un attendu de la décision du juge précise que la relaxe est en partie motivée par « l’importance du changement climatique, auquel peut contribuer la publicité » !
Vendredi 4 et samedi 5 septembre, deux rassemblements (de 30 et 80 personnes, respectivement) se sont tenus successivement devant la sous-préfecture de Segré (où une délégation a été reçue par la sous-préfète) et devant la préfecture d’Angers pour exiger de l’État français qu’il intervienne afin d’obtenir de l’État albanais la libération de la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı. Cela fait plus d’un mois que cette réfugiée politique turque, reconnue comme telle par la France depuis 2021, est emprisonnée en Albanie (où elle partait en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Cela suffit ! Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Dans une lettre ouverte intitulée “Nous soutenons la lettre ouverte : Aux prisonniers politiques iraniens, pris « entre les deux lames d’une paire de ciseaux »” relayé par la 4e Internationale, le collectif « Iran anticolonial » et de nombreuses personnalités appellent à se solidariser avec les prisonniers politiques victimes de la dictature obscurantiste en Iran, tout en dénonçant l’agression impérialiste menée contre les peuples d’Iran par l’État d’Israël et les USA.
En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !