Les marches pour le climat et la justice sociale du 26 septembre (Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale) ont été un succès notable en Anjou avec 2000 manifestant·e·s à Angers et près de 500 à Cholet (nos comptages). Face à l’aggravation de la situation climatique, face aux politiques écocidaires des capitalistes et de leurs représentants politiques, ce retour - après une trop longue éclipse - des marches pour le climat et la justice sociale est tout-à-fait bienvenu ! Sortons du capitalisme avant qu’il ne soit trop tard !

Avec 2000 participant·e·s, la marche s’est déroulée pendant plus de 2 heures dans les rues du centre-ville. Ponctuée par plusieurs sit-in, elle a été dynamique, à la mesure de son succès.
Au jardin du mail avant le départ, il y avait plusieurs stands associatifs : Attac, Amnesty, FNE Anjou, et LFI. Plusieurs interventions furent faites au micro depuis le kiosque à musique : LFI, PCF (les deux avec un discours anticapitaliste), Les Écologistes (avec appel à l’union de la gauche), Confédération Paysanne et France Nature Environnement (organisatrice principale). Des drapeaux du NPA-A, de l’UCL et de LO étaient perceptibles dans la foule (mais pas du PS). La présence de la CGT et de la CFDT était également visible et il y a eu un petit cortège de Solidaires. Plusieurs groupes de militant·e·s LFI se sont répartis avec leurs drapeaux dans toute la manif.
S’il y eut beaucoup de jeunes, scandant des slogans alternativement antifascistes et anticapitalistes, constatons qu’ils étaient moins hégémoniques que lors des marches pour le climat d’il y a quelques années. Le mélange des générations était cette fois plus marquant. Les mobilisations à venir sont susceptibles de les mobiliser encore davantage...


Post scriptum : Dans son édition du dimanche 27 septembre, Ouest-France rapporte de façon curieuse les marches de la veille. En page 7, le titre de son compte rendu, « Pas de marée humaine pour le climat », s’accompagne d’une comparaison des chiffres de participation aux marches dans quelques villes de l’Ouest (et à Marseille !) avec le nombre de fidèles rassemblés par le pape ! Toute honte bue : les manifestations pour le climat et la justice sociale n’ont guère été annoncées dans Ouest-France alors qu’il était difficile à ses lecteurs et lectrices d’échapper cette semaine aux “une” successives et aux pages entières consacrées de façon hagiographique à la visite de Léon XIV. Tant qu’à faire des comparaisons, il faut comparer avec ce qui est comparable, par exemple avec les dernières marches pour le climat en date. Celle du dimanche 28 septembre 2025 n’avait pu réunir que 260 personnes à Angers. Il faut ensuite remonter à 2022... la marche du 12 mars avait réuni 500 personnes, celle des jeunes du 25 mars, 400... De fait, les marches pour le climat n’avaient pas réuni autant de monde depuis la crise du COVID que ce 26 septembre 2026. C’est aussi un travail de journaliste que d’aller chercher dans les archives.
- lundi 12 octobre à 20h30 : Projection du film NAZA aux 400 coups suivie d’un débat avec l’AFPS49.
- mardi 13 octobre à 14h : manifestation des mouvements lycéens et étudiants et de leurs soutiens. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 17 octobre à 9h : rassemblement à l’appel des Gilets jaunes angevins (GJA). Jardin du Mail à Angers.
- samedi 17 octobre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du Ralliement à Angers.
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Vendredi 2 octobre à 18h, le rassemblement appelé par plusieurs syndicats (CGT, SNESUP-FSU, SUD, Union Étudiante, UNEF) devant la préfecture d’Angers en soutien aux lycéen·ne·s et étudiant·e·s en lutte a réuni 250 personnes. Outre des prises de parole réclamant des moyens et la fin de Parcoursup, un appel à mobilisation générale a été lancé pour le mardi 6 octobre. Un cortège est ensuite parti vers l’hôtel de ville en scandant « Nous ce qu’on veut, c’est de l’éducation et pas de la chair à canon ». La suite, mardi !
Vendredi 25 septembre, le rassemblement appelé dès 8h devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons a eu une issue heureuse : la relaxe ! Une baffe pour le pollueur visuel JCDecaux (qui demandait 20.000€ pour quelques affiches décrochées !) et le parquet (qui demandait 500€ d’amende à chacun), d’autant plus qu’un attendu de la décision du juge précise que la relaxe est en partie motivée par « l’importance du changement climatique, auquel peut contribuer la publicité » !
Vendredi 4 et samedi 5 septembre, deux rassemblements (de 30 et 80 personnes, respectivement) se sont tenus successivement devant la sous-préfecture de Segré (où une délégation a été reçue par la sous-préfète) et devant la préfecture d’Angers pour exiger de l’État français qu’il intervienne afin d’obtenir de l’État albanais la libération de la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı. Cela fait plus d’un mois que cette réfugiée politique turque, reconnue comme telle par la France depuis 2021, est emprisonnée en Albanie (où elle partait en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Cela suffit ! Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Dans une lettre ouverte intitulée “Nous soutenons la lettre ouverte : Aux prisonniers politiques iraniens, pris « entre les deux lames d’une paire de ciseaux »” relayé par la 4e Internationale, le collectif « Iran anticolonial » et de nombreuses personnalités appellent à se solidariser avec les prisonniers politiques victimes de la dictature obscurantiste en Iran, tout en dénonçant l’agression impérialiste menée contre les peuples d’Iran par l’État d’Israël et les USA.
En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !