4e Internationale et écologie : Débat sur la société future

Partager

Le Comité international de la 4e Internationale a discuté en 2019 d’une « Proposition pour un débat programmatique ». Il a alors décidé de poursuivre largement et publiquement le débat sur la conception d’une nouvelle société que peut porter la 4e Internationale. Dans cette optique, il a demandé à trois de ses commissions de développer la réflexion, en plus de l’organisation d’une activité permanente dans les mouvements sociaux existants. Ces trois commissions – sur l’écologie, les questions LGBTIQ et l’oppression des femmes et le féminisme – ont chacune rédigé une courte contribution pour développer cette discussion. Nous reproduisons ici la contribution de la Commission écologie, écrite avant la pandémie de Covid-19.

Quelques notes pour contribuer à notre débat sur la société future

Avertissement de la Commission écologie : Cette contribution au débat dans la IVe Internationale sur la « Société future » reprend une série d’éléments du document « La destruction capitaliste de l’environnement et l’alternative écosocialiste » mais aussi des pistes explorées de manière plus personnelle par des auteur·es, membres ou non de notre courant. Elle devrait sans doute distinguer davantage ce qui relève de la société que nous voulons de la stratégie pour y mener. Enfin des questions sont seulement évoquées car feront nécessairement l’objet d’autres contributions (question de la reproduction sociale, de la démocratie…)

Notre projet pour une société future doit impérativement articuler la dimension de l’émancipation sociale et politique avec l’impératif de stopper la destruction du vivant, le basculement climatique, l’effondrement de la biodiversité… et la nécessité de réparer autant que faire se peut les dommages déjà causés.

« Il n’y a pas de solution à la crise écologique dans le cadre du capitalisme, un système entièrement dévoué au productivisme, au consumérisme, à la lutte féroce pour les “parts de marché”, à l’accumulation du capital et à la maximisation des profits. Sa logique intrinsèquement perverse conduit inévitablement à la rupture des équilibres écologiques et à la destruction des écosystèmes. » [1] L’abolition du capitalisme est une condition indispensable, mais en aucun cas suffisante.

Sortir de la crise écologique nécessite d’aller au-delà de la critique du mode de production capitaliste. Une révolution culturelle est nécessaire, qui devra continuer bien au-delà de l’abolition du capital.

Déconstruire la propriété, construire le commun

Les groupes capitalistes des secteurs de l’énergie, de l’industrie chimique, de la banque et du crédit, des transports, de l’agro-industrie, de la construction… sont responsables de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre comme de la destruction de la biodiversité.

La logique d’accumulation par dépossession s’étend sans cesse à de nouveaux terrains (eau, forêts…). La privatisation/marchandisation est même présentée comme le moyen non seulement d’optimiser la production mais aussi de préserver les ressources : marché des droits à polluer, propriété intellectuelle sur le vivant…

L’expropriation des groupes capitalistes et l’abolition de la propriété privée des ressources naturelles et des ressources du savoir s’imposent. Mais au-delà se pose la question de quelle socialisation ? Quels systèmes (énergétiques, de transports, agricoles…) renouvelables, décentralisés et efficients, selon les impératifs écologiques et sociaux ? Quelle gestion commune et démocratique des ressources en fonction des besoins humains réels, dans le respect du bon fonctionnement et des capacités de renouvellement des écosystèmes ?

Ces questions nous amènent à déconstruire la notion de propriété au profit d’une conception du commun. Le commun est un processus social et non un donné naturel qui ferait de certains domaines des communs par essence. C’est d’abord une construction démocratique (une institution), le fruit d’un processus démocratique de délibération pour définir quels usages ? pour qui ? Mais aussi – par exemple pour la terre, l’eau, les forêts… – quelles obligations de prendre soin, de réparer ? Il s’agit d’une construction sociale infiniment plus riche que la propriété exclusive, qui remet au centre la démocratie et rompt avec la marchandisation qui uniformise tout ce qu’elle touche en le ramenant à une valeur marchande, quantifiable et interchangeable.

Transformer radicalement l’appareil productif

L’appareil productif n’est pas neutre, il est tout entier construit, organisé pour l’accumulation capitaliste, le pillage impérialiste…

Des technologies sont effectivement destructrices (nucléaire, armement, biocides, pétrochimie, élevage industriel…), des secteurs d’activité sont inutiles et destructeurs comme la publicité… et l’expropriation des capitalistes n’y changera rien !

Il ne s’agit pas seulement d’exproprier et socialiser l’appareil productif, mais d’en transformer radicalement la conception. L’agriculture est un exemple de la rupture nécessaire pour passer de l’agriculture industrielle à une agriculture écologique, paysanne, de proximité qui assure la souveraineté alimentaire et la protection de la biodiversité.

Les exigences de localisation de la production et de souveraineté alimentaire s’inscrivent dans une perspective autogestionnaire et internationaliste.

« Étendre l’anticapitalisme aux objets » [2]

Dans tous les domaines, il s’agit de passer de la production de marchandises (valeur d’échange) à la production de valeurs d’usage démocratiquement déterminées. Et ça change tout : au lieu du tout-jetable à l’obsolescence programmée, gaspilleur et énergivore, les objets seraient robustes, démontables/réparables, réutilisables, et recyclables en fin de vie (si fin il y a). Ces objets pourraient aussi être beaux en résorbant la division entre l’art et la vie dans une sorte de « communisme du luxe » !

Extension de la sphère de la gratuité

La démarchandisation passe aussi par l’extension de la sphère de la gratuité, comprise comme le libre accès égalitaire aux biens (produits alimentaires de base) et aux services (transports publics, enseignement, soins de santé…) tout en assumant des choix sociaux et écologiques : gratuité de l’énergie et de l’eau nécessaires aux besoins de base et, au-delà de ce seuil, tarification fortement progressive en fonction de la consommation pour combattre le gaspillage.

Travailler moins

La réduction massive et collective du temps de travail est cohérente avec la réduction de la production matérielle et des transports (même si certaines productions comme l’agriculture par exemple demanderont plus de travail vivant). Elle devrait s’accompagner d’une forme d’échelle mobile du temps de travail pour répartir le travail utile. Elle libérerait du temps pour des activités sociales, politiques, ludiques, artistiques, érotiques… Le « Règne de la liberté » selon Marx.

Le partage du travail nécessaire doit se concevoir d’emblée comme incluant la sphère de la reproduction sociale. Aujourd’hui les femmes assument gratuitement la plus grande partie des travaux de reproduction dans le cadre de la famille, et ce travail est invisible car ne passant pas par le marché. Une autre organisation du travail devra dé-féminiser, dé-privatiser et reconnaître la place essentielle des soins aux enfants, aux malades, aux personnes âgées et globalement de prendre soin/réparer le vivant.

Changer le travail

Mais il ne suffit pas de réduire la durée du travail, il faut aussi contester sa finalité, son contenu, son organisation et sa division, s’attaquer au travail contraint, aliéné, à ce que Marx appelle un travail « pour ainsi dire dénué de toute qualité ». Les salarié·es n’endurent pas seulement l’usure physique, mais aussi la souffrance générée par ce travail mal fait qui n’a pas de sens.

Pour en finir avec la dépossession des travailleurs de la maîtrise de leur travail, pour redonner toute leur place aux connaissances concrètes, pratiques et réelles du processus de travail, aux savoir-faire collectifs et individuels, il faut sortir du salariat comme rapport social de domination, construire une véritable autogestion des unités de production.

Produire autrement c’est aussi sortir du cercle infernal « travail aliéné, loisirs aliénés et consommation aliénée ».

Articuler autogestion et planification

La production, la distribution, la consommation doivent être organisées non seulement par les « producteurs et productrices » mais par l’ensemble de la société. La planification démocratique doit permettre aux hommes et aux femmes de se réapproprier comme citoyen·es, habitant·es, usager·es, les grands choix sociaux relatifs à la production, de décider de ce qu’il faut produire. Ce niveau de démocratie économique et politique doit s’articuler avec un autre niveau, celui qui nous permet en tant que travailleur·es, producteur·es de maîtriser la gestion et l’organisation de son unité de travail, de décider la manière de produire. C’est la combinaison de ces différents niveaux de démocratie qui permet la coopération et non la concurrence, une gestion effectivement rationnelle d’un point de vue écologique et social, épanouissante d’un point de vue humain, à l’échelle de l’atelier, l’entreprise, la branche… mais aussi de la commune, de la région, du pays et même de la planète !

Sur les besoins

Le capitalisme crée sans cesse de nouveaux besoins artificiels, néfastes – à la fois insoutenables et aliénants. Dans le même temps des besoins vitaux ne sont pas/plus satisfaits.

Le consumérisme, comme le productivisme, est inhérent à ce système. L’addiction consumériste est profondément ancrée en chacun·e de nous. Comment en sortir ? Comment définir les besoins qui doivent être satisfaits en vue d’une vie bonne ? En prenant en compte que ces besoins doivent être « universalisables » et non réservés à quelques-un·es, ou à certaines parties du monde.

La société capitaliste a pour devise : « ce qui est bon pour tous ne vaut rien, tu ne seras respectable que si tu as mieux que les autres ». Gorz propose de lui opposer une autre devise : « Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul est digne d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse personne ». La déconstruction des besoins artificiels et la définition des besoins à satisfaire doivent être l’objet de la délibération collective.

L’être plutôt que l’avoir

« La seule liberté possible est que l’homme social, les producteurs associés règlent rationnellement leurs échanges avec la nature, qu’ils la contrôlent ensemble au lieu d’être dominés par sa puissance aveugle et qu’ils accomplissent ces échanges en dépensant le minimum de forces et dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine. Mais cette activité constituera toujours le royaume de la nécessité. C’est au-delà que commence le développement des forces humaines comme fin en soi, le véritable royaume de la liberté » [3]. Le règne de la liberté commence au-delà du travail, donc de la sphère de la production. La vraie richesse ne réside pas dans pas l’accroissement infini de biens – l’avoir – mais la réduction de la journée de travail, et l’accroissement du temps libre – l’être. Cela implique de renoncer au joker de l’abondance et d’assumer que la liberté réside dans l’autolimitation et non dans l’illimitation qui est forcément aliénante.

Campagnes, villes… bidonvilles…

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la population urbaine dépasse la population rurale. Au début du XXe siècle, seulement une personne sur 10 vivait en ville, cent ans plus tard, plus d’une sur deux. Selon les prévisions, la population citadine pourrait atteindre 70 % de la population mondiale en 2050. Près de la moitié de l’urbanisation se fait aujourd’hui via les bidonvilles, notamment dans les régions les plus pauvres du monde.

Au-delà de l’impératif de casser la spéculation foncière, de libérer la ville (pas seulement) de la voiture au profit des transports en commun, des espaces récréatifs et de la mobilité douce (espaces réservés aux piétons et aux cyclistes), de la « désartificialiser » (agriculture urbaine et maraîchage communautaire, restauration des biotopes enchâssés dans le tissu urbain) se pose la question d’une politique de long terme visant à rééquilibrer les populations urbaines et rurales et à dépasser l’opposition entre villes et campagnes. Se pose aussi la question de préserver et/ou de reconstituer des communautés humaines vivables, durables, à une échelle permettant une démocratie réelle.

Humains/non-humains

On peut affirmer que pour en finir avec le traitement abject infligé aux animaux mais aussi pour la santé, la réduction des émissions de GES, la préservation de la biodiversité… il faut réduire radicalement la consommation de viande et en finir avec l’industrie de la viande, la pêche industrielle… Mais cela n’épuise pas la question des relations entre humains et non-humains.

Nous n’avons pas (encore) avancé collectivement sur cette question. Il s’agit plutôt de nourrir notre réflexion. Ce passage est donc fait d’apports divers, il doit beaucoup au travail de Daniel Tanuro.

Pour Daniel Bensaïd dans un article de 2003 : « On peut cependant se demander s’il est indispensable d’aborder la responsabilité envers les animaux d’un point de vue moral (difficile à fonder), et non simplement d’un point de vue écologique. Pourquoi moraliser l’écologie au point de ressusciter des transcendances qui évoquent les anciennes théologies naturelles et la sacralisation du vivant ? N’est-ce pas jouer un anthropocentrisme (celui du privilège humain de pouvoir penser le monde en termes moraux) contre un autre (celui d’un humanisme égoïste plaçant l’humanité au sommet de la création) ? Ne serait-il pas plus sage de concevoir l’interdépendance des êtres dans l’écosystème et leurs responsabilités réciproques du point de vue de l’éthique immanente et profane d’une écologie critique ? » [4]

Au moins deux questions :

Comment vivre avec les animaux ?

On peut explorer la voie proposée par Jocelyne Porcher [5] pour qui les animaux ne doivent pas être vus comme des « objets du travail » mais comme des collaborateurs particuliers dans « le monde humain du travail ». Il ne s’agit pas seulement de bien-être mais de reconnaissance de ce que les animaux apportent spécifiquement au travail. « Il s’agit donc, au fond, de mettre en place une sorte de droit du travail (ou au travail) des animaux domestiques, qui poserait les bases de nos obligations envers eux en fonction du travail que nous attendons d’eux et de ce qu’ils en attendent ». Un droit du travail qui implique « aussi d’offrir aux animaux les conditions de vie le plus en accord avec leur monde propre et leurs goûts », en intégrant le fait que, « comme pour les salarié·es, il y a une vie en dehors du travail et après les années de travail ».

Réapprendre à « penser en deux »

À partir de son travail avec les Ruma, l’anthropologue Eduardo Kohn [6] défend l’idée que l’extrême complexité et le danger permanent de la sylve équatorienne ont fait de la capacité d’interprétation des signes produits par les non-humains une condition de survie des humains dans ce milieu particulier.

Il invite à assumer notre dualité d’espèce « anaturelle par nature ». Rendus « trop humains » par la modernité, nous devons réapprendre à « penser en deux ». Et il plaide pour un « processus ardu de décolonisation de la pensée » visant à « ménager de la place pour un autre type de pensée – un type de pensée plus vaste, qui englobe l’humain et le soutient ». « Le type de pensée qui pense à travers les vies des gens comme les Runa (ou les autres) qui interagissent intimement avec les êtres vivants de la forêt d’une façon qui amplifie la logique distinctive de la vie ». Ce type de pensée ne peut exister sans contact avec les autres formes du vivant, plantes et animaux. Kohn n’est pas tourné vers le « bon vieux temps » mythifié mais vers un futur à construire d’urgence, et c’est au nom de l’intérêt humain qu’il argumente contre l’anthropocentrisme : « Si nous voulons survivre à l’Anthropocène, cette ère indéterminée qui est la nôtre, dans laquelle le monde au-delà de l’humain est de plus en plus transfiguré par le trop-humain, nous devons cultiver activement ces manières de penser (…) apprendre à prêter attention aux genres de vies qui existent au-delà de l’humain, de manière à permettre à la logique de la vie au-delà de l’humain de travailler en nous ».

L’anthropologue Philippe Descola explique que pour les Achuars d’Amazonie « les non-humains étaient tout sauf la nature. C’étaient des partenaires sociaux qui n’étaient pas divinisés ni sacralisés puisqu’on les chassait, qu’on les mangeait, plantes comme animaux. Néanmoins, ils étaient dotés d’une dignité de sujets qui permettait une communication de sujet à sujet ».

Humanité-nature

Au cours du XXe siècle, les pays du dit « socialisme réel » ont été incapables d’offrir une alternative à la destruction productiviste de l’environnement, à laquelle ils ont contribué de façon importante.

Le bilan de l’URSS, de la Chine et des pays de l’Est ne peut pas être attribué exclusivement à la dégénérescence bureaucratique et à la contre-révolution stalinienne.

Sur le plan idéologique, elle fut favorisée en partie par l’imprégnation du mouvement révolutionnaire par les conceptions scientifiques mécanistes. Ces conceptions, qui doivent être analysées dans leur contexte historique, ont déterminé une vision de l’environnement comme un élément à dominer, modelable à volonté et sans limites. Ces idées étaient présentes dans la plupart des tendances du mouvement ouvrier, même dans l’opposition de gauche au stalinisme.

Pour Philippe Descola, « la nature, cela n’existe pas. La nature est un concept, une abstraction. C’est une façon d’établir une distance entre les humains et les non-humains (…) qui a pris sa forme définitive avec la révolution scientifique (…), un dispositif métaphysique, que l’Occident et les Européens ont inventé pour mettre en avant la distanciation des humains vis-à-vis du monde, un monde qui devenait alors un système de ressources, un domaine à explorer dont on essaye de comprendre les lois ». Il ajoute : « le capitalisme a besoin de ce soubassement que j’ai appelé le naturalisme ; c’est-à-dire cette distinction nette entre les humains et les non-humains, la position en surplomb des humains vis-à-vis de la nature. » Et il propose d’« inventer des formes alternatives d’habiter la Terre, des formes alternatives de s’organiser entre humains et d’entretenir des relations avec les non-humains. »

Il s’agit de développer pas à pas une nouvelle conscience écologique, une nouvelle cosmogonie, une nouvelle culture développant des valeurs de respect, de soin et de prudence. L’humanité a causé beaucoup de destructions écologiques, mais il n’y a aucune raison de penser que l’intelligence et la sensibilité humaines ne puissent pas nous permettre de réapprendre ce que les conceptions mécanistes de la nature nous ont fait oublier, de prendre soin de l’environnement, de reconstruire ce qui peut l’être et d’inventer, ce faisant, une nouvelle culture de notre relation avec le reste de la nature.

La vision de « la vraie nature » comme la nature sans l’être humain est anhistorique et misanthrope. Elle n’apporte aucune solution réelle, vu que cette « vraie nature », vierge, n’existe nulle part sur la surface du globe. Face à cette impasse, la cosmogonie des peuples indigènes (la Terre-Mère) constitue une source d’inspiration pour une autre conception des rapports humanité-nature, une conception libérée de la monomanie de la valeur et de la rationalité instrumentale propre aux « eaux glacées du calcul égoïste ». Mais c’est une source d’inspiration, pas un produit d’exportation. Une société communiste, sans classes, ressemblera à certains égards aux sociétés dites « primitives », mais sera cependant bien différente, vu le niveau de développement des forces productives. De même, cette société élaborera une conception des rapports humanité-nature qui, probablement, ressemblera à certains égards à celle des peuples indigènes, mais sera néanmoins différente. Une conception dans laquelle les notions éthiques de précaution, de respect et de responsabilité, ainsi que l’émerveillement devant la beauté du monde, interféreront en permanence avec une appréhension scientifique à la fois de plus en plus fine et de plus en plus clairement incomplète.

1er août, par NPA 49

[1] Michael Löwy, « XIII thèses sur la catastrophe (écologique) imminente et les moyens (révolutionnaires) de l’éviter », Inprecor n° 670/671 de janvier-février 2020.

[2] Cf. Razmig Keucheyan, Les besoins artificiels – Comment sortir du productivisme, Éd. Zones, Paris 2019, p. 137.

[3] K. Marx, Le Capital, livre III, p. 198, Éditions sociales, Paris 1977.

[4] Daniel Bensaïd, Un monde à changer – mouvements et stratégies, collection La Discorde, Textuel, Paris 2003.

[5] Jocelyne Porcher, Vivre avec les animaux – Une utopie pour le XXIe siècle, La Découverte, Paris 2014.

[6] Eduardo Kohn, Comment pensent les forêts, Zones sensibles, Bruxelles 2017.