Angers : quel plan pour le « monde d’après » ?

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Depuis le début de la crise sanitaire au printemps, différentes initiatives ont été prises, en particulier sous forme de tribunes, d’appel ou de pétition issues du mouvement social. Notamment, la tribune-pétition « Plus jamais ça » a rassemblé d’importantes forces syndicales et associatives. Elle a même constitué un cadre unitaire d’expression et de protestation contre la politique du gouvernement, voire de condamnation du système capitaliste « pour reconstruire ensemble un futur, écologique, social et démocratique, en rupture avec les politiques menées ». Un « plan de sortie de crise pour le monde d’après » a ensuite été élaboré, comportant 34 propositions.

C’est ce cadre unitaire qui s’est décliné à Angers, ce samedi 26 septembre 2020, place du Ralliement, de 14h à 17h (Lire le tract d’Appel). Les organisations angevines participantes (ATTAC 49, Cité Jaune Angers, CGT UD49, Extinction Rebellion, FSU 49, GreenPeace 49, Justice Climatique Angers, Solidaire 49, UNEF, UNL, Youth For Climate) avaient monté des barnums et tables de presse, des prises de parole ont eu lieu (FSU, Confédération paysanne, Mouvement de la paix, etc.) et de nombreuses discussions ont pu voir le jour à cette occasion. Parallèlement, en écho à la marche mondiale pour le climat de la veille, Youth for Climate avait dès le matin organisé un boycott du MacDonald du Bd Foch, lequel a fini par baisser le rideau...

Ce fut sans doute, la première grande initiative unitaire de la rentrée. Elle a interpellé des dizaines de personnes, militantes ou simplement passantes. À ce titre, elle était bienvenue. La dénonciation des cadeaux faits aux grandes entreprises, alors que dans le même temps les services publics - et en particulier les hôpitaux - manquent de tout, a été vigoureuse. Les 34 propositions elles-mêmes, si elles étaient appliquées, représenteraient une avancée incontestable, au moins contre le néolibéralisme de la bourgeoisie au pouvoir. Cependant, on ne peut s’en contenter. La logique profonde du capitalisme est antisociale et écocidaire. L’urgence sociale et écologique, aujourd’hui, impose de sortir très rapidement de ce système où la recherche du profit passe fatalement par l’épuisement des humains et de la nature. Il faut donc construire des propositions plus radicales encore. Seul un programme de transition vers l’écosocialisme peut permettre une rupture avec le “réalisme capitaliste” qui obscurcit les consciences. Ce n’est pas seulement un changement de politique qu’il faut exiger : il faut en inventer une autre, qui redonne confiance et permette à la fois un changement radical d’organisation sociale et de renouer - en le préservant - avec notre environnement naturel. Gageons qu’à sa petite échelle l’initiative de ce samedi aura pu y contribuer !

26 septembre, par NPA 49