Contre le gouvernement et le patronat, imposer un bouclier social et sanitaire !

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Politique sanitaire catastrophique, licenciements et suppressions de postes en masse, décisions écocides : gouvernement et patronat nous conduisent droit dans le mur. Seules nos mobilisations, notre capacité à les faire converger, peuvent empêcher l’aggravation de la situation sociale et écologique.

Une catastrophe sanitaire annoncée

En six mois le gouvernement n’a rien engagé pour anticiper un nouveau développement de l’épidémie. Il a opté pour une gestion libérale de la crise sanitaire, préférant faire la morale voire sanctionner les contrevenant.e.s plutôt que de déployer une véritable politique de santé publique. Le masque, obligatoire sur les lieux de travail, est souvent à la charge des salarié.e.s. Les tests pratiqués ne répondent à aucune logique de ciblage des populations symptomatiques et de leurs contacts. Le système de tests PCR s’est effondré et il est devenu quasiment impossible de tester, de tracer, d’isoler, les délais ayant explosé.

C’est le résultat d’une dégradation continue du système de santé publique, orchestré sciemment par un gouvernement qui n’a rien fait pour répondre au manque de moyens matériels et humains. Une gestion catastrophique qui a conduit à la saturation des laboratoires et qui risque de saturer à nouveau l’ensemble des hôpitaux, comme à Marseille.

À l’inverse de cette politique criminelle, il faut imposer des mesures d’urgence, notamment la distribution de masques gratuits, l’achat de matériel pour tester plus rapidement, l’embauche massive de personnels soignants, tout en diminuant leur temps de travail et en augmentant leurs salaires.

Une crise qui a bon dos...

Sanofi, Airbus, Nokia, Bridgestone… Des dizaines de milliers de suppressions de postes, de licenciements, les fermetures de sites : aucun secteur n’est épargné, qu’il s’agisse de l’automobile, de la grande distribution, des télécommunications, des transports, en n’oubliant pas les suppressions de postes dans la sous-traitance, le non-renouvellement des contrats précaires... Cela sans parler du chantage sur les salarié.e.s avec les accords de performance collective qui contraignent d’accepter des conditions de travail plus dures pour échapper aux licenciements.

Une véritable saignée alors que l’État gave les entreprises d’argent public : des milliards versés dans le cadre du « plan de relance », qui viennent s’ajouter aux 20 milliards d’exonérations annuelles du CICE, du CIR, ou des cotisations sociales qui plombent lourdement la Sécurité sociale. Pour les capitalistes, la récession économique est un permis de licencier sans entrave, de se livrer à aux « restructurations » déjà prévues et de privatiser encore plus le secteur de la santé.

Pour faire face à cette situation dramatique, il faut imposer la protection du monde du travail par l’interdiction des licenciements, l’embauche des précaires, la réduction du temps de travail et son partage entre toutes et tous sans perte de salaire, l’augmentation des salaires (nets et bruts !) et des minima sociaux.

Résister ensemble !

Imposer un bouclier sanitaire et social nécessite de construire un meilleur rapport de forces pour les salarié.e.s malgré la difficulté de la période qui produit atomisation, peur du lendemain, et même peur de mourir.

Le patronat nous conduit toujours plus au désastre, et l’État fait mine de jouer les arbitres mais n’a aucune réponse à la crise du capitalisme, et pour cause ! Sur le front de l’écologie, le gouvernement œuvre d’ailleurs ouvertement en faveur des marchands de pesticides en ré-autorisant les néonicotinoïdes et des opérateurs de téléphonie en lançant la 5G au mépris de son coût environnemental et sanitaire. Il prône sans remords le “business as usual” et le productivisme alors que le réchauffement climatique met en danger à court terme notre survie et la vie tout court.

Pour enrayer cette catastrophe, nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations, la coordination de nos luttes, la mobilisation générale, les grèves… De premières ripostes s’organisent, comme aux fonderies du Poitou ou à Cargill dans le Nord, ou à Valeo à Écouflant dans notre département. Les mobilisations pour la justice sociale et climatique reprennent également, après des mois de crise sanitaire.

Imposer des mesures d’urgence implique nécessairement la rupture avec la domination des capitalistes sur l’économie, sous peine de sombrer davantage dans la barbarie sociale et écologique dans laquelle leur système plonge l’humanité.

29 septembre, par NPA 49