Ce sont 450 personnes qui se sont rassemblées dimanche 2 juillet à St Sylvain d’Anjou, au nord-est d’Angers, contre le projet de ZI La Nouvelle Océane sur 125ha de bois, zones humides et terres agricoles. La manifestation organisée par le collectif “Les Soulèvements de l’Anjou” et soutenue par par un large panel d’associations, syndicats et partis s’est terminée par un pique-nique géant et festif dans un champ promis au béton par l’agglomération ALM. La mobilisation ne s’arrêtera pas là : non à l’artificialisation de nouveaux espaces naturels ! Retrait du projet “La Nouvelle Océane” !
Depuis la mort de Nahel, les quartiers populaires se mobilisent. Cette mobilisation est légitime. La source de la violence est du côté de l’État français, de sa police, de ses représentants actuels, Darmanin et Macron, et passés. Ils sont les seuls responsables de ce qui est arrivé et de ce qui arrive aujourd’hui. Il faut désarmer la police au contact de la population, immédiatement. Et Darmanin doit démissionner.
En dépit du fait que la presse locale n’avait pas relayé l’appel unitaire à manifester contre la dissolution des Soulèvements de la Terre, ce sont plus de 250 personnes qui se sont rassemblées place du Ralliement à Angers, mercredi 28 juin à 18h30. Des prises de parole et lectures de poèmes ou de textes ont été faites devant une assemblée déterminée à ne rien lâcher face à un pouvoir autoritaire qui, loin d’agir pour préserver la biosphère, est le relais du capitalisme et de l’agro-industrie.
Nous reproduisons un appel unitaire angevin à se joindre au rassemblement de protestation programmé à 18h30, place du Ralliement à Angers, contre la dissolution par le gouvernement Macron-Darmanin du collectif écologiste « Les Soulèvements de la Terre ». Alors que le gouvernement s’enferme dans une dérive autoritaire de répression et d’interdiction administrative de contestations légitimes, une réaction démocratique est plus que jamais nécessaire.
- Lire également : Appel international de soutien aux soulèvements de la terre
- Se défendre, s’organiser, se soulever (JS, L’Anticapitaliste, 28/06/2023)
Mobilisations importantes en défense des retraites ou de l’écologie, Ukraine, crises climatique et économique : ces derniers mois ont vu des évènements importants se dérouler, et des résistances se développer. Mais la situation se dégrade de plus en plus pour les classes populaires. Nous avons plus que jamais besoin d’un parti unitaire et révolutionnaire, utile aux luttes sociales, pour défendre un projet de société alternatif. C’est pour cela que le NPA est à l’initiative, avec d’autres courants, de forums anticapitalistes dont la première étape a lieu à Paris ce dimanche 2 juillet.
Un premier rassemblement de protestation contre la dissolution des Soulèvements de la terre s’est tenu mercredi 21 juin de 18h à 18h30 devant la préfecture d’Angers. Appelé seulement après l’annonce à midi de la dissolution, à l’issue du Conseil des ministres, il a tout de même réuni plus de 150 personnes et les associations, syndicats et organisations du collectif angevin. D’autres initiatives de protestation auront lieu, notamment le mercredi 28 juin.
Dans un communiqué de presse, le NPA apporte tout son soutien aux Soulèvements de la terre face au projet de dissolution conduit par un gouvernement au service exclusif des multinationales capitalistes écocides. Il se joindra aux initiatives de solidarité organisées dans les prochains jours. C’est pas aux écolos qu’il faut faire la guerre, c’est au capitalisme et à ses actionnaires !
Le bilan du dernier naufrage de migrant·e·s au large du Péloponnèse s’annonce particulièrement lourd alors que, depuis 2014, 26.000 sont déjà mort·e·s en tentant de traverser la Méditerranée. L’UE et ses États membres sont les premiers responsables de ce massacre. Au prétexte d’arrêter les mouvements de population, l’Europe-forteresse les rend juste plus dangereux et mortels, alors qu’elle porte une responsabilité accablante dans les guerres, la misère et le réchauffement climatique que fuient les réfugié·e·s.
Les Soulèvements de la Terre existent maintenant en Maine-et-Loire au travers de plusieurs comités, dont un à Angers. L’urgence climatique et écologiste est telle que les menaces de dissolution proférées par un pouvoir autoritaire lié au capitalisme productiviste ne feront pas reculer les militant·e·s. Notamment en Maine-et Loire où, entre autres projets écocides, celui du triplement de la ZI Océane (La Nouvelle Océane), commence à être combattu sur le terrain. La mobilisation du 2 juillet s’annonce comme une 1e étape !
- Analyse du NPA : “Les Soulèvements de la Terre ou le renouveau de la lutte écologiste”
L’horrible fait divers qu’est l’agression contre de jeunes enfants perpétrée à Annecy « in the name of Jesus Christ » par un individu détraqué de nationalité syrienne est honteusement manipulée par le gouvernement, la droite et l’extrême droite. Ceux-ci veulent faire monter à son paroxysme l’hystérie raciste et xénophobe, notamment pour faire oublier la lutte contre la réforme des retraites. Il faut stopper cette vague pestilentielle et mettre au centre du combat pour le progrès social la lutte antiraciste et antifasciste !
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !