Pour sauver le climat, en finir avec le capitalisme !

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Ces derniers jours ont été marqués par des températures suffocantes : près de 50 degrés au Sahara ou en Arabie Saoudite, tout comme dans l’Ouest canadien où de nombreuses morts ont été recensées. Le phénomène est mondial. La cause en est le réchauffement climatique qui amplifie dans la durée et en intensité les épisodes caniculaires. Les conséquences sont multiples et menacent directement une grande partie du monde vivant.

Ce problème a une origine : c’est le système de production et de consommation imposé par le capitalisme, système qui nous a conduit à l’impasse. Pour trouver une issue, il devient de plus en plus urgent d’en sortir, de rompre avec lui.

En Afrique, c’est la famine

Des indicateurs très alarmants se dessinent. Madagascar connaît une famine qui dure depuis mai 2020, liée aux sécheresses et aux tempêtes de sable qui assèchent les sols. Celle-ci touche à présent 400 000 personnes. Le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial déclarait : « Les sécheresses consécutives à Madagascar ont poussé les communautés au bord de la famine. Les familles souffrent et des gens meurent déjà de faim sévère. Ce n’est ni à cause de la guerre ni à cause des conflits, c’est à cause du changement climatique. C’est une région du monde qui n’a en rien contribué au changement climatique, mais maintenant, ce sont eux qui en paient le prix ».

Ces événements se combinent aux pillages faits par les multinationales sur de nombreuses ressources, en particulier l’eau et les terres. Face à ces pillages et aux privations qui en découlent, la solidarité internationale doit appeler à amplifier les luttes contre ces entreprises !

Coup de chaud, coup de grêle...

23 juin 2021, dans les Vosges, il y a eu jusqu’à 80 centimètres de grêle par endroits, des rues bloquées, de nombreux dégâts matériels et des cultures endommagées. Ce sont les fortes chaleurs qui en sont à l’origine puisque l’évaporation qu’elles induisent se traduit par de fortes précipitations, souvent localisées et violentes et de plus en plus fréquentes.

L’ouest du Canada a vu des records de chaleur battus : 46,6°C le 27 juin, 47,9°C le 28 juin et 49,6°C le 29 juin. Le village de Lyttom, où ces températures ont été mesurées, a par la suite été détruit à 90% par les flammes et a dû être totalement évacué...

Aucune région du monde n’est épargnée et encore moins préparée. C’est le résultat d’un cocktail néfaste qui mêle fuite en avant productiviste, course aux profits et climato-négationnisme (entretenu depuis des années en particulier par Claude Allègre, Donald Trump, Bolsonaro et autre Le Pen). Et les multinationales et leurs grands soutiens tels que Macron et consorts en sont les maîtres d’œuvre.

Se mobiliser pour construire une autre société

À force d’exploitation des travailleuses et des travailleurs, de l’ensemble du vivant et de la prédation sur les ressources, les capitalistes nous ont donc conduits à une situation intenable. Si l’été est souvent une période « creuse » en terme de mobilisations massives, les luttes sont pourtant nombreuses, et dès septembre il faudra renouer avec le chemin de la rue (et des champs !) pour défendre avec d’autres une écologie radicale et sociale, bien éloignée du « capitalisme vert ».

Nous devons imposer de toute urgence l’arrêt des énergies fossiles, le passage complet aux énergies renouvelables, la fin des productions intensives, qu’elles soient alimentaires ou industrielles, une planification des productions sous contrôle des salarié.e.s et de l’ensemble de la population.

Pour une société écosocialiste qui réponde aux besoins sociaux tout en respectant la planète, il faut vraiment en finir avec le capitalisme.

6 juillet, par NPA 49