Marche pour une vraie loi Climat : jusqu’à 1500 à Angers !

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À Angers, ce dimanche 9 mai de 14h30 à 17h, ce sont jusqu’à 1500 personnes qui se sont mobilisées pour le climat et pour dénoncer la vraie-fausse loi “climat et résilience” du gouvernement (une loi qui permet de déroger à la loi que commanderait l’urgence sociale et climatique !)

La manifestation, appelée par le collectif des Angevin.e.s pour le climat (lire l’Appel Loi Climat : la marche d’après a rassemblé un large éventail d’associations environnementales et du mouvement social (Youth for Climate, ATTAC, Greenpeace, FNE, MDLP, MRJC...), de syndicats (MNL, UNL, CGT, FSU, Solidaires...) et de mouvements politiques (EELV, LFI, NPA...). Les simples citoyens y étaient également nombreux mais la proportion de militant.e.s y était sans doute plus importante que dans les grandes marches qui ont marqué les années avant le confinement. En tout, on peut estimer à 1500 le nombre de personnes qui ont participé à tout ou partie du long défilé parti de la place Leclerc, qui emprunta les boulevards, passa devant la gare avec de s’arrêter devant la statue du roi René puis de remonter vers la place du Ralliement ou fut déployée une grande banderole sur toute la largeur de la place. Les slogans de tête (principalement issus des militant.e.s de Youth for Climate) affichaient une radicalité de bon aloi : le capitalisme en tant que système y était clairement dénoncé comme le responsable du dérèglement climatique. La colère était même palpable : contre l’inaction criminelle du gouvernement, contre la manœuvre hypocrite que constitue une loi “Climat et résilience” vidant de leur substance les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. On peut juger “naïf”, dans une série de pancartes, l’appel aux parlementaires angevins à voter une “vraie” loi Climat. Hormis Matthieu Orphelin qui a rompu avec LREM (le conseil régional de Nantes vaut bien une messe !) et qui participait à la manifestation, qui peut en effet croire que des parlementaires de droite, LREM ou LR, vont privilégier les intérêts à long terme de l’humanité à ceux à court terme des capitalistes ? Mais cette naïveté est le prélude à une prise de conscience de la nécessité d’inventer une autre organisation politique et sociale, où les revendications sociales et écologiques de la population ne seraient pas étouffées par des politiciens bourgeois (mal) élus. L’écosocialisme est au bout du chemin !

9 mai, par NPA 49