Samedi 22 novembre, environ 150 personnes ont répondu, malgré les piqûres du froid, à l’appel de l’AFPS et de ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques pour dénoncer la guerre génocidaire menée par Israël contre le peuple palestinien, à Gaza, en Cisjordanie et jusque dans l’un des plus grands camps palestiniens du Liban. L’appel à participer à la manifestation nationale de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 29 novembre a été renouvelé (départ en bus depuis Angers).
Le 15 novembre à Angers, la Conférence d’Agnès Levallois de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO) a rempli l’auditorium du Centre Jean Vilar. L’autrice de « Le livre noir de Gaza », a choisi avant tout de se situer sur le terrain du respect du Droit international. Mais elle a su captiver son public, et notamment celui qui depuis deux ans participe chaque semaine ou presque aux rassemblements angevins de solidarité avec la Palestine. Nous reproduisons ici le compte rendu de l’AFPS49...
Les journaux bourgeois se lamentent éhontément sur le sort du multi-condamné Sarkozy. Mais dans notre monde - celui du travail, des exploité·e·s et des opprimé·e·s - les salaires sont en berne, les conditions de vie se dégradent, l’environnement est massacré et la planète brûle. Partout la liste s’allonge des emplois supprimés pour maintenir le taux de profit des groupes capitalistes. Partout les capitalistes s’approprient les ressources naturelles aux dépens des populations et de la biosphère. Il est urgent de reprendre le chemin des luttes !
Pour la centième fois depuis l’intensification dramatique de la guerre menée par L’État israélien contre le peuple palestinien qui a suivi l’attaque du 7 octobre 2023, pas moins de 200 Angevin·e·s se sont rassemblé·e·s place du Ralliement à Angers pour dénoncer la continuation du processus de génocide et d’épuration ethnique engagé par le gouvernement fasciste de Netanyahou ; et aussi le mur de silence d’une grande partie de la presse qui fait semblant de croire à la réalité du cessez-le-feu de Trump...
Petit à petit, tous les verrous sautent. Avec la crise politique et le pourrissement des institutions de la 5e République, le Rassemblement national se retrouve au centre des débats parlementaires et, contre l’accord franco-algérien de 1968, vient de réussir à rallier la droite institutionnelle avec la complicité passive des macronistes. N’oublions jamais que le RN, héritier de Vichy et de l’OAS, n’est pas un parti comme un autre ! Il y a urgence à un sursaut antifasciste et donc antiraciste, unitaire et populaire.
À Angers, place du Ralliement, le rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien - le 99e depuis le début des bombardements qui ont suivi le 7 octobre 2023 - a rassemblé entre 150 et 200 personnes samedi 1er novembre, soit le même nombre que le samedi précédent. L’enracinement de la solidarité à Angers se confirme de semaine en semaine, et notamment en novembre avec un grand nombre d’initiatives locales (voir ici). Et ce, dans l’attente de la grande manifestation nationale du samedi 29 novembre pour laquelle une montée en car est organisée depuis Angers.
Le débat sur le budget 2026 va commencer, à la fois sur le budget de l’État et sur celui de la Sécurité sociale. Côté budget de l’État, pas de surprise, Lecornu reprend les grandes lignes du projet de budget Bayrou, avec l’obsession de la réduction du déficit public, sans toucher, ou presque, à la fiscalité du capital. Face à ces attaques, notre camp social doit réagir. C’est dans la rue et par la grève, en reprenant le fil des mobilisations entamées le 10 septembre à l’appel du mouvement « Bloquons tous », puis le 18 septembre et le 2 octobre, que nous pourrons stopper Lecornu et sa politique.
Près d’un millier de personnes a manifesté cet après-midi à Angers en solidarité avec la Palestine. Sur les boulevards, un tracteur a pris la tête du cortège. Derrière lui, c’est une belle manif qui a fait le tour du centre-ville, avec beaucoup de détermination pour affirmer - au-delà du mirage d’un prétendu cessez-le-feu à Gaza - un refus maintenu de l’apartheid, de l’occupation, de la colonisation, de l’épuration ethnique et du génocide.
Lecornu 2, c’est un gouvernement macroniste pur sucre, composé de technocrates, d’ancien·nes conseiller·es de Macron, et aussi de mis·es en examen... C’est aussi un nouveau budget de régression sociale, contre les salariés, les retraités, la sécurité sociale... Reprendre la rue, par les manifestations et par les grèves, est le seul moyen de construire un rapport de force capable d’imposer nos revendications à un pouvoir totalement antidémocratique.
La chute express du gouvernement Lecornu accentue l’illégitimité d’un pouvoir à bout de souffle. Face à la crise de régime, seule l’unité de notre camp social et la mobilisation populaire peuvent empêcher le RN d’en tirer profit. Analyse et propositions du NPA-l’Anticapitaliste...
- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !