Les caméras de surveillance dans les bus suppriment-elles la désespérance sociale causée par le chômage de masse et le “no future” de la société capitaliste en crise ? Au mieux, elle déplace ses effets un peu plus loin. Et ce n’est pas en faisant payer les transports publics qu’on règlera les problèmes sociaux et diminuera la circulation automobile à la hauteur des enjeux pour notre environnement. Ce qu’il faut, c’est les transports publics gratuits !
Le mois dernier, la pub nous avait abreuvés de clichés antiféministes sur le prétendu « rôle » des « mères » à l’occasion de la fête éponyme instituée par Pétain en 1941. Cette semaine, c’est la « fête des pères » qui est le véhicule de tous les poncifs patriarcaux. Analyse...
Le numéro de juin 2011 de “Vivre à Angers” éclaire sous une lumière particulièrement crue et jusqu’au ridicule l’alignement complet de la municipalité rose et vert pâles sur les options ultra-libérales des élites capitalistes. On y apprend entre autres que la ville d’Angers, ou plus exactement la marque “Angers Loire Valley”, serait en “guerre” dans le cadre de la “féroce” “concurrence entre les grandes villes”. Décryptage de cet abandon complet des timides velléités socio-écolo de l’équipe municipale et pistes à suivre en vue d’une autre orientation, vraiment sociale et écologiste, pour les habitants d’Angers et de son agglomération.
Samedi 11 juin, 67 associations, syndicats et partis veulent exprimer toute leur solidarité au peuple japonais, en premier lieu aux travailleurs du nucléaire qui tentent d’éviter le pire au péril de leur vie, et exiger qu’un débat décisif puisse avoir lieu en France et dans le monde sur l’utilisation ou la sortie du nucléaire. Le NPA est partie prenante de l’appel, notamment à Angers où un rassemblement est convoqué à 14h15, place du Ralliement.
Les mobilisations du 28 mai (“D’ailleurs nous sommes d’ici”, Solidarité avec le peuple syrien en lutte contre la dictature) ou du 31 mai (journée nationale d’action pour les salaires dans la Fonction publique) n’ont pas fait recette à Angers (de quelques dizaines à moins de 200 personnes). Au delà des choix contestables parfois faits par les organisateurs, ces échecs sont la projection angevine d’un paysage politique difficile mais finalement contradictoire. À l’heure des mobilisations grecques et espagnoles, la situation pourrait bien, en effet, ne pas tarder à se retourner...
« Spécial fête des mères »
En ces temps bizarres où une partie des représentants politiques de la classe dominante n’hésite pas à donner des leçons de féminisme tandis que d’autres prônent le retour de la femme au foyer, histoire de « lutter contre le chômage », il n’est pas sans intérêt de voir comment la presse capitaliste gratuite, alias « la pub », tente de formater nos cerveaux…
Depuis dimanche matin, la mise en accusation de Dominique Strauss-Kahn suscite un emballement médiatique où malheureusement la victime semble oubliée.
La présomption d’innocence doit évidemment toujours être défendue mais on aimerait qu’elle s’applique au même titre à tous ceux et celles qui sont arrêtés et condamnés avant d’être jugés car ils ne sont ni riches ni connus. De ce point de vue, la compassion entendue autour de DSK est plus que disproportionnée...
Dans un courrier adressé à l’ensemble des militantes et militants du NPA, notre camarade Olivier Besancenot indique qu’il ne souhaite pas se présenter une nouvelle fois à l’élection Présidentielle et en explique les raisons. Le NPA sera présent à l’élection Présidentielle mais n’a pas encore décidé de la forme de sa présence. Il a entamé une démarche de rassemblement anticapitaliste dont nous rappelons les termes ici. Cette démarche se poursuit et sa direction nationale (CPN - Conseil politique national), qui se réunira les 14 et 15 mai prochain, fera le point. Lors de sa précédente session, le CPN avait enregistré le retrait du porte parolat d’Olivier Besancenot et désigné deux nouvelles porte parole, Myriam Martin et Christine Poupin.
Cette année 2011, la journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs s’est déroulée sur fond de crise économique exacerbée, d’austérité en Europe et aux États-Unis, de chômage, de catastrophe nucléaire au Japon, de guerres en Afrique mais aussi de révolutions dans les pays arabes. En Maine-et Loire, les manifestations du dimanche 1er mai se sont tenues en fin de matinée à Angers, Cholet, Saumur et Segré, notamment à l’appel de CGT, FSU et Solidaires. À Angers, la manifestation a -malgré la pluie battante et les vacances scolaires- réuni environ 400 personnes, majoritairement CGT. Un cortège commun NPA-AL avait été constitué. Pour que le 1er mai soit celui de l’anticapitalisme et de l’internationalisme !
26 avril 1986 - 26 avril 2011 : La solidarité avec les victimes de Tchernobyl et avec les Japonais qui subissent Fukushima, la dénonciation des ravages et des risques liés à l’industrie nucléaire se sont exprimées au travers de centaines d’initiatives partout dans le monde, et bien sûr en Maine et Loire. À Angers, environ 180 personnes se sont rassemblées à 18h, place du Ralliement, pour un hommage aux liquidateurs de Tcherrnobyl et Fukushima et exiger un débat sur le nucléaire. Afin que nous puissions avoir le choix !
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !