Michelin a annoncé ce jeudi son intention de fermer d’ici fin 2020 son usine de pneus premium pour poids lourds de La Roche-sur-Yon où 619 salarié.e.s sont employé.e.s. Si une centaine de mutations forcées sont envisagées vers l’usine de Cholet, 74 suppressions de postes sont également programmées dans cette dernière. Alors que la multinationale engrange les bénéfices (1,6 milliards en 2018), elle veut mettre à la rue 600 travailleurs au nom de la compétitivité et de la concurrence. Mais il n’y a pas de fatalité à la logique capitaliste. Il faut tout mettre en œuvre pour mettre en échec les plans de la direction !
Les électeurs de 2017 qui ont voté Macron pour barrer la route à Le Pen en sont pour leurs frais. Un an après la loi « asile-immigration », les débats à l’Assemblée nationale puis au Sénat ainsi que les récentes déclarations de Macron annoncent de nouvelles attaques racistes et antisociales. Pour le pouvoir, il s’agit de faire diversion et de diviser la population pour mieux régner. Quitte à jouer avec un jeu dangereux ! Face à ces manœuvres abjectes, la meilleure réponse est de construire les solidarités dans les luttes !
Alors que, poursuivant son actuelle dérive réactionnaire, Le Courrier de l’Ouest fait ouvertement (en une !) la promotion de la manifestation homophobe anti-PMA du dimanche 6 octobre à Paris, plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées la veille, place du Pilori à Angers, pour exiger l’inverse : l’égalité des droits et le droit à la PMA pour toutes et tous !
En hommage à Christine Renon, plus de 150 enseignant.e.s se sont rassemblé.e.s devant la DSDEN d’Angers, à la cité administrative, jeudi 3 octobre à 17h30. Il y avait là des militant.e.s de la FSU, de FO et de Solidaires mais aussi des enseignant.e.s non syndiqué.e.s venu.e.s marquer leur tristesse et leur colère après un suicide qui met clairement en cause les conditions de travail imposées à la profession.
- Une pétition en ligne a dépassé les 100.000 signataires : Suicide de notre collègue Christine RENON, directrice à Pantin : plus jamais ça !
La jeune suédoise Greta Thunberg fait face à un déferlement de haine exceptionnel qui se traduit par les attaques machistes les plus viles, les insinuations les plus sordides sur sa santé mentale, les calomnies les plus basses sur son autonomie, et même des appels à peine voilés à la mort. Auteur notamment de “L’impossible capitalisme vert” et de nombreux articles écosocialistes, Daniel Tanuro revient sur cette campagne qui a commencé immédiatement après que les médias ont monté en épingle l’action de la jeune fille qui accuse les milieux d’affaires d’être responsables du changement climatique et les gouvernements de ne rien faire qui soit à la mesure de la menace et de l’extrême urgence d’y faire face.
Le décès de Jacques Chirac fut, pour le pouvoir, l’occasion de faire passer la catastrophe de Rouen au second plan. Depuis, les hommages hagiographiques au « Supermenteur » des Guignols de l’info emboucanent les ondes. Oublié Malik Oussékine ! Oublié le massacre d’Ouvéa ! Oubliée la formule raciste « le bruit et l’odeur » ! Et ce, alors que les effluves nauséabonds du capitalisme se répandent sans bruit autour de Rouen, mettant en danger la vie des habitant.e.s de la région...
Dimanche 29 septembre à 10h30, l’intersyndicale contre le travail le dimanche appelait à une nouvelle manifestation devant le Géant Casino de la Roseraie à Angers. Elle a rassemblé une centaine de militant.e.s qui ont pu discuter efficacement avec les client.e.s. De plus, l’affaire passe devant la justice le 3 octobre, après que l’inspection du travail a pu constater l’emploi illégal par cet hypermarché d’employés le dimanche après-midi. Le combat pour le droit du travail continue !
Les nombreuses initiatives qui ont émaillé la semaine de mobilisation “climatique” à Angers, du 20 au 27 septembre, ont été marquées par un enracinement militant et une audience publique renforcés. L’affluence aux diverses réunions et leur diversité, et même les dernières démonstrations publiques du 27 (Die-in et vélorution), ont montré la sensibilité croissante de la population à l’urgence écologique, ainsi que la conscience que cette urgence doit être conjuguée avec l’urgence sociale.
Dans cet article, nous reproduisons la déclaration de la IVe Internationale « Reconquérons notre avenir : changeons le système, pas le climat ! » du jeudi 26 septembre et revenons sur la stratégie de déni climatique développée par les gouvernants des États capitalistes (notamment français), les multinationales et les grands médias à leurs ordres (que vient d’illustrer une véritable campagne de haine contre Greta Thunberg).
En dépit de la pluie battante, la mobilisation nationale contre la réforme des retraites à l’appel de la CGT et de Solidaires, rejoints par la FSU dans beaucoup de départements dont le Maine-et-Loire, a réuni plus de 600 personnes à Angers, une bonne centaine à Cholet, 80 à Saumur et 60 à Segré, mardi 24 septembre au matin. Alors que l’actuel caractère éclaté des résistances contre la régression sociale laissait augurer un échec relatif de l’appel initié par la CGT, le caractère combatif de cette mobilisation est une bonne nouvelle. Ce n’est qu’un début. Informons (par exemple avec la dernière BD de la blogueuse et dessinatrice Emma). Et continuons dans l’unité !
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !