Jeudi 26 mai, la journée d’action contre la loi travail avec grève et manifestations a réuni environ 2200 personnes à Angers, 300 à Cholet. Avec les manifestations de Saumur (250) et Segré (300), ce sont donc 3000 Angevins qui sont descendus dans la rue. Cette nouvelle preuve de l’enracinement du mouvement n’est pourtant que la partie émergée de l’iceberg : la colère sociale gronde contre la politique libérale-autoritaire du gouvernement...
Contre les grèves dans les raffineries, l’État français fait maintenant donner ses troupes de CRS. Pour satisfaire le MEDEF, au risque évident de faciliter l’accession du FN au pouvoir, il entend écraser non seulement le droit du travail et le droit de grève, mais aussi le mouvement ouvrier organisé. Il est plus que jamais urgent de réagir ! Manifestons massivement ce jeudi 26 mai pour le droit du travail, pour les libertés démocratiques et contre la dérive autoritaire du pouvoir !
- Lire le tract intersyndical angevin d’appel au 26 mai
Deux belles expos sont visibles à Angers. La première retrace les différents aspects du commerce triangulaire des XVIIe-XIXe siècles, activité criminelle qui contribua à l’accumulation primitive du Capital en Europe occidentale, notamment à Nantes. La seconde retrace des années 30 aux années 50 l’histoire d’un groupe de danseurs proches du PC américain qui voulaient faire passer un message politique à travers la danse, le New Dance Group. Entre deux manifs, n’hésitons pas à y aller !
2000 Angevins ont manifesté jeudi 19 mai contre la la loi travail (1600 à Angers, 200 à Cholet et autant à Saumur et Segré). C’est davantage que le mardi 17 mai et deux fois plus que le 12 mai. En dépit de tous ceux qui rêvent de voir le mouvement “s’essouffler”, parient sur son “pourrissement” et tentent de surfer sur l’angoisse de la population, celui-là se maintient partout, voire s’étend !
La 6e journée de mobilisation nationale contre la loi travail a rassemblé, mardi 17 mai, 1500 manifestant(e)s à Angers (police : 1200), et quelques centaines à Cholet (plus d’une centaine), Saumur (moins d’une centaine) et Segré (une cinquantaine). Si ce n’est pas la journée la plus forte du mouvement contre la loi El Khomri, elle a rassemblé beaucoup plus que la précédente, le 12 mai. Surtout, elle a montré que, 49-3 ou pas, les plus mobilisés ne désarment pas et que le mouvement peut et doit rebondir bien plus largement.
Le gouvernement vient de décider de recourir au “coup d’État permanent” que permet l’article 49-3 de la Constitution afin de faire adopter la “loi travail” sans vote au parlement. En retour, partout en France et notamment à Angers, des rassemblements ont eu lieu dès ce 10 mai pour exiger le retrait de la loi travail. Enfin, en sus de la journée du 12 mai déjà prévue, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL appellent à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai. L’épreuve de force est désormais engagée !
- Télécharger l’appel intersyndical angevin aux mobilisations des 12, 17 et 19 mai.
Le débat parlementaire sur la “loi travail” porté par la ministre El-Khomri a commencé mardi 3 mai. 5000 amendements ont été déposés, ce qui obligera à discuter très longtemps, sauf si le gouvernement impose sa loi de force grâce à l’article 49-3. Les médias disent qu’il manque 40 voix au gouvernement pour faire passer sa loi. Hollande et Valls sont au plus bas dans les sondages. Tout cela montre la faiblesse politique du gouvernement. Il faut maintenant savoir en profiter : tous ensemble, imposons le retrait de la loi travail !
Les coupes claires dans le budget de la culture se généralisent, en particulier en Maine-et-Loire sous l’impulsion rétrograde du président du Conseil départemental, C. Gillet (UDI). La volonté totalitaire de ne subventionner que les activités culturelles qui ne contredisent pas son sens très étroit de la morale a par ailleurs été affirmée à plusieurs reprises par le nouveau président du Conseil régional, B. Retailleau (LR, “ex” villiériste). À l’heure où le régime spécifique des Intermittents du spectacle est à nouveau menacé par le MEDEF et la CFDT, c’est toute la culture qui est en danger. La mobilisation des intermittents et du secteur culturel doit être soutenue et relayée par toutes et tous !
Le 1er mai 2016 a été marqué à Angers par un défilé unitaire FO-CGT-FSU-Solidaires d’un millier de militant-e-s. Avec les 200 de Cholet, 150 de Saumur et 120 de Segré, ce sont environ 1500 Angevins qui ont fait du premier mai, journée internationale de solidarité et de revendications, une journée de mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri. Parmi les banderoles non syndicales, on relevait celle de LO et celle de Nuit Debout. Une compagnie théâtrale était également de la partie...
À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef et UNL, plus de 3000 personnes ont à nouveau défilé contre la loi Travail le matin du jeudi 28 juin en Anjou (2500 à Angers, 300 à Cholet, 150 à Saumur et presque autant à Segré). Si, au sortir des vacances scolaires cette 4e mobilisation en deux mois est moins importante que celle du 31 mars, elle traduit l’enracinement du refus de la loi PS-MEDEF de neutralisation du code du travail. De nouvelles manifestations sont d’ores et déjà prévues le dimanche 1er mai et le mardi 3 mai. Mais c’est une lutte continue, une grève générale qu’il faut construire pour faire reculer le gouvernement et inverser les rapports de force sociaux.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !