Après la formidable mobilisation du 7 septembre, les conditions sont rassemblées pour changer le rapport de forces, notamment par la journée de grève et manifestations du jeudi 23 septembre et les suites qu’il faudra lui donner. À condition que la gauche reste unie pour défendre le retrait du projet de loi. Analyse...
Au lendemain de l’énorme succès des manifestations du 7 septembre, l’intersyndicale nationale a appelé à une nouvelle journée de grève et de manifs le jeudi 23 septembre ainsi qu’à des actions le mercredi 15 septembre, jour du vote de la loi (rassemblements à Angers, à la préfecture à 16h, et à Cholet devant la Mairie à 15h). La question de la reconduction est en débat dans de nombreux endroits. Pour gagner, il faut que le mouvement s’amplifie, gagne en puissance, se généralise.
Ce mardi 7 septembre a été en Anjou et dans toute la France une grande journée de grèves et manifestations contre la réforme des retraites du gouvernement Woerth-Fillon-Sarkozy. Appelée par l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, ainsi que par FO, à l’occasion de l’ouverture du débat parlementaire, elle a rassemblé en Maine et Loire environ 25.000 personnes (selon les sources [police ou syndicats] entre 14.000 et 18.000 à Angers, entre 4600 et 5.000 à Cholet, entre 2000 et 2200 à Saumur et entre 500 et 600 à Segré).
Entre 2000 et 2400 personnes (selon les sources) ont manifesté le 4 septembre au matin à Angers, entre la Place Leclerc (Palais de Justice) et la place Michel Debré (Préfecture), contre l’accentuation de la dérive raciste et ultra-sécuritaire du gouvernement annoncée par le discours de Grenoble du 30 juillet de N. Sarkozy. Une première manifestation d’un mois de septembre qui en comptera d’autres !
Sarkozy et ses acolytes tentent de façon à la fois pitoyable et écœurante de ranimer les peurs xénophobes et de trouver des boucs émissaires au malaise social qu’ils contribuent pourtant eux-mêmes largement à faire grandir. Mais trop, c’est trop ! Ni sur les questions démocratiques, ni sur les questions sociales, il ne faut plus les laisser faire. Partout en France, des manifestations largement unitaires sont appelées le samedi 4 septembre pour dénoncer la politique xénophobe et néo-vichyste d’un gouvernement aux abois. À Angers, la manifestation partira à 10h30 du Palais de justice.
Assassiné il y a exactement 70 ans, le 20 aout 1940, Trotsky n’a (heureusement) pas fait partie de la commande de statues des « grands hommes » du 20ème siècle faite par Georges Frèche au sculpteur angevin François Cacheux. Il n’en a pas moins été l’un des principaux penseurs et acteurs qui ont marqué le mouvement socialiste au siècle dernier. Retour sur sa vie...
Les 10 milliards d’euros d’économies décidés au fort Brégançon par Sarkozy et sa garde rapprochée sont destinés à être payés par les salariés et la population, à l’exclusion des privilégiés, à l’image de Madame Bettencourt et des généreux donateurs envers l’UMP ou les micros partis qui gravitent autour du parti présidentiel et les financent.
L’expulsion des Roms à Montreuil (Seine St-Denis), le 14 août, ainsi que ceux d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques), sont les dernières expulsions en date d’une opération politique nauséabonde, puant les discriminations raciales, et qui utilisent les Roms et les gens du voyage pour tenter de détourner l’attention de la population des affaires liant E.Woerth et la famille Bettencourt, les milieux d’argent, et de la réforme des retraites qui doit être présentée à l’assemblée nationale le 7 septembre.
Après les propos et les mesures contre les "gens du voyage", c’est autour de l’ensemble des immigrés d’être stigmatisés par Nicolas Sarkozy. De plus, en proposant de retirer les nationalités françaises à des criminels d’origine étrangère, il propose tout simplement une mesure anticonstitutionnelle qui mettrait, si elle voyait le jour, la France en totale contradiction avec le droit international. Jamais, depuis le régime de Vichy, un gouvernement n’était allé aussi loin dans la mise en place d’une politique xénophobe aux relents racistes.
- Addendum : communiqué unitaire du 4 août 2010.
Grâce à Médiapart, le site internet lancé par Edwy Plenel après qu’il eut été chassé de la rédaction du Monde, il ne se passe pas de jours sans de nouvelles révélations sur les eaux glacées du calcul égoïste dans laquelle baignent à la fois les dirigeants de l’UMP, en particulier Nicolas Sarkozy et Éric Woerth, et les représentants les plus éminents de la haute bourgeoisie. Analyse...
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !