Une grande majorité de la population refuse le recul de l’âge légal de départ à la retraite, mais aucun parlement, aucun référendum, ne peut mettre en échec le gouvernement. Contre Macron et son monde, c’est bien la mobilisation générale qu’il faut préparer pour sauver nos retraites. Elle commence notamment avec une manifestation nationale le samedi 21 janvier, à l’appel des organisations de jeunesse.
De l’ancien maire au nouveau, de Béchu, promu ministre de la destruction écologique, à Verchère, l’homme de paille, la politique immobilière de la municipalité d’Angers continue à se décliner en bétonisation-gentrification et en priorité maintenue à l’automobile (même si les discours proclament le contraire). Le tout au profit des mêmes promoteurs immobiliers, des mêmes architectes, des mêmes investisseurs... Des “Halles gourmandes” au projet de “parking-silo” de l’Académie, la politique de la ville va à l’encontre des urgences écologique et sociale. Il y a urgence à en changer !
Il y a quelques jours, on apprenait que près de la moitié de l’actuel gouvernement Borne est millionnaire et que les revenus des grands patrons sont au plus haut. On comprend mieux pourquoi ce pouvoir au service des capitalistes se livre, pour maintenir un système inégalitaire, à une véritable chasse aux pauvres et à tous les précaires, dont font partie les migrant·e·s et sans-papiers. « Marche ou crève » ? Les conséquences sociales concrètes de l’inflation et de l’aggravation continue des inégalités (...)
Il y a quelques jours, la Première ministre Élisabeth Borne a présenté le calendrier de la future « réforme » des retraites : une présentation aux dits « partenaires sociaux » le 15 décembre, puis mi-janvier un passage en Conseil des ministres et une arrivée à l’Assemblée, pour une entrée en vigueur dès l’été prochain. Le contenu, lui, laisse peu de place à la surprise, annonçant une nouvelle offensive contre les droits du monde du travail.
La question des salaires, des pensions de retraite, des indemnités de chômage, est d’une actualité brûlante. Les revenus stagnent alors que l’inflation croissante atteint déjà officiellement près de 7% en France. Et la hausse des prix est en réalité bien plus importante que les chiffres officiels : dans l’alimentation, l’inflation est à deux chiffres (jusqu’à 180% d’augmentation pour un paquet de spaghettis), sans parler de l’énergie, dont l’essence… Il y a urgence à rompre avec ce système ! Pour cela, nous avons besoin de construire une force politique au service de la classe travailleuse : une « gauche de combat », anticapitaliste et unitaire !
Attaqué à juste titre sur son inaction climatique, Macron a voulu créer la surprise en déclarant vouloir développer des réseaux express régionaux (RER) dans 10 métropoles. Habituel effet d’annonce, dont on peut douter qu’il ouvrira la voie à des réponses à la hauteur. Nous devons exiger la réouverture des lignes et des gares fermées, le développement massif du ferroviaire et des embauches dignes d’un vrai service public du rail !
Le Mondial de football démarre avec son accumulation de scandales. Les infrastructures ont été construites par des salariés immigrés en semi-esclavage : conditions de travail désastreuses, salaires pas toujours payés, des milliers de morts… Sur le plan écologique, malgré les déclarations, la compétition reste un scandale : des centaines d’avions vont transporter chaque jour les 1,5 à 1,7 million de supporters, les stades climatisés à ciel ouvert libèrent des fluides et consomment de l’énergie pour refroidir les stades à 20°C… Tout cela sans parler du régime du Qatar, une dictature où les droits démocratiques, les droits des LGBTI et des femmes sont bafoués.
Le projet porté par par Angers-Loire-Métropole (ALM) d’une nouvelle zone économique intitulée « Nouvelle Océane » à Verrières-en-Anjou (sur 125 hectares, dont la moitié bétonnée ou goudronnée) est une nouvelle fois celui d’une artificialisation massive de sols agricoles au profit des secteurs capitalistes des plateformes logistiques et du transport routier.
Le vendredi 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, dans un contexte de remises en cause des droits des femmes par l’extrême droite à l’échelle internationale, mais aussi de luttes libératrices, comme en Iran. À Angers, un rassemblement est d’ores et déjà appelé ce jour-là à 18h30, place Imbach, notamment par le Planning familial 49, pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles. Manifestons pour nos droits !
La COP27 sur le changement climatique dissipe les illusions des plus optimistes sur la capacité de ce type de conférences à infléchir la politique écocide des capitalistes et des États qui les représentent. Les lieux mêmes choisis pour leur tenue (l’Égypte du dictateur al-Sissi pour cette COP27, les Émirats arabes unis pour la future COP28) ou leur composition (présence massive des dirigeants des groupes pétroliers et de leurs lobbyistes) démontrent qu’elles ne sont plus qu’un paravent caricatural pour l’inaction climatique de la classe dirigeante.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !