Jeunes et moins jeunes le martèlent depuis plus d’un mois. "Jeunes dans la galère, vieux dans la misère, de cette société-là, on n’en veut pas !". Ils le disent et le répètent dans les cortèges, dans les occupations de places pendant les différentes "nuits debout". L’espoir serait que la jonction entre les cheminots et l’ensemble des salariés et des jeunes s’effectue à cette occasion là, et entraîne le début d’une grève généralisée. Car seule la grève générale reconductible est à même d’imposer le retrait de cette loi, première étape pour la reconquête de nos droits.
- Appel intersyndical pour le 28 avril en Maine-et-Loire
Dans un communiqué commun, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL appellent à une nouvelle grande journée de grève et de manifestations interprofessionnelles le 28 avril contre la loi travail du PS et du MEDEF. En dépit des provocations et de la répression policières dans les plus grandes villes de France, la mobilisation ne faiblit pas comme le montrent les “Nuits debout” qui essaiment partout en France, y compris à Angers. Une nouvelle génération militante s’est levée contre le monde absurde et mortifère que les grands capitalistes veulent à tout prix faire perdurer pour conserver leurs privilèges.
Jeudi dernier, le 31 mars, des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants, de travailleurs avec ou sans emploi, ont manifesté à Paris et dans toutes les villes du pays. Ils se sont mobilisés, plus nombreux que le 9 mars, malgré le silence médiatique, voire la désinformation orchestrée par les télés et les radios. Il y était surtout question, en effet, d’ « incidents avec des casseurs » et non des violences policières inacceptables qui, en plusieurs endroits, ont tenté d’intimider les manifestants, en particulier les jeunes. Rien de cela, ni non plus la pluie et le vent, n’ont découragé toutEs celles et ceux qui voulaient crier haut et fort qu’ils/elles resteraient mobiliséEs jusqu’au retrait de la loi Travail.
- À voir et partager : le JT du 5 avril de La Parisienne libérée (loi travail, réforme pénale, réfugiés, nucléaire).
Selon le comptage de la CGT, ce sont 5500 personnes qui, à Angers, ont manifesté le matin du 31 mars pour le RETRAIT de la loi travail. Ils étaient 550 à Cholet, 500 à Saumur et 250 à Segré. Même si les jeunes étaient un peu moins nombreux que le 9 mars, une présence nettement plus importante des salarié.e.s venu.e.s à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires a fait de cette mobilisation la plus importante du quinquennat de F. Hollande en Anjou. Selon les premiers échos militants et de la presse, c’est aussi le cas sur tout le territoire administré par l’État français.
- Tract du NPA49 diffusé à Angers le 31 mars
Alors que le gouvernement fait brutalement donner sa police contre les jeunes afin de les décourager de manifester, alors qu’il tente d’instrumentaliser les odieux attentats de Bruxelles pour détourner l’attention de la population de la “loi travail”, la grève et les manifestations du jeudi 31 mars appelées par les organisations syndicales de salarié.e.s et de jeunes s’annoncent comme une étape déterminante dans la lutte contre cette loi scélérate. Partout, dans les lycées, les facs, les entreprises privées et publiques, mobilisons-nous et mobilisons largement autour de nous !
- à lire : Des sociologues contre la loi El Khomri
- à écouter ou chanter : L’1consolable
- Appel intersyndical à la grève et aux manifestations en Maine-et-Loire
La Conférence nationale du NPA qui s’est tenue les 19 et 20 mars 2016 a décidé de présenter Philippe Poutou comme candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2017. Il sera assisté par un collectif de porte-parole (Olivier Besancenot, Christine Poupin et Armelle Pertus). Dans une situation politique où le gouvernement s’est rangé de façon déclarée et agressive dans le camp des grands capitalistes contre les salarié-e-s et les jeunes, cette candidature portera la voix d’une opposition de gauche ferme à cette politique et, plus globalement, au système capitaliste d’exploitation qui engendre misère, guerres et destruction de la planète. Notre opposition sera celle des des classes populaires, des opprimés, de toutes celles et tous ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre.
La manifestation angevine du 17 mars contre la loi travail a rassemblé environ 2300 personnes dont plus de 1200 lycéens et étudiants, 600 CGT et quelques dizaines de FSU, 80 solidaires et 120 FO. À Cholet, il y eut 200 manifestant-e-s. Même si ce fut deux fois moins que le 9 mars, cette manifestation contre la destruction du code du travail comme référence suprême pour les droits des salarié-e-s est un succès remarquable. L’absence d’appel clair à la grève du côté des salarié-e-s a laissé la jeunesse en première ligne, mais celle-ci a fait preuve d’une détermination qui prouve que la lutte pour le retrait de la loi El Khomri s’enracine et ne fait que commencer !
- Télécharger le tract du NPA49 distribué le 17 mars.
- Décryptage par la CGT du 2e projet de loi travail
En annonçant une nouvelle mouture de la loi travail, Le gouvernement ne fait que semblant de lâcher (un peu)… En réalité, le noyau dur de la loi, l’inversion de la hiérarchie des normes subsiste et le code du travail serait impuissant face à des “accords d’entreprise” obtenus grâce aux chantages à l’emploi. Ce jeudi 17 mars (manifestations à 11h30, pl. Leclerc à Angers, et à 10h30, pl. Travot à Cholet) et après, il faut amplifier la mobilisation jusqu’au retrait de la loi travail !
- Site du Code Qu’il Faut Défendre (CQFD)
- Site de juristes travaillant Pour un Autre Code du Travail (PACT)
- Site apportant des éléments sur les mouvements étudiants
Dans un communiqué de presse, le NPA49 se réjouit du succès de la première journée de mobilisation contre la loi travail, le 9 mars, qui a rassemblé plus de 5000 jeunes et salarié.e.s en Anjou et des centaines de milliers en France. Il faut maintenant développer la lutte jusqu’au retrait de la loi portée par M. El-Khomry et le gouvernement PS-MEDEF. Dès jeudi 17 mars, nouvelle journée nationale, soyons de nouveau dans la rue (à Angers : 11h30 place Leclerc) pour exiger ce retrait !
- Télécharger le communiqué intersyndical angevin appelant au 17 mars
Des centaines de milliers de manifestants dans tout le pays ; plus de 5000 en Anjou (entre 4500 et 5000 à Angers, 800 à Cholet, 150 à Segré). La première journée de mobilisation contre la loi de destruction du code du travail portée par M. El Khomri et le gouvernement Hollande-Valls a été un incontestable succès. Il faut maintenant transformer l’essai de ce 9 mars afin d’obtenir le retrait de la loi et, au-delà, mettre fin aux régressions sociale, écologique et démocratique imposées à la population au nom du productivisme et du libéralisme capitalistes. Prochaine mobilisation : jeudi 17 mars !
- Télécharger le tract du NPA49 distribué le 9 mars
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !