« Chaque Français verra plus de bleu (de policiers, pas d’hospitaliers !) sur le terrain en 2022 qu’en 2017 »… Dans son interview au Figaro, au lendemain du vote de la très contestée loi « sécurité globale », Macron donne le ton, offensif et sécuritaire, de ces prochaines semaines : un autoritarisme qui prépare le terrain à la droite et à l’extrême droite en guise de réponse à l’explosion des inégalités sociales depuis le début de la crise sanitaire. Lutter contre le système capitaliste et les politiciens bourgeois qui le défendent devient, chaque jour davantage, une mesure de salut public.
Alors que la barre des 100 000 morts (officiels) du Covid va être franchie, que les hôpitaux sont saturés et que la campagne vaccinale est loin d’être à la hauteur de l’épidémie, la Macronie dévoile peu à peu ses nouveaux projets antisociaux. Nous n’avons donc pas d’autre solution que de reprendre le chemin des mobilisations, dans un contexte sanitaire certes pesant mais qui ne saurait être un obstacle insurmontable à la construction d’une opposition de rue au gouvernement et à ses plans.
Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, la Macronie fait preuve de son incapacité à juguler la crise sanitaire, et porte la responsabilité de dizaines de milliers de morts qui auraient pu être évitées. Sans changement de cap radical, qui ne pourra être que le fruit de la construction d’un rapport de forces par nos mobilisations et la convergence de celles-ci (comme cela a été réaffirmé lundi 5 avril à Angers), cette situation peut malheureusement encore perdurer pendant des mois, voire davantage.
Face à l’inaction coupable d’un gouvernement privilégiant les profits des grands groupes, il faut imposer l’ouverture de lits en réanimation, l’embauche et la formation massive de personnels de santé ; l’amplification de la campagne de vaccination, en réquisitionnant l’appareil de production et en exigeant la levée immédiate des brevets sur les vaccins ; la protection du monde du travail et de l’ensemble de la population (dans les entreprises et les services publics, en particulier dans l’éducation), y compris par la fermeture des lieux si nécessaire.
Dans toute l’Europe, le samedi 27 mars était une journée de mobilisation pour le droit au logement. À Angers, entre 15h et 17h, 250 à 300 personnes ont participé au rassemblement place du Ralliement puis à la déambulation en centre-ville pour le Droit au logement à l’appel de Attac, Pas Sans Nous 49, le Cercle 49, la Grande Ourse, la préfiguration du DAL 49, Vrem Pacé, Solidaires, l’European action coalition, la FSU et l’UNEF. Une PETITION en ligne a également été proposée aux passant.e.s.
C’est à nous d’imposer, par notre mobilisation, de véritables mesures de salut public : en priorité, ouvrir des lits en réanimation, embaucher et former massivement des personnels de santé, améliorer les conditions de travail de ces derniers (en répartissant le travail et en augmentant les salaires) et étendre la campagne de vaccination en réquisitionnant l’appareil de production et en exigeant - comme c’est légalement possible avec la licence d’office - la levée immédiate des brevets sur les vaccins.
Le week-end des 20-21 mars a été marqué par des mobilisations en défense de la culture, mais aussi contre les lois liberticides dites de “sécurité globale” (LSG) et “séparatiste”. À Angers, la culture a mobilisé environ 350 personnes le samedi et, en les additionnant, autant de soutiens se sont mobilisés les samedi contre la LSG (place du Ralliement, à l’appel du Collectif 49 pour les libertés démocratiques) et dimanche contre la loi « séparatiste » et le racisme (place Jean XXIII, à l’appel du Front contre l’islamophobie et pour l’égalité des droits pour tou.te.s.
Ce sont entre 600 et 1000 jeunes qui ont manifesté à Angers ce vendredi 19 mars pour rappeler l’urgence de la lutte contre le réchauffement climatique, condamner l’inaction gouvernementale (après la condamnation du tribunal administratif !) et appeler à changer le système avant qu’il ne soit trop tard. C’est bien plus que la manifestation précédente du 13/03/2020, signe que les luttes écosocialistes de la jeunesse n’ont pas été éteintes par la pandémie et les mesures liberticides que le gouvernement a prises à cette occasion. Changeons le système et pas le climat !
Le 18 mars 1871 marqua le début de la Commune de Paris, expérience révolutionnaire, sociale et démocratique unique mais qui sera écrasée dans le sang par l’armée Versaillaise sous les ordres du boucher Adolphe Thiers. Nous proposons ici de voir ou revoir le débat sur la Commune organisé par la Formation Léon Lesoil en collaboration avec la Gauche anticapitaliste, Contretemps - revue de critique communiste, et le journal l’Anticapitaliste.
Un plan d’urgence... Voilà ce que les organisations du mouvement ouvrier - syndicats, associations, forces politique - pourraient défendre, dans les luttes, dans les élections, ou en construisant des assemblées populaires dans les quartiers et sur les lieux de travail, d’étude, de vie... C’est ce que porte le NPA, pour faire face à la crise du capitalisme et construire une autre société, écosocialiste, toutes et tous ensemble !
... | 510 | 520 | 530 | 540 | 550 | 560 | 570 | 580 | 590 |...
- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
Nous suivre sur
- Facebook
- X
- Instagram
voir aussi à Angers
- Alter49.org
- Le Cercle 49.
- Arrêt du harcèlement contre Omar Alsoumi (01/11/2026)
- L’extrême droite, encore et toujours, les chiens de garde de la bourgeoisie (30/10/2026)
- Nos revendications, pas moins ! (29/10/2026)
- Après la victoire électorale de Lula au Brésil, poursuivre la bataille contre l’extrême droite (28/10/2026)
- Trappes et La Verrière : le racisme tue encore une fois (25/10/2026)
- Un couvre-feu autoritaire qui ne fera pas taire nos colères (23/10/2026)
- Solidarité face à l’intimidation judiciaire (23/10/2026)
- Non à la répression de la jeunesse (23/10/2026)
Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !