À Angers comme ailleurs, un toit c’est un droit !

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Dans toute l’Europe, le samedi 27 mars était une journée de mobilisation pour le droit au logement. À Angers, entre 15h et 17h, 250 à 300 personnes ont participé au rassemblement place du Ralliement puis à la déambulation en centre-ville pour le Droit au logement. Une PETITION en ligne a également été proposée aux passant.e.s.

Cette mobilisation et la prochaine re-création d’une antenne angevine de DAL (Droit au logement) ont incarné une résistance des plus nécessaire. Au-delà du nombre des manifestant.e.s (honorable, compte tenu de la situation actuelle ; selon le DAL national, il y en a eu 3000 à Paris, 2000 à Marseille et 500 à Toulouse), leur diversité était l’aspect le plus remarquable de cette initiative. Autour de Pas Sans Nous (PSN49) et de La Grande Ourse, il y avait aussi Attac, le Cercle 49, le collectif Rrom “Vrem Pacé” (nous voulons la paix, en roumain), Solidaires, l’European action coalition, la FSU et l’UNEF. Beaucoup de jeunes étaient là mais aussi des familles de sans-logis. Une combativité réelle s’est affichée, notamment au travers des diverses interventions (PSN, La Grande Ourse, l’UNEF...). Toutes ont rappelé qu’il y a plus de 6000 logements vides à Angers et le double dans toute l’agglo et que la loi permet la réquisition des logements vides. À l’inverse, municipalité et préfecture font la chasse aux squats, déployant à chaque fois des moyens policiers et une violence disproportionnés, relogeant (mal) les expulsé.e.s et seulement de façon très temporaire. Pendant ce temps, la municipalité fait détruire des locaux opportunément jugés “insalubres” au profit de promoteurs immobiliers qui revendent des logements à des prix prohibitifs (jusqu’à 9000€ le m2 !) Elle mène une politique de classe visant à gentrifier la ville et à repousser la population travailleuse à ses marges (en confortant par là-même son réservoir électoral !) Contre cette politique antisociale (et anti-écologique car elle s’accompagne d’une artificialisation des sols et du rognage des terres cultivables), une autre politique urbaine est possible et nécessaire, fondée sur l’utilisation optimale des ressources disponibles et des rénovations dignes et sans augmentation des loyers. Un toit, c’est la loi, un toit, c’est un droit !

27 mars, par NPA 49