1871-2021 : La Commune de Paris et nous

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Le 18 mars 1871 marqua le début de la Commune de Paris, expérience révolutionnaire, sociale et démocratique unique mais qui sera écrasée dans le sang par l’armée Versaillaise sous les ordres du boucher Adolphe Thiers. Nous proposons ici de voir ou revoir le débat sur la Commune organisé par la Formation Léon Lesoil en collaboration avec la Gauche anticapitaliste, Contretemps - revue de critique communiste, et le journal l’Anticapitaliste.

150 ans après, la Gauche anticapitaliste, la Formation Léon Lesoil, la revue Contretemps et l’Anticapitaliste se sont joints pour célébrer l’apport historique de la Commune de Paris et ses vies ultérieures. Que reste-t-il de la Commune et que nous-dit elle sur le monde d’aujourd’hui ?

Débat à voir ou revoir en replay avec :
-  Ludivine Bantigny, historienne à l’université de Rouen-Normandie et autrice de "La Commune au Présent" (La Découverte, 2021)
-  Isabelle Garo, philosophe, autrice de plusieurs ouvrages dont "Communisme et stratégie" (éd. Amsterdam 2019) et "Marx et l’invention historique" (Syllepse, 2012)
-  Julien Dohet, historien, administrateur de l’IHOES, syndicaliste et l’un des coordinateurs dans la région liégeoise des évènements du 150ème anniversaire de la Commune
-  Sixtine d’Ydewalle, doctorante en théorie politique sur la question du communalisme et de la démocratie directe et co-organisatrice de l’exposition itinérante Vive la Commune, soutenue par de nombreuses associations dont la Formation Léon Lesoil.

Il y a 150 ans, les classes populaires de Paris se soulevaient contre l’oppression et l’exploitation. Dans un contexte social et politique très tendu, Paris bouillonne. L’Empire de Louis-Napoléon Bonaparte s’effondre en 1870 dans la défaite militaire face à la Prusse, et la Troisième République est sur le point de naître. Alors que la guerre se termine, après avoir transféré le siège de l’Assemblée nationale à Versailles, le 18 mars 1871, le gouvernement d’Adolphe Thiers tente de désarmer de force la Garde Nationale, composée en majeure partie des ouvriers et artisans de Paris. Ce jour-là, les soldats chargés de prendre les canons refusent de tirer sur le peuple de Paris et fraternisent avec la Garde Nationale. Dans tout Paris, des barricades se dressent et le pouvoir passe entre les mains du Comité Central de la Garde Nationale, composé d’officiers élus et révocables.

Ceux-ci décident d’organiser les élections le 26 mars, et, le 28 mars, la Commune de Paris est proclamée. La Commune interdit le cumul des mandats, pose les bases d’un enseignement gratuit, laïc et obligatoire, reporte l’échéance des loyers, crée des boucheries municipales subventionnées, supprime le travail de nuit des ouvriers boulangers, permet la réquisition des ateliers par la collectivité ouvrière, etc. Furieux, le gouvernement Versaillais revanchard va massacrer les Communards lors de la Semaine Sanglante du 21 au 28 mai 1871. Des communards s’exilent en Belgique où, suite à la célébration du quinzième anniversaire de la Commune à Liège, les grandes révoltes ouvrières de 1886 se déclenchent.

La Commune a aussi un impact important sur les débats de l’Association internationale des travailleurs (AIT) et en particulier sur les écrits de Marx sur l’Etat et la démocratie. Les échos de cette révolution ouvrière ont résonné à travers l’histoire et inspiré tant la gauche que les mouvements sociaux aspirant à une démocratie radicale et populaire et à l’auto-organisation des travailleur.se.s.

18 mars, par NPA 49