Macron : cadeaux pour ceux d’en haut, coups bas pour ceux d’en bas !

Partager

« Chaque Français verra plus de bleu sur le terrain en 2022 qu’en 2017 »… Dans son interview au Figaro, au lendemain du vote de la très contestée loi « sécurité globale », Macron donne le ton, offensif et sécuritaire, de ces prochaines semaines : un autoritarisme qui prépare le terrain à la droite et à l’extrême droite en guise de réponse à l’explosion des inégalités sociales depuis le début de la crise sanitaire.

L’autoritarisme est en marche

Adoptée jeudi 15 avril à l’Assemblée nationale malgré la contestation dans la rue depuis novembre, la loi dite de « sécurité globale » est un pas supplémentaire dans le cours autoritaire de la Macronie. Incapable de gérer la crise sanitaire et ses dramatiques conséquences sociales, prévoyant déjà de continuer ses réformes destructrices, le gouvernement entend opérer un tour de vis sécuritaire supplémentaire en s’en prenant une fois de plus violemment à nos droits et nos libertés, individuelles et collectives : généralisation de la surveillance, atteintes supplémentaires à la liberté de manifester, pouvoirs nouveaux accordés aux polices municipales et aux sociétés de sécurité privées, autorisations étendues du port d’arme pour les policiers et gendarmes hors service, etc.

Suppression des lits à l’hôpital et constructions de prisons !

Et Macron de nous resservir les vieilles recettes de droite, une fermeté affichée pour prétendument assurer « une vie paisible » : objectif de 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici la fin du quinquennat ; opposition affichée à la dépénalisation des drogues et lutte contre le trafic de stupéfiants qualifiée de « mère des batailles » (on souhaiterait autant de moyens contre la délinquance en col blanc, par exemple pour lutter contre l’évasion fiscale…) ; création d’une « école de guerre » pour former les forces « de l’ordre »…

Parallèlement, Castex et Dupont-Motetti promettent 15.000 places de prison supplémentaires. Le gouvernement supprime les lits d’hôpitaux et construit des cachots. Tout un programme, en effet ! Braconnant sur les terres de l’extrême droite, Macron et LREM sont rentrés de plain-pied dans la campagne présidentielle, feuilletonnant des mesures autoritaires, réactionnaires et racistes (à venir les lois sur le « séparatisme » et la justice, un plan de lutte contre les « bandes »...).

Et pendant ce temps, les riches s’enrichissent...

Comme le dévoilent les associations Attac et Oxfam dans un rapport qui vient d’être publié, la fortune des déjà riches explose tous les records depuis le début de la crise sanitaire. À l’échelle de la planète, la fortune des 20 personnes les plus riches a augmenté de 62 %, celle des milliardaires français de 170 milliards d’euros, soit une hausse moyenne de 40% ! Alors que la majorité subit les conséquences de la crise économique due au Covid (pertes d’emploi, chômage partiel…), notre beau pays compte quatre milliardaires de plus, dont le fondateur du laboratoire Moderna qui fournit un des vaccins les plus utilisés contre la pandémie. Un virus dramatique qui est donc une bonne affaire pour certains… Et les incontournables Bernard Arnault (troisième fortune mondiale), Françoise Meyer-Bettencourt (femme la plus riche du monde) et François Pinault — pour ne citer qu’eux — ont vu leur fortune déjà astronomique exploser !

Tous peuvent dire merci à Macron : le « quoi qu’il en coûte », ces aides massives accordées aux entreprises du CAC 40 sans aucune contrepartie, leur a bien profité, ainsi que la générosité de la Banque centrale européenne (BCE) qui a injecté des centaines de milliards d’euros sur les marchés financiers. Le contraste avec la politique du gouvernement pour la grande majorité de la population n’en est que plus cruel, par exemple en mettant encore plus sous pression les chômeurs et précaires avec une réforme de l’assurance chômage qui va baisser les indemnités d’un million de personnes.

Ce vendredi 23 avril, et notamment à 13h, place Graslin à Nantes, nous nous rassemblerons à l’appel du secteur de la culture pour la protection sociale et le retrait de la réforme de l’assurance chômage. Nous serons dans la rue d’abord pour abroger cette réforme injuste, mais aussi pour défendre l’emploi, contre les licenciements, les suppressions de postes et la précarité. Parce que lutter contre ce système et ceux qui le défendent est véritablement une mesure de salut public.

21 avril, par NPA 49