Après le grand laminage du code du travail, la contre-réforme des retraites, principal volet de l’acte II du quinquennat Macron, amplifie les attaques contre la protection sociale. Pour y résister, la journée du mardi 24 septembre (à l’appel en Maine-et Loire de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l’UNEF et de l’UNL) est un point de départ. Toutes et tous à 10h30 places du Ralliement (Angers), Travot (Cholet), de la République (Saumur) et du port (Segré) !
L’interdiction préfectorale de manifester en centre-ville n’aura réussi qu’à faire converger trois manifestations : celle pour le climat et la paix, celle des gilets jaunes et celle des antifascistes angevins. En dépit d’une présence policière démesurée et clairement provocatrice, ce sont plus d’un millier de personnes qui ont fait le tour des boulevards et traversé la Maine vers la place de la paix, destination prévue. En marge de cette manifestation, quelques frictions ont eu lieu place Molière puis rue du Mail, après qu’une partie des manifestant.e.s a réussi à contourner le dispositif policier et pénétrer en centre ville.
Ce sont environ 1200 jeunes (et moins jeunes) qui ont manifesté vendredi 20 septembre dans l’après-midi dans les rues d’Angers pour souligner l’urgence d’une lutte contre le réchauffement climatique. Comme lors des précédentes manifestations “climatiques”, l’ambiance était combative et très critique contre l’inaction, voire les mauvaises actions des gouvernants au service des grandes firmes capitalistes. Une présence syndicale “adulte” était pour la première fois notable (FSU, Solidaires, CGT) à côté des organisations de jeunesse (Youth for climate, UNEF...) et écologistes (Greenpeace, Extinction-rebellion, Justice climatique, En transition...).
Les dirigeants capitalistes ne veulent rien entendre. Au nom de la “croissance” (de leurs profits) et prétendument des “emplois” (sous-payés, maltraités et jetables), ils entendent bien continuer une course folle qui épuise la nature et les humains. Quitte à faire exploser les inégalités, quitte à ce que la hausse des températures atteigne 7°C à la fin du siècle ! Contre la fin du monde qu’ils nous préparent, préparons la fin de leur monde et mobilisons-nous ! Et commençons la grève climatique mondiale dès vendredi 20 septembre. À Angers la marche climatique commencera à 14h au Ralliement (parcours dans l’article) !
Dans un communiqué de presse, le NPA49 dénonce l’interdiction préfectorale de toutes les manifestations prévues en centre-ville samedi 21 septembre. Visant explicitement le rassemblement antifasciste prévu à 15h, elle s’étend aussi à la marche “Climat de paix” qui s’inscrit dans la semaine de grève climatique mondiale du 20 au 27 septembre. Cette nouvelle atteinte aux libertés publiques est inacceptable. Le NPA49 exige la levée immédiate de l’interdiction de manifestation.
Dans un communiqué de presse, le NPA49 souligne le scandale et la provocation que constitue la réouverture du bar identitaire L’Alvarium à 200m de la Bourse du travail d’Angers. Il soutient l’appel au rassemblement de protestation initié par le Réseau angevin antifasciste (RAAF) samedi 21 septembre à 15h place du Pilori à Angers.
Semaine internationale pour le climat du 20 au 27 septembre, grève mondiale des jeunes (et moins jeunes) le vendredi 20 septembre (à Angers : manifestation à 14h, place du Ralliement), marches dans toutes les villes du monde le samedi 21 septembre, débats et actions de terrain… Comme le souligne le communiqué de presse du collectif Climat d’Angers, l’heure est plus que jamais à renforcer la mobilisation générale pour sauver le climat !
Dimanche 15 septembre, dès 8h45, plusieurs dizaines de militant.e.s angevin.e.s se sont massé.e.s devant Carrefour Grand Maine (bd du Grand Launay) à l’appel de l’intersyndicale CFDT-CFTC-CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNSA pour protester contre l’ouverture des commerces le dimanche. Il s’agissait d’abord de sensibiliser pacifiquement les client.e.s sur les conséquences que va générer à terme la fin du droit de toutes et tous les salarié.e.s à une journée de repos hebdomadaire. La marchandisation de tous les instants de la vie, non merci !
Le Réseau National Pour La Gratuité Des Transports vient de lancer une pétition nationale pour la gratuité des transports publics locaux. Plus de 150 personnalités l’ont signé, dont Olivier Besancenot et Christine Poupin. C’est un outil dont il faut s’emparer, en particulier dans l’agglomération d’Angers, où l’union des droites ancienne et macroniste freine des quatre fers contre la gratuité, par journal municipal ou presse interposés. Pour la justice sociale et écologique, signons l’appel !
Environ 150 personnes ont participé au rassemblement contre les féminicides initié par le collectif Nous Toutes d’Angers ce soir à la Fac Saint-Serge. Sous l’inscription « On ne veut plus compter nos mortes », les participant-e-s à cette action ont placardé 104 feuilles symbolisant les 104 femmes mortes en France sous les coups de leur conjoint depuis le début de l’année...
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !