Retour sur l’incendie de Notre-Dame : la tentative de récupération de cette catastrophe patrimoniale par E. Macron au nom d’une prétendue union sacrée, l’indécent étalage publicitaire de dons défiscalisés de grandes figures du capitalisme prédateur, les compressions budgétaires qui touchent l’entretien et la conservation du patrimoine culturel, les choix de société à faire... Un article de Manon Boltansky à paraître dans l’Anticapitaliste.
Après trois mois de campagne de Macron, trois mois de grand blabla largement répercuté par les médias, le gouvernement s’organise pour détourner à son profit et au profit de ses amis les capitalistes, les colères, les revendications qui s’expriment dans le pays. C’est dans le cadre abrité du Grand palais, devant un public trié sur le volet, que le Premier ministre, Édouard Philippe a rendu compte du grand blabla mis en place pour prolonger le gazage des manifestant.e.s par un enfumage censé recueillir les attentes des Français.e.s...
Réunie du 5 au 7 avril 2019 à Saint-Nazaire, l’Assemblée des assemblées des Gilets jaunes a adopté dimanche 7 avril un appel final que nous publions ici. Il invite toutes et tous à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction des revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques portées par le mouvement. Enfin, il considère qu’il faut sortir du capitalisme.
En janvier, face aux violences policières et aux blessures graves qu’elles ont provoquées parmi les manifestant.e.s (au moins 1 décès, 235 blessures et fractures graves au visage et à la tête, 23 éborgné.e.s, 5 mains arrachées ; voir ici), le Mouvement de la paix avait initié une lettre-pétition aux député.e.s de chaque département. À ce jour, seuls deux du Maine-et-Loire ont envoyé aux pétitionnaires une forme de réponse. Mais, face à l’interpellation précise de la pétition (suspension de l’usage des LBD et grenades GLI-F4) ils bottent en touche et justifient les violences policières. Analyse...
Ce jeudi 4 avril était une nouvelle journée de mobilisation pour les enseignants et les parents d’élèves contre le projet de loi Blanquer. À Angers, ce sont entre 1.500 (police) et 2.000 personnes (notre estimation et celle des syndicats) qui ont bravé les giboulées glaciales et manifesté dans les rues du centre-ville avant de gagner les grilles fermées (et gardées par la police) de la Cité administrative où loge l’Inspection académique. L’AG des grévistes avait voté le matin même la reconduction du mouvement au retour des vacances de printemps...
Mardi 2 avril à Angers, la conférence d’Ugo Palheta autour de son livre « La possibilité du fascisme. France : trajectoire du désastre » paru aux éditions La Découverte (et que nous avions présenté ici) a été un franc succès ; une centaine de personnes y ont participé, ainsi qu’au débat qui a suivi. Cette réunion publique était organisée par le Réseau antifasciste angevin (RAAF), Alternative libertaire (AL49) le le NPA49.
Compte-rendu...
Le samedi 30 mars aura été une intense journée de mobilisations à Angers, ce qui a parfois nui à la participation à certaines initiatives. Environ 250 gilets jaunes ont repris la rue dès 14h pour l’acte XX. Le rassemblement à 15h contre le blocus de Gaza à l’appel de l’AFPS49 et de nombreuses organisations, dont le NPA49, a rassemblé une cinquantaine de personnes. La fête régionale de Lutte ouvrière suivait à partir de 16h à Trélazé, avec plus de 150 militant.e.s. Mais c’est surtout la manifestation des enseignants en grève et des parents contre les réformes Blanquer, convoquée dès 11h le matin, qui aura rassemblé le plus de monde : entre 1700 et 1900 selon la presse, 2000 selon les syndicats. Un indice certain que la pression monte avant la grève nationale du jeudi 4 avril.
C’est un véritable état de siège qu’a vécu le centre-ville d’Angers autour de la préfecture à l’occasion de l’incursion d’E. Macron. Personne ne pouvait y entrer. On ne peut que mettre en parallèle le coût énorme d’un tel dispositif policier (qui se répète dans chaque ville visitée) et les coupes claires dans les services publics. Mais ce dispositif n’a pas découragé un millier de manifestants (enseignants en lutte contre la loi Blanquer, syndicalistes CGT, FO, FSU et Solidaires, jeunes de l’UNEF et de l’UNL, salarié.e.s d’Arjowiggins refusant la fermeture de leur usine, gilets jaunes) de faire le tour des barrages policiers et de réaffirmer leur droit de manifester.
La venue à Angers d’E. Macron ne se fait évidemment pas sans sa garde prétorienne. Le centre-ville autour de la préfecture est bouclé et interdit, sauf aux riverains, entre 9h et 18h. Tram et bus ne passent plus. Cela n’empêche pas les enseignants mobilisés contre la loi Blanquer d’appeler à bloquer le rond-point face au Centre des congrès et l’Intersyndicale d’appeler à une manifestation à 11h, place du Ralliement. À Beaupréau dans les Mauges où le président des ultra-riches se rendra l’après-midi, il a prévu de visiter un collège... privé catholique. Tout un symbole !
Dans une déclaration de son bureau exécutif, la 4e Internationale exprime toute sa solidarité avec les luttes menées par le peuple algérien pour faire tomber un régime de dictature, de corruption et de dépendance arriérée, et soutient son droit à sa souveraineté populaire par une Assemblée constituante souveraine.
... | 730 | 740 | 750 | 760 | 770 | 780 | 790 | 800 | 810 |...
- vendredi 3 Avril à 20h : débat organisé par SDN49 et Greenpeace : « Énergie, la face cachée – le rôle des citoyens » avec Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon) et Sylvain HOUPERT. Centre Jean Gueguen, 1 rue Louis Pasteur à Trélazé. Entrée libre.
- samedi 4 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
Nous suivre sur
- Facebook
- X
- Instagram
voir aussi à Angers
- Alter49.org
- Le Cercle 49.
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
- Après les municipales, construire un front antifasciste (25/03/2026)
- Municipales : front antifasciste contre l’extrême droite (15/03/2026)
- Macron complice de la sale guerre de Trump et Netanyahou (06/03/2026)
- Non à la guerre impérialiste et à bas la République islamique ! (01/03/2026)
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...
Mercredi 18 mars à 17h30, s’est tenu un rassemblement d’environ 200 personnes devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse. Les syndicats ont pris la parole, ainsi que plusieurs organisations politiques présentes, toutes pour dénoncer les guerres irresponsables et criminelles déclenchées par Netanyahou et Trump. Solidarité avec les populations du Liban, de Palestine et de l’Iran !
L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.