Au 21 de la rue Maillé à Angers, un local associatif composé d’une librairie associative, Les Nuits Bleues, d’un endroit pour faire réparer sa bicyclette ou en acheter une d’occasion, La Tête dans le Guidon et de La Tisanerie du « 21 », est régulièrement la cible des nervis d’extrême-droite. Une nouvelle tentative de déclencher un incendie au « 21 » s’est produite dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 janvier. Le NPA49 dénonce vigoureusement cet attentat criminel. Nous publions ici le communiqué du « 21 ».
Ce sont plusieurs milliers de personnes (plus de 3000 selon Ouest-France) qui ont défilé à Angers samedi 19 janvier, avec ou sans gilet jaune, mais toutes et tous en opposition au gouvernement des ultra-riches. Malgré la provocation du préfet interdisant l’hypercentre, la manifestation s’est majoritairement déroulée dans le calme, en suivant les boulevards extérieurs, avec quelques incursions dans le centre-ville. En fin de parcours, les gendarmes mobiles ont lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants qui avaient réussi à gagner la place du Ralliement, et quelques incidents mineurs ont suivi. Histoire de valider la prophétie auto-réalisatrice du Préfet sur de possibles violences...
Après l’interdiction faite la semaine dernière aux initiateurs d’un rassemblement de protestation contre la répression au Soudan de l’organiser place du Ralliement, le préfet persiste et signe un arrêté interdisant toute manifestation samedi dans le centre ville d’Angers. Cette nouvelle atteinte au droit de manifester dans une ville où toutes les manifestations de Gilets jaunes se sont déroulées pacifiquement est une provocation. Elle traduit la panique du pouvoir, mais vise aussi à faire peur, voire à justifier d’éventuelles violences policières. Une forte mobilisation samedi des Gilets jaunes sera la meilleure réponse à ce type de décision liberticide.
Dans un appel daté du 16 janvier, l’Union locale CGT d’Angers dénonce l’enfumage du soi-disant “grand débat” et appelle à manifester samedi 19 janvier aux côtés des gilets jaunes pour y défendre les revendications salariales (smic à 1800 euros, indexation des salaires...) et démocratiques (libération des prisonniers et arrêt des poursuites). Une prise de position éminemment utile tant il devient urgent de créer le rapport de forces qui peut faire reculer le gouvernement !
Samedi 12 janvier à 15h, pl. Mondain Chanlouineau à Angers, ce sont près de 200 Soudanais.e.s qui, à l’appel de de l’Association Solidarité France Soudan, se sont rassemblé.e.s pour afficher leur solidarité avec le soulèvement populaire en cours au Soudan, pour dénoncer la dictature criminelle du général Omar al-Bashir et exiger de L’État français qu’il sorte de son silence hypocrite et cesse toute forme de collaboration avec le régime. Une réunion publique d’information sur la situation au Soudan se tiendra à Angers (Centre Marcelle Menet) samedi 26 janvier à 17 h avec Rashid Saed (Radio Dabanga).
La mobilisation des Gilets jaunes a franchi le cap délicat de la trêve des confiseurs et elle rebondit malgré les intimidations inacceptables du pouvoir et de ses affidés. À Angers, ce sont plus de 600 GJ qui ont défilé en ville. Il y en a eu en tout un millier en Maine-et-Loire, notamment à Saumur, Segré et Cholet. Aucun incident n’a eu lieu en dépit de la fébrilité policière (Gare, Conseil départemental...). En France, ce sont près de 100.000 personnes qui ont manifesté. Car les injustices ne cessent de croître, auxquelles, au-delà des tentatives d’enfumage, le gouvernement ne veut pas renoncer. Il faut le faire reculer !
L’impuissance du gouvernement à juguler le mouvement des Gilets jaunes et son obstination à maintenir une politique en faveur des seuls ultra-riches le pousse à s’appuyer toujours plus sur les forces de répression. Face à ces dérives versaillaises, la défense des droits démocratiques comme celui de manifester doit être portée par un renforcement de la mobilisation pour nos droits sociaux !
L’année 2019 s’annonce décisive en France. Quoique déstabilisé et impopulaire, le gouvernement Macron entend poursuivre ses réformes néolibérales de casse des services publics et de régression sociale (chômage, retraites...), et une politique économique productiviste suicidaire pour la planète. Le mouvement social doit absolument le bloquer. Mais l’urgence sociale et écologique commande d’aller au-delà. C’est une autre société qu’il faut mettre en place, solidaire, égalitaire et prenant en compte les exigences environnementales. À l’instar de l’actrice Corinne Masiero, nos vœux pour 2019 sont ceux d’une révolution !
Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose... Se vantant des « transformations » déjà réalisées comme dans le domaine de la SNCF, bref fier des reculs qu’il nous a imposés, Macron n’a livré ce soir aucune annonce, si ce n’est la promesse de continuer les attaques et remises en cause, en ce qui concerne notamment le secteur public ou les retraites explicitement cités. Analyse du NPA...
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !