Nous n’accepterons jamais le génocide du peuple palestinien, nous devons lutter pour qu’il vive, et pour la libération de la Palestine ! Augmentons la pression sur notre gouvernement, par des manifestations partout, par la participation de toutes les organisations, partis, syndicats et associations. Signons massivement la pétition stop-dissolution.fr contre la dissolution d’Urgence Palestine. Pour stopper le génocide en cours, construisons une mobilisation de masse !
De Macron à Le Pen en passant par Retailleau, Les différentes sensibilités réactionnaires s’affrontent, se reconfigurent et s’acheminent de plus en plus clairement vers la fameuse « union des droites » qui pourrait seule assurer une défaite profonde et durable de la gauche par l’instauration d’un régime illibéral, voire fasciste. Il est donc urgent pour la classe travailleuse de reprendre l’initiative, dans la rue comme dans les urnes, dans l’unité et la radicalité.
Samedi 17 mai, plus de 3 000 personnes ont rejoint la 25e marche des Fiertés angevines autour du mot d’ordre « Face aux réacs et à l’extrême droite, nous sommes luttes et résistances ». Au-delà du succès numérique, il faut saluer la remarquable organisation de l’interorganisations, notamment grâce l’association Quazar. Pour la première fois, le NPA49 a disposé d’un stand dans le village des Fiertés situé cette année dans le quartier St Serge.
Alors que le Nouveau Front Populaire (NFP) avait, l’an passé, permis une mobilisation unitaire bien au-delà des partis de gauche et écologistes, il faut absolument retrouver cette dynamique pour les municipales de 2026. Cela ne se fera pas sans un programme de rupture avec les politiques capitalistes à l’œuvre aussi bien à l’échelon municipal qu’aux échelons national et international. C’est indispensable pour barrer la route à la droite et l’extrême droite. À Angers comme ailleurs ! C’est le sens de l’appel du comité angevin du NPA49 que nous reproduisons ici.
Il y a urgence à mettre un coup d’arrêt à la marche à la barbarie, aux politiques militaristes, urgence à soutenir les résistances face à l’impérialisme, pour un monde sans guerre et sans exploitation, urgence à contrer la dérive autoritaire de l’État français. Voilà pourquoi nous devons signer la pétition stop-dissolution.fr et manifester partout où c’est possible contre l’interdiction d’Urgence Palestine et de la Jeune garde, pour l’arrêt du génocide à Gaza, pour la libération de la Palestine.
Le mantra répété par Retailleau lors de sa prise de fonction comme ministre de l’Intérieur : « L’ordre, l’ordre, l’ordre », laissait présager le pire en matière de libertés publiques. C’est donc sans surprise qu’il a dégainé l’arme de la dissolution pour écraser des organisations emblématiques de la résistance du mouvement social à sa politique. Pour arrêter cette dynamique autoritaire qui pave la voie aux fascistes, il faut construire un front large et unitaire contre l’autoritarisme, l’islamophobie et l’impérialisme, qui forment bien une même politique.
Ce sont entre 1500 et 2000 manifestant·e·s qui ont manifesté à Angers au départ de la place Imbach. Iels étaient près de 200 à Cholet, 150 à Saumur et 35 à Segré. Il est possible d’en extrapoler au moins 200.000 personnes dans la rue à l’échelle nationale. C’est donc un premier mai réussi, en dépit des divisions de la gauche politique et syndicale et de l’offensive réactionnaire à l’œuvre au niveau de l’État français et à l’échelle internationale. L’ambiance à Angers a d’ailleurs été marquée par une combattivité indéniable.
Alors que la droite française, de Bayrou à Macron, de Retailleau à Ciotti, semble déjà prête à pactiser avec le RN de Le Pen et Bardella, il n’est pas inutile de revenir sur l’histoire de la république de Weimar, et notamment de sa fin catastrophique :
- quand les partis bourgeois du centre et de la droite livrèrent clé en main l’État allemand à Hitler et à sa bande criminelle ;
- quand les divisions, erreurs stratégiques et trahisons diverses des gauches socialiste et communiste empêchèrent toute riposte de la classe ouvrière.
C’est l’objet de l’exposé présenté ici par un camarade du NPA49.
Bien qu’on en parle moins, le rythme des suppressions d’emplois ne s’est ralenti dans aucun secteur. Avec les réformes des dernières années, le gouvernement a donné au patronat les moyens de licencier sans bruit : entre plan de départs volontaires, fin des contrats précaires et ruptures conventionnelles collectives, ce sont des plans de licenciements qui ne disent pas leur nom. Individualiser les salarié.es pour atomiser les résistances permet aux employeurs de diluer la confrontation et de limiter les mobilisations. Pourtant, comme à Poissy ou Vencorex, des salarié·e·s essayent de résister et de construire la grève, avec leurs syndicats.
L’enfer continue à Gaza et en Cisjordanie. Depuis le 18 mars, l’armée israélienne a rompu la trêve et repris le génocide, tuant à nouveau des milliers de femmes et d’enfants, des journalistes, des personnels médicaux. Elle ordonne une fois de plus à des milliers de Gazaoui·e·s de quitter leurs abris de fortune pour fuir on ne sait où. Et en Cisjordanie Israël continue son plan d’annexion des territoires occupés, par le nettoyage ethnique.
- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !