Entre détresse et colère paysanne, hypocrisie de la FNSEA et du gouvernement, récupération de l’extrême droite, urgences sociale, climatique et écologique, les mobilisations agricoles secouent l’Europe. Et ni les mesurettes annoncées par Attal vendredi dernier ni son blabla réac à l’Assemblée nationale mardi n’arrivent pas à éteindre cette mobilisation. Un prétendu « réarmement agricole » qui en réalité est un désarmement des paysan·ne·s…
Contre l’Europe forteresse qui préfère voir mourir des milliers et des milliers de migrant·e·s en mer Méditerranée, le NPA défend la liberté de circulation et d’installation. Cela veut dire une citoyenneté de résidence ouvrant immédiatement et totalement les droits sociaux et civiques aux étrangers et étrangères. Une liberté qui ne peut réellement exister que dans une société débarrassée de l’exploitation et de toutes les oppressions.
Ce sont 2000 personnes qui ont défilé dans le centre-ville d’Angers dimanche 21 janvier pour exiger le retrait de la loi Darmanin-Ciotti qui vise à précariser encore plus les travailleuses et et travailleurs étrangers, à diviser la classe travailleuse et à introduire dans le droit la notion de “préférence nationale” prônée par l’extrême droite. La manifestation contre cette loi infâme, très unitaire, a regroupé les associations solidaires, les syndicats ouvriers et les organisations politiques de gauche.
Chaque jour, la macronie vire un peu plus au brun. Et ce n’est pas la conférence de presse de son chef, le 16 janvier, qui le démentira... Riposter, cela passe dès ce dimanche 21 janvier par la mobilisation contre la loi Darmanin, pour défendre les mêmes droits pour toutes et tous, d’où qu’on vienne. À Angers, la manifestation est appelée à 10h30 place Leclerc par un large panel d’associations, syndicats et partis.
Dimanche 14 janvier à 15h, dans le cadre d’un appel national unitaire, un rassemblement contre la loi immigration de Darmanin et Ciotti s’est tenu au jardin du mail à Angers. Appelé tardivement, il a tout de même réuni 300 personnes, dont de nombreux militant·e·s syndicaux (FO, CGT...), associatifs (Asile et Partage, Le Cercle, LP, MDLP, Amnesty...) ou politiques (LFI, NPA, LO, MJCF...). Il s’agit maintenant de préparer la grande marche unitaire du 21 janvier contre la loi raciste du gouvernement Macron !
Ce sont à nouveau près de 400 personnes qui se sont rassemblées samedi 13 janvier place du Ralliement à Angers avant de manifester en centre ville pour l’arrêt du massacre à Gaza et un cessez-le-feu immédiat et définitif et pour dénoncer les projets d’épuration ethnique en Palestine portés par l’extrême droite israélienne au pouvoir. L’AFPS49 fut encore une fois le moteur de cette mobilisation soutenue par le Mouvement de la Paix, l’Intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et les organisations politiques de gauche (LFI, NPA, LO, UCL, MJCF...)
L’offensive israélienne contre Gaza se poursuit. Les bombardements et les combats au sol ont fait près de 30.000 mort·e·s, dont 10.000 enfants. La population est touchée par des conditions sanitaires effroyables, avec le manque d’eau, d’électricité, de nourriture, des maladies qui commencent à se répandre. Selon Médecins sans frontière, 85% de la population de Gaza s’est déplacée, et selon l’ONU, 90% de la population est en « phase de crise en termes d’insécurité alimentaire ».
Ce sont à nouveau 400 Angevin·e·s qui se sont rassemblés et ont manifesté samedi 6 janvier 2024 pour un cessez-le-feu immédiat et définitif à Gaza et l’arrêt du massacre à l’appel de AFPS49, MDLP49, Intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires et des organisations de gauche (LFI, NPA, UCL, MJCF, NPA-jeunes...) Plus que jamais, face au projet d’épuration ethnique défendu par l’extrême droite israélienne, nous devons affirmer notre solidarité avec le peuple palestinien !
En 2024, regrouper une gauche de combat restera notre objectif ! Les luttes seront déterminantes. Mais pour donner confiance à ses acteurs et actrices, pour mettre en échec nos adversaires, nous avons également besoin de renforcer un projet politique - écosocialiste - alternatif au capitalisme, ce système en faillite qui ne peut répondre aux besoins sociaux et menace l’avenir de l’humanité. La gauche qui n’a pas renoncé à changer la société, celle que l’on retrouve dans les luttes sociales et écologistes et qui se bat pied à pied contre Macron et son monde, doit s’unir pour incarner une telle alternative.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !