Les consultations publiques précédant de nouveaux décrets sont depuis longtemps une pantalonnade. Elles le sont encore plus en plein été, tant la période estivale est propice aux mauvais coups faits en douce. Christophe Béchu, ministre de la soi-disant “transition écologique” et ci-devant maire d’Angers, n’est pas en reste. Sa « Consultation publique sur le projet de décret portant modification de diverses dispositions du code de l’environnement relatives à la publicité, aux enseignes, aux préenseignes et aux paysages » n’est en effet ouverte que du 17 juillet au 10 août ! Et, loin d’agir pour l’environnement, elle agit pour de nouvelles dégradations de celui-ci !
Le 14 juillet, Patrick Pouyanné, PDG de TotalÉnergies, était promu au rang d’officier de la Légion d’honneur, sur proposition du ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Le même jour, la ville de Phoenix, capitale de l’Arizona, enregistrait son quinzième jour consécutif au-dessus de 43°C. La conjonction de ces deux informations en dit malheureusement long sur l’absence totale de préoccupation écologique du gouvernement et, pire encore, sur son soutien appuyé aux multinationales climaticides.
Lundi 10 juillet, des militant·e·s des Soulèvements de l’Anjou ont interpellé les élu·e·s d’Angers-Loire-Métropole (ALM), l’agglomération d’Angers, en leur distribuant une lettre contestant le projet d’extension de la ZI « L’Océane » sur 125ha de terres agricoles, bois et zones humides, soit le triple de la ZI actuelle. Après le succès de l’initiative du 2 juillet, d’autres mobilisations sont attendues pour faire reculer ALM. C’est, en Anjou, un combat majeur pour la sauvegarde de notre environnement.
La séquence politique que nous avons vécue ces dernières semaines est une leçon de choses. Les opprimé·e·s devraient accepter de se faire exécuter tandis que des dirigeants politiques réclament davantage de permis de tuer pour la police. Peines « exemplaires » pour les uns, circonstances atténuantes pour les autres : il est urgent de mettre un terme à cette violence institutionnelle antisociale et raciste déployée par un État français dont le seul objectif est la survie d’un ordre socialement injuste et écologiquement suicidaire, celui du capitalisme.
Nous relayons ici un appel largement unitaire à rassemblements et marches les mercredi 5, samedi 8 et samedi 15 juillet 2023 pour le maintien des libertés publiques et individuelles et contre les violences policières. Cet appel exige du gouvernement plusieurs mesures d’urgence, à commencer par l’abrogation de la loi Cazeneuve de 2017 valant permis de tuer en cas de refus d’obtempérer, et surtout une lutte contre les inégalités sociales, à l’inverse de la politique gouvernementale actuelle.
Alors qu’un présumé double meurtrier à la dérive rôdait dans la périphérie d’Angers, la préfecture du Maine-et-Loire n’a pas hésité, dimanche 2 juillet, à mobiliser 80 gendarmes pour surveiller et filmer une rassemblement écologiste familial et festif, tenter d’empêcher la distribution de tracts et l’accrochage de banderoles, et bloquer partiellement la circulation de l’A11. Les Soulèvements de l’Anjou reviennent sur cet épisode scandaleux dans un communiqué de presse que nous reproduisons ici.
Ce sont 450 personnes qui se sont rassemblées dimanche 2 juillet à St Sylvain d’Anjou, au nord-est d’Angers, contre le projet de ZI La Nouvelle Océane sur 125ha de bois, zones humides et terres agricoles. La manifestation organisée par le collectif “Les Soulèvements de l’Anjou” et soutenue par par un large panel d’associations, syndicats et partis s’est terminée par un pique-nique géant et festif dans un champ promis au béton par l’agglomération ALM. La mobilisation ne s’arrêtera pas là : non à l’artificialisation de nouveaux espaces naturels ! Retrait du projet “La Nouvelle Océane” !
Depuis la mort de Nahel, les quartiers populaires se mobilisent. Cette mobilisation est légitime. La source de la violence est du côté de l’État français, de sa police, de ses représentants actuels, Darmanin et Macron, et passés. Ils sont les seuls responsables de ce qui est arrivé et de ce qui arrive aujourd’hui. Il faut désarmer la police au contact de la population, immédiatement. Et Darmanin doit démissionner.
En dépit du fait que la presse locale n’avait pas relayé l’appel unitaire à manifester contre la dissolution des Soulèvements de la Terre, ce sont plus de 250 personnes qui se sont rassemblées place du Ralliement à Angers, mercredi 28 juin à 18h30. Des prises de parole et lectures de poèmes ou de textes ont été faites devant une assemblée déterminée à ne rien lâcher face à un pouvoir autoritaire qui, loin d’agir pour préserver la biosphère, est le relais du capitalisme et de l’agro-industrie.
Nous reproduisons un appel unitaire angevin à se joindre au rassemblement de protestation programmé à 18h30, place du Ralliement à Angers, contre la dissolution par le gouvernement Macron-Darmanin du collectif écologiste « Les Soulèvements de la Terre ». Alors que le gouvernement s’enferme dans une dérive autoritaire de répression et d’interdiction administrative de contestations légitimes, une réaction démocratique est plus que jamais nécessaire.
- Lire également : Appel international de soutien aux soulèvements de la terre
- Se défendre, s’organiser, se soulever (JS, L’Anticapitaliste, 28/06/2023)
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- samedi 7 mars à 11h : manifestation pour les droits des femmes, place du Ralliement à Angers, à l’appel du collectif 8 mars.
- samedi 7 mars à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.
Un rassemblement d’environ 150 personnes s’est tenu jeudi 18 décembre à partir de 18h devant la bourse de travail d’Angers. L’action qui a allié discours et chansons militantes avait été décidée dans le cadre de la Journée internationale des migrant·e·s à l’appel de plusieurs associations du département (Amnesty International France, Asile et Partage, le Cercle 49, Emmaüs Angers, GREF, LDH Angers et M&L, Mouvement de la Paix, REDA, SOS Migrants), avec le soutien d’organisations de gauche (LFI, NPAs, LE, PCF...) Alors que l’Union européenne, sur la base d’une alliance droite-extrême droite, vient de renforcer son arsenal juridique et policier pour faire la chasse aux personnes migrantes, il est plus que jamais nécessaire de développer la solidarité avec les migrant·e·s et réfugié·e·s. Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !