Une centaine de personnes se sont rassemblées devant le siège du conseil départemental de Maine-et-Loire pour protester contre l’expulsion annoncée du squat de La Vendange, à Angers, abritant actuellement 15 jeunes migrants en attente d’un jugement pour reconnaissance de leur minorité. Les arguments déployés par la ville et le CD49 sont comme d’habitude hypocritement perfides : le squat serait insalubre et il faudrait expulser... sans se trop préoccuper du relogement ! Une pétition est en ligne en direction du préfet et un petit film permet de visionner la vie du squat...
Dimanche soir et lundi 15 et 16 juillet, des millions de personnes étaient dans la rue, faisant la fête, revendiquant d’exister et d’être ensemble... Nous ne sommes pas hostiles aux manifestations de joie, bien au contraire, et nous sommes heureux d’entendre parler de solidarité, de travail collectif. Nous aimerions même en entendre parler plus souvent... Mais, la récupération politique par le pouvoir politique et les grands médias étant ce qu’elle est, nous ne sommes pas naïfs pour autant...
Après 36 journées de grève, les cheminots n’ont pas dit leur dernier mot. Le gouvernement pensait en avoir fini avec eux, sa loi pour casser leur statut et préparer la privatisation du transport ferroviaire étant votée. On est arrivé au terme du mouvement organisé par l’intersyndicale, avec deux jours de grève sur cinq, mais une partie des cheminots a continué la lutte les 6 et 7 juillet contre le « pacte ferroviaire ».
Vendredi 29 juin, 28 pays européens ont signé un accord de la honte qui renforce toutes les mesures répressives déjà en œuvre contre les migrantEs et les demandeurs d’asile. Nullement émus par la multiplication des naufrages en Méditerranée, les corps d’enfants repêchés, les récits effrayants des rescapéEs, les chefs d’états européens ont décidé en toute conscience de laisser continuer ces meurtres en série, qu’ils ont pourtant le pouvoir de stopper immédiatement. Mais contre cette infamie, il n’est jamais trop tard : mobilisation !
CGT et FO, UNL et FIDL, appellaient à un jeudi 28 juin de mobilisation interprofessionnelle, avec des initiatives sur tout le territoire pour la défense des étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités. À Angers, un meeting intersyndical CGT-FO-FSU-UNEF-UNL était convoqué en fin de matinée, symboliquement sur le parvis de la gare SNCF d’Angers. Environ 300 personnes y ont assisté à tout ou partie. Tous les intervenant.e.s (UL et UD CGT et FO, Solidaires, FSU49, UNEF, UNL, syndicalistes cheminots et EDF...) sont allés dans le même sens : la reprise du mouvement après la pause estivale est inéluctable parce que nécessaire.
La tragique épopée de l’Aquarius nous a toutes et tous interpellé-e-s : 629 migrant-e-s, hommes, femmes et enfants, le plus souvent épuisé-e-s, blessé-e-s, sauvé-e-s in extremis du naufrage par les activistes de SOS Méditerranée. Les dirigeants de l’Union européenne ont rivalisé de cynisme, de la même manière que Trump aux États-Unis séparant les enfants de leur famille avant de se raviser sous la pression, tout en déclarant que les pays voisins avaient envoyés leur « fond de poubelle ». À se demander où va notre société : serions–nous en train de revenir aux années 1930 par glissements successifs, faute de réaction ?
Dans une mise en scène bien rodée, Macron, « le Président des riches » s’est indigné du « pognon dingue » affecté aux aides sociales. Cet acharnement est celui des classes dominantes contre une protection sociale qui, à leurs yeux, réduit encore trop les inégalités. Sans les aides sociales, les 10% les plus riches gagneraient 20 fois plus que les 10% les plus pauvres, mais avec ils ne gagnent plus « que » 6 fois plus. Le taux de pauvreté est d’environ 14 % alors que sans ces aides, il serait supérieur à 20 %. Pour un total officiellement évalué à 70 milliards d’euros.
La détermination des cheminots ou des hospitaliers du Rouvray, leur capacité d’organisation à la base ont permis à leurs mobilisations de durer : ils ont changé l’ambiance qui régnait depuis l’élection du banquier Macron. Il est clair que ce n’est pas dans les salons du pouvoir capitaliste que les choses changeront : le fallacieux « dialogue social » ne sert qu’à duper. C’est dans la rue que les choses peuvent bouger, grâce aux liens que nous tissons entre nous, d’un service à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Le mouvement est loin d’être fini…
Au terme de deux jours de négociations acharnées, les salariéEs du Rouvray ont fait reculer pied à pied la directrice de l’ARS, émanation de la ministre Buzyn, tout en continuant à maintenir le rapport de force par des actions « coup de poing » menées avec l’aide de très nombreux soutiens au premier rang desquels les cheminots en lutte eux aussi et le comité de soutien, très militant qui a regroupé plus de 50 personnes.
Pas un jour ne passe sans que le Ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, ne franchisse des lignes rouges contre les migrantEs, les musulmanEs, les militantEs du mouvement social et écologique ou le droit de manifester. Il flatte les secteurs les plus réactionnaires de la société et exerce une pression insupportable et antidémocratique sur toutes celles et tous ceux qui tenteraient de remettre en cause la politique de Macron. Gérard Collomb doit partir !
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- samedi 7 mars à 11h : manifestation pour les droits des femmes, place du Ralliement à Angers, à l’appel du collectif 8 mars.
- samedi 7 mars à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.
Un rassemblement d’environ 150 personnes s’est tenu jeudi 18 décembre à partir de 18h devant la bourse de travail d’Angers. L’action qui a allié discours et chansons militantes avait été décidée dans le cadre de la Journée internationale des migrant·e·s à l’appel de plusieurs associations du département (Amnesty International France, Asile et Partage, le Cercle 49, Emmaüs Angers, GREF, LDH Angers et M&L, Mouvement de la Paix, REDA, SOS Migrants), avec le soutien d’organisations de gauche (LFI, NPAs, LE, PCF...) Alors que l’Union européenne, sur la base d’une alliance droite-extrême droite, vient de renforcer son arsenal juridique et policier pour faire la chasse aux personnes migrantes, il est plus que jamais nécessaire de développer la solidarité avec les migrant·e·s et réfugié·e·s. Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !