Mardi 27/11, lors d’un discours devant le Haut conseil à l’action climatique, Macron a tenté de désamorcer la colère qui s’est encore largement exprimée dans les rues et sur les routes samedi dernier. Peine perdue : ce long blabla ne va certainement pas éteindre un mouvement né des injustices sociales et fiscales que nourrit sa politique, une politique antisociale et de surcroît, en dépit de ses prétentions, une politique anti-écologique.
Samedi 24 novembre, pour la la déclinaison angevine de la Marche contre toutes les violences sexistes et sexuelles, près d’un millier de femmes et d’hommes ont défilé dans les rues piétonnes en un cortège dynamique et bruyant, au son des slogans féministes et de l’hymne des femmes. Après une halte devant la mairie d’Angers, la foule s’est rassemblée autour du kiosque du jardin du Mail, pour affirmer une dernière fois la détermination commune à ne plus tolérer aucune violence faite aux femmes.
Il y a quinze jours, le PDG du groupe VP Santé, dont fait partie la très lucrative clinique psychiatrique St Didier, arrête de remplacer les salarié.e.s absent.e.s, pour faire des économies et accroitre ses profits. Ereinté.e.s par des conditions de travail qui empirent, pour les salarié.e.s, la coupe est pleine, avec leur syndicat CGT, un courrier est transmis au PDG avec les revendications. Un mouvement de grève total et illimité démarrera lundi 26 novembre sans engagements fermes du patron.
Le 17 novembre, près de 300 000 « gilets jaunes » ont participé à plus de 2000 rassemblements et/ou actions de blocages. Il s’agit d’un fait politique et social majeur, avec une mobilisation massive et inédite contre le gouvernement Macron. Le 17 novembre, c’est une politique de classe, menée par un gouvernement au service des riches, qui a été dénoncée. Une colère légitime à laquelle il s’agit de donner un prolongement par une mise en action du mouvement social, du mouvement ouvrier.
Des marches contre les violences sexistes et sexuelles (dénommées #noustoutes) sont prévues partout en France samedi 24 novembre. À Angers, le départ de la marche est convoqué à 15h devant la préfecture par le Planning familial 49, le CIDFF 49, Sos femmes, Espace femmes, le comité local #noustoutes 49, et soutenu par le Collectif Émancipation, Femmes d’ici et d’ailleurs, Quazar, CFDT49, Solidaires49, AL 49, le NPA49, etc. (Lire le tract d’appel.) Pour construire un mouvement des femmes autonome et massif, tou-te-s dans la rue samedi !
Selon les discours gouvernementaux, la surtaxation des carburants qui a été le déclencheur du mouvement des gilets jaunes serait une “taxe écologique”. Si l’on fait l’effort de ne pas s’en tenir aux discours d’enfumage, le caractère productiviste de la politique gouvernementale et son mépris de l’écologie ne font pourtant aucun doute. Il est donc problématique qu’au sein du mouvement écologiste des militant.e.s ne se démarquent pas davantage de cette instrumentalisation de l’écologie qui ruine celle-ci auprès de larges couches de la population. Retour à ce propos sur l’interview de François Veillerette au Courrier de l’Ouest du 19/11/2018...
Le constat est sans appel, le gouvernement le reconnaît lui-même : aujourd’hui, près de 300 000 gilets jaunes sur les routes et dans les rues, dont 3900 en Maine-et-Loire, et plus de 2000 blocages ou rassemblements (une cinquantaine en Anjou). Même si la droite et l’extrême droite ont voulu se faire les porte-parole de cette colère, si Macron en a profité pour afficher le chiffon rouge du poujadisme et a voulu faire taire par certains endroits la contestation à coup de matraques et de lacrymo, la réalité est bien concrète : c’est une politique de classe, une politique au service des riches, qui a été dénoncée aujourd’hui.
Dans un court texte explicatif, la Commission Nationale Écologie du NPA avance des éléments qui lui semblent incontournables en ce qui concerne la mobilisation du 17 novembre initiée sur les réseaux sociaux. Loin d’être une réponse à la hauteur des enjeux climatiques, la taxation du carburant se résume à un nouveau prélèvement sur le budget de salarié.e.s auxquels on le laisse pas d’autre choix que l’automobile pour leurs déplacements. Le prétexte écologique d’un gouvernement qui de A à Z mène une politique anti-écologique ne peut plus tromper personne. Il faut une toute autre politique pour l’habitat, les transports et les services publics !
Ce samedi 17 novembre ont lieu de nombreux « blocages » contre les hausses du prix des carburants. Lancé au départ comme un mouvement citoyen, largement appuyé par les patrons du transport et relayé par la droite et l’extrême droite, cet appel rencontre aujourd’hui un large écho dans les milieux populaires. Indépendamment des calculs des uns et des autres, de larges secteurs se saisissent de cette mobilisation pour exprimer leur mécontentement contre un gouvernement au service des riches qui fait les poches aux pauvres.
Point de vue du NPA et, en annexe, communiqué d’Attac et tracts de l’UL-CGT d’Angers et de la FSU49.
Ce sont 600 enseignant.e.s qui ont participé à la manifestation du 12 novembre organisée par l’ensemble des syndicats de l’Éducation nationale mais par deux appels nationaux séparés (FSU-SGEN-UNSA d’un côté, CGT-FO-Solidaires de l’autre). Cette division au sommet n’a pas empêché les participant.e.s angevin.e.s et les drapeaux de se mêler sans frontières syndicales. Il n’en reste pas moins que l’absence de véritable unité, et l’absence évidente de stratégie syndicale combative contre les suppressions de postes et les réformes Blanquer a gêné la mobilisation. À cet égard, la manifestation du 12 est donc un relatif succès.
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- mardi 19 mai à 20h : « une Constitution citoyenne et populaire », conférence d’Espaces Marx Anjou animée par Jean-Louis Grégoire, à Angers, Maison de quartier des Trois-Mâts, salle Zéphyr.
- samedi 23 mai à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 30 mai de 12h à 00h : Fête de l’Huma49, avec débats à 14h30 et 16h et spectacle à 18h. Salle Louis Aragon à Trélazé.
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- Soutien aux opposantEs à la déviation de St Peray (07) (17/05/2026)
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- Lettre aux camarades de LFI à propos de l’unité nécessaire (28/04/2026)
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Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...