Précarité généralisée et remise en cause des statuts garantissant l’indépendance et les libertés académiques, recherche entièrement soumise aux intérêts privés, élitisme et financements inégalitaires. Les “groupes de travail” mis en place par le gouvernement pour le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) ont fait allégeance à la doxa néolibérale et aux objectifs de destruction du service public. Mais la sinistre médiocrité de leurs “propositions” suscite en retour un vent de révolte dans les universités, y compris à l’université d’Angers où un comité de mobilisation a vu le jour et où deux AG ont permis de redonner confiance en la mobilisation des personnels. Premier objectif : université morte le 5 mars !
N’en déplaise au gouvernement qui voudrait siffler définitivement la fin de la partie par un passage en force, le débat parlementaire ne sonne pas le glas de la mobilisation commencée il y a plus de deux mois.
Benjamin Griveaux a donc jeté l’éponge dans la course à la mairie de Paris, dans laquelle il était largement distancé, dans les sondages, par Anne Hidalgo et Rachida Dati, entre autres en raison de la candidature dissidente de Cédric Villani. Un renoncement qui s’est certes fait dans des circonstances particulières, suite à la publication de messages et d’images relevant du domaine privé, un procédé pour le moins sordide, mais qui participe nénamoins d’une dynamique plus large de déstabilisation et de fragilisation du pouvoir.
Face à un projet de réforme des retraites amené à accentuer gravement les inégalités, un large ensemble de responsables associatifs et politiques, personnalités du monde artistique, sportif et intellectuel s’engagent à la création d’un « comité national de soutien aux mobilisations » pour accompagner la convergence des luttes « qui prennent des formes inédites, diverses, ancrées localement ».
Un peu plus nombreux que la semaine précédente, les manifestant.e.s angevins contre la loi Macron de sabordage des retraites par répartition ont manifesté à deux reprises lors de la journée de mobilisation du 6 février, en début d’après-midi et en soirée pour une retraite aux flambeaux. Le mouvement continue avec détermination, même si une perspective encore plus mobilisatrice (manifestation nationale à Paris ?) reste à construire. Photos et analyse...
À peine quelques jours après l’adoption, en Conseil des ministres, des deux projets de lois sur les retraites (une loi dite « ordinaire » et une loi « organique »), c’est dans un climat ubuesque que s’engage la discussion parlementaire.
Deux nouvelles mobilisations ont eu lieu les 29 et 30 contre la loi de destruction des retraites que le gouvernement veut imposer contre la majorité de la population et malgré les doutes d’une partie de la classe possédante elle-même (cf. l’avis des plus fielleux du Conseil d’État sur les deux projets de loi !). À Angers ce sont à chaque fois environ 800 militant.e.s qui ont assuré la continuité du mouvement social. Prochain grand rendez-vous : la journée nationale du jeudi 6 février !
Macron et son gouvernement ont décidé de passer en force malgré une popularité en baisse et un soutien à la grève toujours majoritaire. Lundi 2 février, la réforme des retraites entre au parlement. Le calendrier parlementaire va ainsi s’étendre sur quelques mois et va enjamber les élections municipales qui seront marquées par notre mobilisation pour le retrait de cette réforme. Sans attendre, c’est dès aujourd’hui que nous devons continuer à construire un mouvement d’ensemble, la généralisation de la grève pour le retrait de la réforme et plus largement contre Macron et son monde.
Ce sont 2500 personnes qui, en milieu de journée, ont pris part à la manifestation d’Angers du 24 janvier contre la réforme des retraites à points. La gare et le château ont tous deux été “pris d’assaut” dans une ambiance festive mais déterminée. Dans son communiqué national (que nous reproduisons ici), l’intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation mercredi 29 janvier.
C’est un millier de personnes qui a participé à la « Retraites aux flambeaux » angevine du jeudi 23 janvier au soir, à l’appel de l’intersyndicale CGC-CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF. Une manifestation impressionnante et dynamique, marquée par un feu d’artifice tiré du pied du château d’Angers. Un prélude encourageant à la manifestation du vendredi 24 appelée à 11h devant la gare. Contre les (fausses) retraites Macron, nous ne battrons pas en retraite !
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- mercredi 18 mars à 17h30 : rassemblement devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse
- mercredi 18 mars à 20h : projection de “Soulèvements” au Cinéma Les 400 coups à Angers, suivi d’un débat avec Les Soulèvements de la Terre et ATTAC49.
- samedi 21 mars à 14h30 : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.