Gilets jaunes, mobilisations climatiques, luttes à l’hôpital, grèves et manifestations contre la réforme visant à faire exploser le système de retraites... L’année 2019 aura vu renaître en France un fort mouvement social et écologique. Parallèlement, à l’étranger, les révoltes de masse contre l’ordre injuste du monde se multiplient. À l’inverse des vœux qu’E. Macron doit prononcer devant les médias, à ses pieds rassemblés, nos vœux vont à l’extension des luttes sociales et écologiques en 2020. Face à un système capitaliste qui précipite le monde dans le chaos social et climatique, l’urgence reste plus que jamais une autre société, une société réellement démocratique et résolument écosocialiste !
Vendredi 27 décembre 2019 en fin de matinée, ce sont pas moins de 300 personnes qui se sont rassemblées sur le parvis de la gare Saint-Laud d’Angers à l’appel de l’intersyndicale FO-CGT-Solidaires-FSU et en soutien à la grève des cheminots. Cheminots, personnel du CHU d’Angers, enseignants et Gilets jaunes ont ensuite défilé dans le centre-ville. Il s’agissait de démontrer à nouveau que, malgré la période des fêtes, le mouvement est loin de désarmer ! Dans grève, il y a rêve, pas trève. Et la révolte est là !
Même si elle a été la plus longue en un quart de siècle d’existence, la COP25 – 25e conférence de la Convention des Nations unies sur le changement climatique – se conclut à nouveau sur une inaction criminelle. Et ce, alors même que la consommation globale d’énergie dans le monde explose, sans aucune réduction relative de la consommation des énergies fossiles génératrices de gaz à effet de serre...
Le gouvernement table sur la période des fêtes pour faire passer sa réforme en force, malgré le fait que la majorité de la population soutient la grève et s’oppose à la casse des retraites. Mais le mouvement tient, malgré la grande difficulté représentée par cette période, pour rebondir après les fêtes.
Pendant deux jours, Édouard Philippe a joué la comédie du « dialogue social » en convoquant les syndicats. Puis, il s’est vanté d’« avancées concrètes » sans plus de précision, alors que rien n’est retiré du projet de réforme des retraites. Le PM et à sa remorque les médias capitalistes ont voulu jouer la division syndicale en vue d’une « trêve » à Noël. Mais si les dirigeants de l’Unsa et dans une moindre mesure de la CFDT se sont prêtés à ce jeu, la base ne les suit pas forcément. Et puis les autres syndicats entendent bien continuer la lutte... Le gouvernement ne lâche rien, nous non plus !
Ce jeudi 19 décembre, ce sont 600 manifestant.e.s qui se sont rassemblé.e.s devant la gare Angers—Saint-Laud, avant de rejoindre la préfecture et les rues de l’hypercentre. À la veille des congés scolaires du solstice d’hiver, il s’agissait de soutenir les cheminots en lutte. Ceux-ci tenaient d’ailleurs une assemblée générale en début de matinée et sont même venus de l’intérieur des baies vitrées de la gare scander des slogans contre la réforme Macron-Delevoye-Pietraszewski des retraites.
Ce sont plus de 10.000 Angevin.e.s (7000 à Angers, 2000 à Saumur, 1000 à Cholet et plus d’une centaine à Segré) qui ont défilé dans les rues de leurs villes mardi 17 décembre. C’est une mobilisation comparable avec celle du 5 décembre, et l’on peut en déduire que c’est un million de personnes qui dans tout le pays a exigé le retrait du projet de loi du porte-plume de la multinationale Blackrock, l’ex-ministre Delevoye.
Les annonces d’É. Philippe mercredi dernier n’ont fait que confirmer ce que l’on savait déjà. Le gouvernement met la pression pour que le mouvement s’arrête cette fin de semaine. Cependant, après la démission de Delevoye, le pouvoir est fragilisé. Il faut savoir en profiter ! La contre-offensive, c’est maintenant ! Toutes et tous en grève et aux manifestations, dont celle d’Angers à 11h, place Leclerc, ce mardi 17 décembre !
Une réunion publique s’est tenue vendredi 13 décembre de 19h à 21h à la Bourse du travail (salle Pelloutier) organisée par le Collectif « Signez pour le RIP ! 49 ». Elle a notamment été animée par Jean-Louis Grégoire, Brigitte Baldenberger (ATTAC49) et l’universitaire David Cayla des « Économistes atterrés ». Compte rendu...
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- mercredi 18 mars à 17h30 : rassemblement devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse
- mercredi 18 mars à 20h : projection de “Soulèvements” au Cinéma Les 400 coups à Angers, suivi d’un débat avec Les Soulèvements de la Terre et ATTAC49.
- samedi 21 mars à 14h30 : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.