Les annonces d’É. Philippe mercredi dernier n’ont fait que confirmer ce que l’on savait déjà. Le gouvernement met la pression pour que le mouvement s’arrête cette fin de semaine. Cependant, après la démission de Delevoye, le pouvoir est fragilisé. Il faut savoir en profiter ! La contre-offensive, c’est maintenant ! Toutes et tous en grève et aux manifestations, dont celle d’Angers à 11h, place Leclerc, ce mardi 17 décembre !
Une réunion publique s’est tenue vendredi 13 décembre de 19h à 21h à la Bourse du travail (salle Pelloutier) organisée par le Collectif « Signez pour le RIP ! 49 ». Elle a notamment été animée par Jean-Louis Grégoire, Brigitte Baldenberger (ATTAC49) et l’universitaire David Cayla des « Économistes atterrés ». Compte rendu...
Malgré un temps des plus exécrable, ce sont pas moins de 1200 militant.e.s qui ont défilé jeudi 12 décembre dans les rues d’Angers pour afficher leur détermination à lutter jusqu’au retrait de la réforme de la retraite “à points”. En attendant la grande journée du mardi 17 décembre où tous les syndicats sans exception appellent à la grève ! Ne laissons pas le gouvernement détruire les retraites solidaires au profit des amis assureurs privés de M. Delevoye !
Derrière les propos doucereux et faussement rassurants du premier ministre le 11 décembre, c’est bien l’intégralité du rapport de l’assureur J.-P. Delevoye qui est reprise par le gouvernement de l’ancien banquier d’affaires E. Macron. Tout le monde serait touché par cette réforme si elle n’était pas retoquée : les plus vieux par l’instauration d’un “âge pivot” à 64 ans et une décote supplémentaire, les plus jeunes par une retraite “à points” qui ne serait, au mieux, qu’un minimum vieillesse destiné à être complété par les fonds de pension des assurances (pour qui en aurait les moyens). Premiers décryptages et une conclusion : renforcer la grève !
Édouard Philippe vient de le confirmer : le pouvoir a fait le choix de l’épreuve de force au mépris du monde du travail. Le rapport de forces à construire face à lui est celui d’une grève de masse regroupant tous les secteurs du monde du travail et bloquant le pays. Faire reculer le gouvernement sur la réforme des retraites, ce serait remporter une victoire sur les politiques de régression sociale, et ouvrir la possibilité d’une autre société.
Dans un communiqué de presse, le NPA 49 dénonce vivement les arrestations et les conditions d’arrestation de deux lycéens et d’un étudiant, qui se trouve être le président de l’UNEF d’Angers, au matin du 10 décembre 2019 devant le lycée Chevrollier à Angers. Les violences déployées au mépris même des règles internes à la police démontrent s’il en était encore besoin, la peur panique du pouvoir devant une potentielle mobilisation de la jeunesse, victime désignée de sa contre-réforme des retraites.
La manifestation pour la défense des retraites du mardi 10 décembre a rassemblé plus de 4600 personnes (3700 à Angers, 400 à Cholet, 500 à Saumur. Si, par rapport à la manifestation record du 5 décembre, la diminution du nombre de manifestant.e.s était prévisible compte tenu du manque de temps de préparation et des effets d’inertie, la mobilisation n’en reste pas moins massive. Celle d’Angers aura été marquée par la nouvelle de l’arrestation violente par la police du président de l’UNEF d’Angers et de deux lycéens, et par un long rassemblement devant le commissariat de police pour exiger leur libération.
Alors qu’une nouvelle journée nationale de mobilisation contre la réforme de démolition des retraites a lieu ce mardi 10 décembre (à Angers : manifestation à 11h, place Leclerc) et qu’une troisième journée se profile jeudi, le gouvernement va tenter mercredi de noyer le poisson à coup de mensonges et d’à-peu-près. Il est douteux que le gouvernement réussisse à éteindre l’incendie, celui-ci résultant plus largement d’une coagulation des colères, comme l’explique Léon Crémieux dans une analyse que nous reproduisons ici.
Avec entre 806 000 (selon la police) et 1,5 million de manifestant.e.s (selon la CGT), la première journée de grève contre la réforme de retraites a été particulièrement suivie jeudi. À Paris et dans de nombreuses villes de régions comme à Angers, on n’avait pas vu autant de monde dans les rues depuis longtemps, quelquefois depuis le grand mouvement de l’hiver 1995, ce qui est de bonne augure pour la suite…
La première grande mobilisation contre la retraite à points a été massive en Maine-et-Loire : 9200 à Angers, 1200 à Cholet, 800 à Saumur et 400 à Segré. Au total, ce sont au moins 12.000 salarié.e.s du public et du privé et jeunes qui ont bravé le froid humide pour dire STOP aux contre-réformes néolibérales. Mais ce n’est qu’un début. La reconduction du mouvement est déjà une réalité dans beaucoup de secteurs. Une nouvelle manifestation est prévue à 11h, place Leclerc à Angers ce vendredi 6 décembre !
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- samedi 9 mai à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 19 mai à 20h : « une Constitution citoyenne et populaire », conférence d’Espaces Marx Anjou animée par Jean-Louis Grégoire, à Angers, Maison de quartier des Trois-Mâts, salle Zéphyr.
- samedi 30 mai de 12h à 00h : Fête de l’Huma49, avec débats à 14h30 et 16h et spectacle à 18h. Salle Louis Aragon à Trélazé.
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Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...