Un demi-siècle plus tard, l’État italien continue à pourchasser les militant.e.s des Brigades rouges avec un acharnement en relation inverse de sa complaisance vis-à-vis du terrorisme fasciste. L’arrestation le 28 avril de réfugiés italiens en France par la police de Macron et Darmanin en est le dernier épisode (de même s’acharne-t-il contre Vincenzo et d’autres manifestants à Gènes en 2001 où un manifestant avait été abattu par la police). L’historien et philosophe Enzo Traverso revient sur cet acharnement et ce qu’il dévoile de la situation de l’Italie... et de la France...
Dans une déclaration adoptée majoritairement par la conférence nationale du NPA des 26 et 27 juin 2021, le Nouveau parti anticapitaliste décide de rentrer dans la campagne présidentielle de 2022 en présentant la candidature de Philippe Poutou autour d’un collectif de porte-parole de sa campagne. Cette déclaration analyse la situation politique et expose les revendications et axes programmatiques qui seront portés collectivement.
Dimanche 20 juin 2021, le premier tour des élections régionales est apparu comme le reflet, certes déformé, de la situation sociale et politique du pays, à commencer par une abstention historique (plus de 65 et même 70% en Pays-de-la-Loire !) nourrie par les colères sociales de ces dernières années…
Les thématiques sécuritaires, qui dominent la séquence politique, sont au cœur de la campagne des régionales en vue de la présidentielle. La surenchère autoritaire, parfaitement orchestrée par Macron et son gouvernement, est abondamment relayée médiatiquement. Ce dévoiement des colères n’a d’autre but que de continuer de mener sans entraves une politique de destruction sociale afin d’imposer de nouvelles contre-réformes, alors que des dizaines de milliers de travailleurEs ont déjà sombré dans la précarité depuis le début de la pandémie.
En dépit des entraves posées par la préfecture (changement de lieu de rassemblement imposé au dernier moment) et de la campagne d’intox du maire d’Angers (agitant le spectre de “violences” entre les “extrêmes” pour décourager les manifestant.e.s), ce sont 750 personnes qui, dans l’après-midi du samedi 12 juin, ont parcouru pacifiquement et avec détermination les rues du centre ville d’Angers, pour les libertés et contre les idées d’extrême droite.
Face à l’offensive idéologique actuelle des forces les plus réactionnaires, face à la régression sociale et démocratique et le laissez-faire écocidaire orchestrés par le gouvernement Macron, le mouvement social doit reprendre la main. Dans ce contexte, la tenue des élections régionales les 20 et 27 juin (en même temps que les élections cantonales) n’est pas anodine. Le NPA49 développe ici son analyse et appelle à voter pour la liste de Lutte ouvrière.
Gifle contre Macron appuyée par des slogans royalistes, simulacre d’exécution d’un militant de gauche sur YouTube, projets d’attentats terroristes (parfois réalisés), agressions physiques homophobes, racistes ou contre des militant.e.s du mouvement social... L’ultra-droite se sent le vent en poupe et redouble de violence. Les gouvernants ne cessent-t-ils pas de légitimer ses thèses ignobles ? À Angers, cette ultra-droite défraie également la chronique. Quelle réponse apporter à ce danger ?
Pour compenser sa faible légitimité et imposer sa politique antisociale, face aux colères et mobilisations que suscite sa politique, le pouvoir macroniste s’arme jusqu’aux dents. Pour cela, il mène une offensive sécuritaire et raciste sans précédent sur les plans législatif, idéologique et directement répressif. Le cours autoritaire de la macronie continue de s’approfondir, apportant de l’eau au moulin de l’extrême droite. Dans ce climat nauséabond, les manifestations du samedi 12 juin dans tout le pays (à 14h30, place du Ralliement à Angers) constituent une première étape de la riposte à construire.
Face au climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives entretenu par l’extrême droite et encouragé par le gouvernement, de nombreuses organisations syndicales, politiques et associatives ont décidé collectivement d’organiser samedi 12 juin une première grande journée nationale de manifestation et de mobilisations qui, à Angers, se déclinera à 14h30 depuis la place du Ralliement.
Après une prolongation concédée par le pouvoir pour cause de pandémie, la trêve hivernale s’est achevée ce lundi 31 mai. Les expulsions locatives vont donc pouvoir reprendre... La question du logement reste un véritable scandale qui met en relief les inégalités générées par un système incapable de répondre aux besoins fondamentaux de la population.
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- samedi 9 mai à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 19 mai à 20h : « une Constitution citoyenne et populaire », conférence d’Espaces Marx Anjou animée par Jean-Louis Grégoire, à Angers, Maison de quartier des Trois-Mâts, salle Zéphyr.
- samedi 30 mai de 12h à 00h : Fête de l’Huma49, avec débats à 14h30 et 16h et spectacle à 18h. Salle Louis Aragon à Trélazé.
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Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...