La 6e journée de mobilisation nationale contre la loi travail a rassemblé, mardi 17 mai, 1500 manifestant(e)s à Angers (police : 1200), et quelques centaines à Cholet (plus d’une centaine), Saumur (moins d’une centaine) et Segré (une cinquantaine). Si ce n’est pas la journée la plus forte du mouvement contre la loi El Khomri, elle a rassemblé beaucoup plus que la précédente, le 12 mai. Surtout, elle a montré que, 49-3 ou pas, les plus mobilisés ne désarment pas et que le mouvement peut et doit rebondir bien plus largement.
Le gouvernement vient de décider de recourir au “coup d’État permanent” que permet l’article 49-3 de la Constitution afin de faire adopter la “loi travail” sans vote au parlement. En retour, partout en France et notamment à Angers, des rassemblements ont eu lieu dès ce 10 mai pour exiger le retrait de la loi travail. Enfin, en sus de la journée du 12 mai déjà prévue, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL appellent à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai. L’épreuve de force est désormais engagée !
- Télécharger l’appel intersyndical angevin aux mobilisations des 12, 17 et 19 mai.
Le débat parlementaire sur la “loi travail” porté par la ministre El-Khomri a commencé mardi 3 mai. 5000 amendements ont été déposés, ce qui obligera à discuter très longtemps, sauf si le gouvernement impose sa loi de force grâce à l’article 49-3. Les médias disent qu’il manque 40 voix au gouvernement pour faire passer sa loi. Hollande et Valls sont au plus bas dans les sondages. Tout cela montre la faiblesse politique du gouvernement. Il faut maintenant savoir en profiter : tous ensemble, imposons le retrait de la loi travail !
Les coupes claires dans le budget de la culture se généralisent, en particulier en Maine-et-Loire sous l’impulsion rétrograde du président du Conseil départemental, C. Gillet (UDI). La volonté totalitaire de ne subventionner que les activités culturelles qui ne contredisent pas son sens très étroit de la morale a par ailleurs été affirmée à plusieurs reprises par le nouveau président du Conseil régional, B. Retailleau (LR, “ex” villiériste). À l’heure où le régime spécifique des Intermittents du spectacle est à nouveau menacé par le MEDEF et la CFDT, c’est toute la culture qui est en danger. La mobilisation des intermittents et du secteur culturel doit être soutenue et relayée par toutes et tous !
Le 1er mai 2016 a été marqué à Angers par un défilé unitaire FO-CGT-FSU-Solidaires d’un millier de militant-e-s. Avec les 200 de Cholet, 150 de Saumur et 120 de Segré, ce sont environ 1500 Angevins qui ont fait du premier mai, journée internationale de solidarité et de revendications, une journée de mobilisation pour le retrait de la loi El Khomri. Parmi les banderoles non syndicales, on relevait celle de LO et celle de Nuit Debout. Une compagnie théâtrale était également de la partie...
À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef et UNL, plus de 3000 personnes ont à nouveau défilé contre la loi Travail le matin du jeudi 28 juin en Anjou (2500 à Angers, 300 à Cholet, 150 à Saumur et presque autant à Segré). Si, au sortir des vacances scolaires cette 4e mobilisation en deux mois est moins importante que celle du 31 mars, elle traduit l’enracinement du refus de la loi PS-MEDEF de neutralisation du code du travail. De nouvelles manifestations sont d’ores et déjà prévues le dimanche 1er mai et le mardi 3 mai. Mais c’est une lutte continue, une grève générale qu’il faut construire pour faire reculer le gouvernement et inverser les rapports de force sociaux.
Jeunes et moins jeunes le martèlent depuis plus d’un mois. "Jeunes dans la galère, vieux dans la misère, de cette société-là, on n’en veut pas !". Ils le disent et le répètent dans les cortèges, dans les occupations de places pendant les différentes "nuits debout". L’espoir serait que la jonction entre les cheminots et l’ensemble des salariés et des jeunes s’effectue à cette occasion là, et entraîne le début d’une grève généralisée. Car seule la grève générale reconductible est à même d’imposer le retrait de cette loi, première étape pour la reconquête de nos droits.
- Appel intersyndical pour le 28 avril en Maine-et-Loire
Dans un communiqué commun, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL appellent à une nouvelle grande journée de grève et de manifestations interprofessionnelles le 28 avril contre la loi travail du PS et du MEDEF. En dépit des provocations et de la répression policières dans les plus grandes villes de France, la mobilisation ne faiblit pas comme le montrent les “Nuits debout” qui essaiment partout en France, y compris à Angers. Une nouvelle génération militante s’est levée contre le monde absurde et mortifère que les grands capitalistes veulent à tout prix faire perdurer pour conserver leurs privilèges.
Jeudi dernier, le 31 mars, des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants, de travailleurs avec ou sans emploi, ont manifesté à Paris et dans toutes les villes du pays. Ils se sont mobilisés, plus nombreux que le 9 mars, malgré le silence médiatique, voire la désinformation orchestrée par les télés et les radios. Il y était surtout question, en effet, d’ « incidents avec des casseurs » et non des violences policières inacceptables qui, en plusieurs endroits, ont tenté d’intimider les manifestants, en particulier les jeunes. Rien de cela, ni non plus la pluie et le vent, n’ont découragé toutEs celles et ceux qui voulaient crier haut et fort qu’ils/elles resteraient mobiliséEs jusqu’au retrait de la loi Travail.
- À voir et partager : le JT du 5 avril de La Parisienne libérée (loi travail, réforme pénale, réfugiés, nucléaire).
Selon le comptage de la CGT, ce sont 5500 personnes qui, à Angers, ont manifesté le matin du 31 mars pour le RETRAIT de la loi travail. Ils étaient 550 à Cholet, 500 à Saumur et 250 à Segré. Même si les jeunes étaient un peu moins nombreux que le 9 mars, une présence nettement plus importante des salarié.e.s venu.e.s à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires a fait de cette mobilisation la plus importante du quinquennat de F. Hollande en Anjou. Selon les premiers échos militants et de la presse, c’est aussi le cas sur tout le territoire administré par l’État français.
- Tract du NPA49 diffusé à Angers le 31 mars
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- lundi 12 octobre à 20h30 : Projection du film NAZA aux 400 coups suivie d’un débat avec l’AFPS49.
- mardi 13 octobre à 14h : manifestation des mouvements lycéens et étudiants et de leurs soutiens. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 17 octobre à 9h : rassemblement à l’appel des Gilets jaunes angevins (GJA). Jardin du Mail à Angers.
- samedi 17 octobre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du Ralliement à Angers.
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Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !
Vendredi 2 octobre à 18h, le rassemblement appelé par plusieurs syndicats (CGT, SNESUP-FSU, SUD, Union Étudiante, UNEF) devant la préfecture d’Angers en soutien aux lycéen·ne·s et étudiant·e·s en lutte a réuni 250 personnes. Outre des prises de parole réclamant des moyens et la fin de Parcoursup, un appel à mobilisation générale a été lancé pour le mardi 6 octobre. Un cortège est ensuite parti vers l’hôtel de ville en scandant « Nous ce qu’on veut, c’est de l’éducation et pas de la chair à canon ». La suite, mardi !
Vendredi 25 septembre, le rassemblement appelé dès 8h devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons a eu une issue heureuse : la relaxe ! Une baffe pour le pollueur visuel JCDecaux (qui demandait 20.000€ pour quelques affiches décrochées !) et le parquet (qui demandait 500€ d’amende à chacun), d’autant plus qu’un attendu de la décision du juge précise que la relaxe est en partie motivée par « l’importance du changement climatique, auquel peut contribuer la publicité » !
Grâce au Musée des féminismes, une très belle exposition sur l’histoire du Planning familial - « Objets de choix » - se tient à l’hôtel des Pénitentes à Angers du 19 septembre au 3 janvier 2027. Attention, les horaires d’ouverture sont réduits : 10h-12h et 14h-18h du mercredi au vendredi, 11h-18h samedi et dimanche. Bonne visite !
Vendredi 4 et samedi 5 septembre, deux rassemblements (de 30 et 80 personnes, respectivement) se sont tenus successivement devant la sous-préfecture de Segré (où une délégation a été reçue par la sous-préfète) et devant la préfecture d’Angers pour exiger de l’État français qu’il intervienne afin d’obtenir de l’État albanais la libération de la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı. Cela fait plus d’un mois que cette réfugiée politique turque, reconnue comme telle par la France depuis 2021, est emprisonnée en Albanie (où elle partait en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Cela suffit ! Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Dans une lettre ouverte intitulée “Nous soutenons la lettre ouverte : Aux prisonniers politiques iraniens, pris « entre les deux lames d’une paire de ciseaux »” relayé par la 4e Internationale, le collectif « Iran anticolonial » et de nombreuses personnalités appellent à se solidariser avec les prisonniers politiques victimes de la dictature obscurantiste en Iran, tout en dénonçant l’agression impérialiste menée contre les peuples d’Iran par l’État d’Israël et les USA.