Le 22 novembre au petit matin, plus d’une centaine des personnes se sont rassemblées devant le Palais de justice d’Angers pour soutenir les sept Michelin traîné·e·s devant la justice par la direction licencieuse de Michelin. En dépit du caractère vide de l’accusation, la nullité de la procédure n’a pu être obtenue. Cependant, le tribunal ordonne une médiation. Une nouvelle audience est prévue le jeudi 28 novembre à 9 heures. Ce sera une nouvelle fois l’occasion de marquer notre solidarité !
Le Comité de lutte de Michelin appelle à un rassemblement devant le Palais de justice d’Angers ce vendredi 22 novembre un peu avant 9h en soutien aux sept travailleurs convoqués par le tribunal sur requête de la direction qui ferme leur usine. L’UL-CGT d’Angers et l’UD-CGT 49 appellent toutes et tous à se joindre à ce rassemblement. Le NPA49 se joint évidemment à cet appel !
- Communiqué de la CGT
- Communiqué du NPA49
Mercredi 20 novembre, à l’issue de l’AG du jour du Comité de lutte de Michelin-Cholet, Olivier Besancenot a pu intervenir et exprimer tout son soutien militant aux grévistes. Deux semaines après l’annonce brutale de la fermeture du site cinquantenaire, il a souligné que leur lutte était emblématique, à l’heure où le patronat a choisi de multiplier les plans de licenciements avec l’appui de facto du gouvernement Macron-Barnier soutenu par la droite et l’extrême droite. Une contre-offensive du mouvement social, dans l’unité, est plus que jamais nécessaire.
Mercredi 20 novembre, à midi, Olivier Besancenot viendra soutenir les salarié·e·s de Michelin en lutte pour la survie de l’usine de Cholet et leurs emplois. À l’heure où les annonces de fermetures se multiplient, où la finance prime sur l’humain, où les salarié·e·s sont une marchandise périssable, le NPA-l’Anticapitaliste est auprès de tous ceux et celles victimes du capitalisme, et qui luttent contre ses méfaits. Sa venue à Cholet veut également souligner que les Michelin ne sont pas seul·e·s. Leur lutte contre les licenciements est celle de tou·te·s les salarié·e·s de ce pays !
Michelin, Auchan, Airbus, Vencorex… Depuis quelques semaines les annonces de plans de licenciements se succèdent. Les patrons veulent nous faire croire que ces plans sont inévitables, que ce n’est pas leur faute. En réalité, ces suppressions d’emplois visent à rétablir leurs marges de profits face à la concurrence internationale. Plus de fric pour les patrons et les actionnaires, le chômage et la misère pour les travailleurs et travailleuses, ça ne doit plus durer !
Vendredi 8 novembre, trois jours après que la direction de Michelin-Cholet a réuni ses employé·e·s dans un hangar glacial pour leur annoncer officiellement la fermeture imminente de leur usine, ce sont plus de 600 personnes qui ont, au départ d’une usine à l’arrêt, manifesté dans la zone industrielle de la ville. Nous avons à cette occasion interrogé deux militants CGT de Michelin, Richard Grangien, secrétaire du CSE et William, ouvrier de production.
Ce sont plus de 600 personnes qui ont participé à la manifestation des Michelin en lutte contre la fermeture brutale et injustifiée de leur usine de Cholet. Toutes les organisations syndicales de l’entreprise (CFDT, CGT, SUD) étaient présentes, ainsi que des délégations des partis politiques de gauche (LFI, NPA, LO, UCL, PS, LE...). Les manifestant·e·s étaient d’autant plus remonté·e·s que les rencontres du matin avec le ministre de l’industrie et les représentants de Michelin n’ont rien donné, sinon de confirmer la complicité et l’effroyable cynisme du gouvernement et du groupe capitaliste.
La manifestation des Michelin qui est prévue ce vendredi 8 novembre à 13h à Cholet doit donner l’exemple d’une mobilisation de toutes et tous contre les licenciements ! Il est tout aussi urgent que l’ensemble de la gauche sociale et politique, dans le Nouveau Front Populaire et en dehors, que toutes les équipes syndicales concernées se regroupent pour organiser une manifestation centrale à Paris contre les licenciements, contre les suppressions de postes, et contre le gouvernement Macron-Barnier.
Avec plus de 200 morts, les habitant·e·s de la région de Valence tentent de sortir du choc et de la sidération. Face au désastre amplifié par le réchauffement climatique, les Espagnol·e·s alternent entre la colère face à l’incurie des gouvernements régionaux et fédéraux et des élans incroyables de solidarité populaire. Et nous sommes toutes et tous concerné·e·s : face à la barbarie de la destruction des services publics et à la course sans fin aux profits générées par le capitalisme, le choix est plus que jamais entre écosocialisme et barbarie.
Nous publions ici un communiqué du NPA49 après l’annonce brutale par le groupe Michelin, ce mardi 5 novembre, de la fermeture de ses deux usines de l’Ouest, à Cholet et Vannes (voir également notre brève d’actualité publiée le 24 octobre) et le vote de la grève par la salariées de Michelin-Cholet. Toutes les forces progressistes, associations, syndicats et partis doivent résolument se tenir aux côtés de ces travailleurs et travailleuses !
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !