A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, syndicalistes, responsables associatifs et politiques (dont O. Besancenot, C. Poupin et Ph. Poutou du NPA), chercheur·es, universitaires ou artistes appellent à manifester pacifiquement dans la rue massivement le samedi 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique, en convergence avec la quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes. Ainsi à Angers, les “Gilets jaunes en lutte” qui appellent à manifester à 14h place Leclerc à Angers, entendent-ils participer également à la marche pour le climat à 14h30 au même lieu.
Le mardi 4 décembre, le Premier ministre Édouard Philippe déclarait, à propos du mouvement des Gilets jaunes : « Il faudrait être sourd et aveugle pour ne pas voir ni entendre cette colère. Je l’entends et j’en mesure la réalité, la force et la gravité. » Et de proposer un « moratoire » de six mois sur les hausses des taxes sur les carburants et sur les modalités du contrôle technique, ainsi qu’un gel des augmentations des prix du gaz et de l’électricité. C’est tout ? De toute évidence, Édouard Philippe et Emmanuel Macron n’ont rien compris...
L’annonce par le 1er ministre d’une explosion des droits d’inscription pour les étudiant.e.s extra-communautaires n’est pas seulement celle d’une mesure à connotation raciste dirigée contre les étudiant.e.s venu.e.s d’Afrique. C’est un ballon d’essai pour le projet d’E. Macron : l’augmentation généralisée de ces droits et l’endettement obligatoire des étudiant.e.s. Ainsi serait parachevée la destruction du service public universitaire. Mais le gouvernement n’a pas encore gagné. Les réactions négatives se sont multipliées. Dans le contexte né de la crise des gilets jaunes, une mobilisation étudiante et des personnels couplée avec la mobilisation lycéenne contre les réformes Blanquer pourrait bien avoir raison de ce projet odieux.
Ce samedi 1er décembre marque une nouvelle étape dans la mobilisation protéiforme des gilets jaunes. Le matin, alors que 300 d’entre eux défilaient dans les rues d’Angers, une AG d’environ 150 militant.e.s syndicaux de la CGT, auxquels s’étaient joints quelques syndicalistes de la la FSU et des jeunes de l’UNL et de l’UNEF débattaient à la bourse du travail de l’attitude syndicale à adopter face à un mouvement d’évidence populaire mais souvent contradictoire et parfois confus quant à ses objectifs. Très majoritairement, le débat a tranché : il faut aller à leur rencontre !
Samedi 8 décembre prochain sera une journée mondiale pour l’urgence climatique. Tout autant que les mobilisations contre les régressions sociales, cette mobilisation doit être massive et permettre de cibler l’obstacle à abattre pour éviter que l’humanité ne sombre dans une double barbarie, sociale et écologique. Cet obstacle, c’est un capitalisme avide et irresponsable. Le NPA participera à toutes ces mobilisations, et notamment à celle d’Angers (14h30 place Leclerc), en défendant l’objectif d’une société écosocialiste décidant démocratiquement de son développement en fonction des besoins des humains et de la nature.
- Télécharger le 4 pages du NPA sur la lutte contre le réchauffement climatique.
C. Gillet et le Conseil départemental ont décidé de fermer le seul collège public en centre ville à Saumur, au prétexte d’économies budgétaires douteuses et dans le but à peine dissimulé de pousser les élèves vers l’enseignement privé catholique. Jeudi 29 novembre, entre 16h30 et 18h, environ 130 enseignants, parents et élèves se sont massés devant le Conseil départemental pour refuser ce déni de service public et de démocratie. Une délégation a été reçue, mais le président du CD49 a refusé à sa manière obtuse d’entendre les arguments pourtant étayés des défenseurs du collège. La lutte va donc continuer, dans les instances éducatives départementales et dans la rue !
Mardi 27/11, lors d’un discours devant le Haut conseil à l’action climatique, Macron a tenté de désamorcer la colère qui s’est encore largement exprimée dans les rues et sur les routes samedi dernier. Peine perdue : ce long blabla ne va certainement pas éteindre un mouvement né des injustices sociales et fiscales que nourrit sa politique, une politique antisociale et de surcroît, en dépit de ses prétentions, une politique anti-écologique.
Samedi 24 novembre, pour la la déclinaison angevine de la Marche contre toutes les violences sexistes et sexuelles, près d’un millier de femmes et d’hommes ont défilé dans les rues piétonnes en un cortège dynamique et bruyant, au son des slogans féministes et de l’hymne des femmes. Après une halte devant la mairie d’Angers, la foule s’est rassemblée autour du kiosque du jardin du Mail, pour affirmer une dernière fois la détermination commune à ne plus tolérer aucune violence faite aux femmes.
Il y a quinze jours, le PDG du groupe VP Santé, dont fait partie la très lucrative clinique psychiatrique St Didier, arrête de remplacer les salarié.e.s absent.e.s, pour faire des économies et accroitre ses profits. Ereinté.e.s par des conditions de travail qui empirent, pour les salarié.e.s, la coupe est pleine, avec leur syndicat CGT, un courrier est transmis au PDG avec les revendications. Un mouvement de grève total et illimité démarrera lundi 26 novembre sans engagements fermes du patron.
Le 17 novembre, près de 300 000 « gilets jaunes » ont participé à plus de 2000 rassemblements et/ou actions de blocages. Il s’agit d’un fait politique et social majeur, avec une mobilisation massive et inédite contre le gouvernement Macron. Le 17 novembre, c’est une politique de classe, menée par un gouvernement au service des riches, qui a été dénoncée. Une colère légitime à laquelle il s’agit de donner un prolongement par une mise en action du mouvement social, du mouvement ouvrier.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !